Versailles

Un rond-point qui s’ennuie. Une antique statue
Sur son socle immobile émerge à l’horizon.
La même allée étroite et le même gazon,
Demeurent. Jamais l’ombre en ces lieux ne fluctue.

Perpétuellement tout reste et s’habitue,
Le bouclier de pierre et puis, l’ancien blason
S’effritent. Passe un siècle ou passe une saison,
On entend par écho chaque voix qui s’est tue.

Artémise fait face à Achille vainqueur,
L’onde d’une fontaine au frais bassin moqueur,
Monte de jet en jet, tombe de bouche en bouche.

Ô Versailles ! Bosquet, plan d’eau, palais, jardin,
Terrasse où le soleil dans les glaces se couche,
Marbre qui vous regarde avec un froid dédain !

01.06.15 ©

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4 Commentaires
  1. lifesof 6 ans Il y a

    Il est beau ce Versailles loin des armoiries et du faste,
    merci Poete

    Lynda

  2. Galadrielle 6 ans Il y a

    “Perpétuellement tout reste et s’habitue,
    Le bouclier de pierre et puis, l’ancien blason
    S’effritent. Passe un siècle ou passe une saison,
    On entend par écho chaque voix qui s’est tue.”

    C’est magnifique !

  3. CLARINETTE 6 ans Il y a

    Bonsoir Marcel,

    Quel plaisir de se promener dans les bosquets de Versailles.
    Voilà encore un sonnet royal. Jamais déçue en te lisant, ici ou ailleurs, c’est un pur plaisir.
    Tes rimes parfaites sont à tomber à genoux !
    Merci ami poète, toujours ravie de te croiser sur des chemins bucoliques.
    J’aime !
    Amicalement,

  4. rymailleur 6 ans Il y a

    Une certaine vue de Versailles
    Non dénuée de froide beauté…
    On voit souvent Versailles dans les fastes et sous l’or…
    On ne peut dire non au petit Trianon…
    Amicalement
    Rym…

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