Venus

Le lit se lasse de tes gémissements
L’oreiller n’en peut plus de tes larmoiements
De tes complaintes et de tes tourments.
Tes visiteurs font le deuil et s’en vont
Le cœur désemparé, l’âme meurtrie
De chagrin et d’insomnie, le regard sans pupille
Quelque oiseau se délecte de tes cris sourds,
Quelque pierre se fend à ton triste amour.
Il soulève l’aurore et assoie le crépuscule
Les nuits s’usent de ses lassantes doléances
Elles se taisent pour un temps, puis se bousculent.
Suppliant les étoiles d’apaiser la souffrance.
A ta beauté j’ai juré sur la Vénusté de Saint Joseph.
Tu es les belles lettres de son psaume narratif
Les amputées regrettaient de s’être coupées* à la hâte
Avant d’avoir ressentit ta beauté, dans ta Sourate.
Ton hautain regard ignore ma ferveur dans le sang
Que les couleurs de tes joues trahissent mes élans
Elles sont mes témoins quand je n’ai plus de témoins
Du ravage quand tes yeux m’ont atteint de si loin …
(*) Selon la sourate de Joseph Youssef, les femmes de la haute société de l’Egypte, éblouies par la beauté du prophète, ont tailladé leurs mains en signe d’étonnement de sa grande beauté.

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