Une femme, seins nus

Lorsque la tanagra dévoila sa poitrine,
Un tourbillon de pensées s’empara de moi ;
Mon esprit s’agita devant les seins siamois.
Découvrant ma présence, ses yeux bleu-marine

Semblèrent rire de ma mine épouvantable.
Je fus tout penaud d’avoir osé m’arrêter
Devant celle qui suintant la gracieuseté
Devint le miroir de ma laideur lamentable.

Alors, un torrent de larmes submergea mes joues.
Se levant et en balançant ses deux bijoux,
Elle vint vers moi, puis me glissa dans l’oreille :

« Pourquoi pleurez-vous donc petit bonhomme ingrat?
« Votre piètre physique restera pareille,
« Mais mon esthétique, le temps la gommera !  »

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4 Commentaires
  1. Trémière 4 ans Il y a

    Joli soir David,

    Tu as décidément beaucoup d’imagination, cher David !
    On voit la scène !
    Merci pour ce poème en partage.

    Poétiquement.

    Rose ***

  2. Auteur
    DavidFrenkel 4 ans Il y a

    Merci Rose

  3. ATROS 4 ans Il y a

    je laisse la morale de ce séduisant poème à S.Gainsbourg:
    “La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu’elle ne disparaît pas avec le temps.” (Bien que ce ne soit pas toujours vrai)
    Amitiés

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