Y&Y

Quelle dure période nous traversâmes.

Comme Narcisse, il n’a fallu qu’un regard.

Les yeux sont le reflet de l’âme,

J’ai dû me perdre dans une forêt de miroirs.

A gauche, je ne vois que son sourire.

En haut, j’aperçois ses poignets.

A droite, je l’imagine rougir.

En bas, j’observe le sol s’éloigner.

Je n’ai plus les pieds sur terre,

Je pourrai bientôt dire que je suis aux anges.

Assez de recul pour m’épier,

Des questionnements en résultèrent.

Je peux enfin serrer mes cinq phalanges

Les brandir en synonyme de volonté.

La rencontre de deux corps,

Remplie de volupté.

Le reflet de l’eau m’annonça fort

Que je ne suis peut-être pas du bon côté.

 

Elle s’est noyée en moi

Mais pas au sens figuré.

Le jour où elle s’envola,

Je ne pouvais plus la quitter.

 

Après tout, c’est vrai,

L’été où je fus sevré,

J’ai appris à l’aimer.

Je la revois encore, le dos tourné,

Dans cette allée

Avant de la retrouver

Livide au milieu de ces marées ;

Son maquillage occupé de s’étaler.

Elle s’en est allée, pas d’autre choix que de se séparer

Seul dans ce lit qui me donne l’impression de flotter

Je suis en chemin pour l’accompagner.

Faut dire qu’on voulait se marier.

Je vois tout comme une illusion,

Ils ont vu commune exécution.

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