Une complainte

Un pied après l’autre
Mes jambes se vautrent
Dans un mal criard
Se montrant gaillard
Le réveil-matin
Sonne le destin
D’un homme soumis
Aux joies endormies

J’adorais marcher
J’aimais me lâcher
sur la voie rurale
D’une vue magistrale
J’avais l’impression
De faire irruption
Dans un monde en paix
Où l’on se repaît
De la majesté
Des immensités
Sur le val fleuri
Que mes pieds chéris
Gaiement arpentaient
Le long des futaies
Que je sois splendide
Sous un ciel candide
Que je sois vilain
Sous un ciel malin
J’allais en marchant
Voir à travers champs
Les airs saisonniers
D’un maître pionnier
Du trépassement
Et du changement

Mais la maladie
S’est las enhardie
Ne me mouvant plus
Je vis en reclus

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0 Commentaires
  1. personne 3 ans Il y a

    Je ne me lasse pas d’écouter le chant des chaussures.
    On reconnait le coeur d’un homme à sa façon de marcher.
    Il n’y qu’à fixer les yeux sur la marche au ralenti du surfeur, la planche sous son bras.
    Sous les feux de votre plume vos chaussures suivent les traces de l’aventure de votre écriture.
    Dans cet envolée de lettres en fête vous êtes libre comme un danseur en apesanteur.

    Amitiés
    Je poétesse

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