Une rose m’a avouée

Se peut-il qu’au matin la rose,
Emplie de tes parfums grisants,
Dans mon jardin était éclose,
Dise vrai de tes sentiments ?

De sous son voile de rosée,
Elle m’a compté ton amour,
Tout dit de tes larmes versées,
De notre impossible toujours.

Mais mourante, elle a avouée,
Que d’amoureux, j’étais le seul,
Et ces vers, qui me sont comptées,
Je n’entendrai, sous son linceul.

Elle avait tout juste espérée,
Que de faire battre mon cœur,
J’irais te chercher, mon aimée,
T’inviter cueillir la rose en fleur.

Mais l’amie bientôt s’est fanée,
L’éclat de mon âme n’est plus,
Et la douce fleur s’est damnée,
Reste l’amour que j’ai voulu.

Alors errant seul, je chemine,
Et dans les limbes de ton cœur,
Mon souvenir se dissémine,
Dans ton amour pour ton vainqueur.

Oh ! Déjà comme je te pleure,
Et mon âme n’aime que toi,
Je suis la rose qui se meure,
Dans les silences de ta voix.

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