Warren Sweib

Warren Sweib 

Elle avait son nom en travers de la figure
comme une poupée d’occasion
avec pour toute lettre des sutures
mais moi j’ai jamais cherché à savoir son nom
Elle avait le même taille crayon
que celui de sa mère
des gâchettes entres les paupières
mais moi j’ai jamais cherché les douilles
qui traînaient sur ses prières
Elle avait une petite radio
posée sur le bord de sa table de nuit
et une petite veine bleue jaillissait de son ventre
et s’achevait près de l’os de sa hanche
en se courbant
mais moi j’ai jamais cherché à être une gomme
et encore moins un cri de guerre,
Elle avait une plaisanterie en tête
mais elle ne se souvenait pas de la fin
dommage
elle adorait être drôle
trouvait que sourire la rendait plus belle
mais j’ai jamais cherché à être son clown
ni a me fendre la gueule
avec la hache de son sourire,
Elle aimait la couleur des bulles de savon
surtout celle qui se déformait
à moitié collée sur le bord de son menton
elle aimait la couleur rousse de ses taches
qui éclaboussaient son front
mais moi j’ai jamais cherché a être son dandy pastel
ni son crooner transparent,
Elle aimait bien être à poil
quand la fenêtre poussait sur son ventre
les lumières du lampadaires
de la rue en bas de chez elle
juste avant que le réveil ne sonne
à la porte de l’aube
mais j’ai jamais été le gond de sa porte
ni la serrure visqueuse de son innocence,
Elle aimait sucer son pouce
et prendre sa salive en stop
écrire le prénom des anges
sur la carte grise de Satan
et puis les oublier
et les avoir au bout de la langue
raconter des histoires vrais
mais je n’ai jamais voulu être son mensonge
ni le diable en vrai,
Elle préfère sa robe bleue
porte la noire plus souvent
et aussi son short en peau de soleil
boutonné par de l’herbe fraîche
les poches pleines de ruisseaux
mais j’ai jamais été que la passage piéton
d’une ville hors d’atteinte,
Elle est maintenant dans un coffre à jouet
et son corps en ballotage défavorable
trempe dans de l’ombre insipide et froide
avec pour océan ses cheveux longs éparpillés
et le radeau de ses os
sa bouche formant un soupir carmin
au milieu de ses chemins de porcelaines
mais j’ai toujours cherché a l’aimer
même comme ça
et ça dure depuis si longtemps
que même mourir ne serait pas la fin…

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2 Commentaires
  1. Jeanlegentil 3 ans Il y a

    bravo l’artiste

  2. Auteur
    Randolph Lafayette 3 ans Il y a

    Vous me confondez avec jean Dujardin, mais c’est gentil !
    Jérôme

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