VIGUEUR

Dans une chambre feutrée aux timides lueurs
Le tissus des coussins sous ton corps en tailleur
Tes seins diaphanes fusants sous ta chemise ouverte
Sculptent le halo du cierge sur la desserte
Qu’éclipse ta nuque courbée comme une fleur

 

Fiers comme des grappes muries par le soleil
Qui exhalent leur verdeur et désaltèrent l’abeille
Insolents et pourtant sans dessein d’allécher
Ils triomphent d’un éclat dur à dissimuler :
La nature n’admet pas que l’on cache ses merveilles

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