Un trop-plein de vide

Je me promène en ville à l’heure où le chien se fait loup
Le ciel pleure, la rue vacille, j’ai du mal à rester debout
J’avance sur la Grand-Place, la pluie tombe plus fort
Un écho laisse une trace dans un silence de mort

Au ciel les étoiles dansent, à moins que ce ne soit moi qui bascule
Comme ces cœurs amoureux qui lévitent et roucoulent
La vie a de ces évidences quand on s’arrête et qu’on écoute
Quand sur la voie qu’on a choisie surgit l’ombre d’un doute

Quand au creux du sommeil, le souvenir d’une madone qui dort
D’un manque lancinant te réveille tel un démon qui ressort
Quand les heures se traînent et s’ennuient de faire pénitence
Il te reste, dernier sursaut pour oubli de ta sombre existence,

Un vieux comptoir qui se plaint de trop de verres qu’on vide
Un comptoir louche où on vide, du cœur, le trop plein
Quand à l’heure du loup son absence se fait trop livide
Et qu’on boit pour oublier que son corps avait du chien

Un milieu glauque où, le corps, la tête et le coeur à l’envers,
En vers qu’on décime, récitent les beautés troubles de l’endroit
Où le souvenir qu’on rumine réunit tous les rappels des enfers
Rassemblant toutes ces voix délétères qui font que l’on boit.

© Hami

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0 Commentaires
  1. Cyranette 3 ans Il y a

    Comme un vieux blues comme réassort 🙂
    Joli partage 🙂

    • Auteur
      Hamilcar01 3 ans Il y a

      Vieille musique qu’on aime entendre
      Une symphonie de déjà vu
      L’endroit d’un jardin sous-entendu
      Tel un coin où l’on aime à s’étendre

      Merci

      Hamitiés

  2. Ecriveurvain 3 ans Il y a

    Que de plaisir à découvrir ces errances, du vide, des pleins, des doutes… Punaise que c’est vivant!
    Merci
    Bruno

  3. Di Ame 3 ans Il y a

    Dans les profondes ombres
    Quand l’éveil sans doute…
    Redoute un nouveau choute
    Entre perles et sourires en nombre

    De jolis vers emplis d’un clair que j’ai aimé déguster.. Merci

    Bien à toi Hami

    Olivier

    • Auteur
      Hamilcar01 3 ans Il y a

      Sur les clairs-obscurs de l’insouciance
      Se greffent les remords de l’interdit
      Comme sur la palette de la prestance
      Coulent les regrets d’un trop de vie

      (À rien ne sert de paraître pour influencer le destin)

      Merci

      Hamitiés

  4. Auteur
    Hamilcar01 3 ans Il y a

    “”TIENS j ‘ai trouvé ces Inepties balancées dans mon dos”””
    Si on avait voulu les balancer dans votre dos, on aurait utilisé les MP(messages privés)
    Le fait que vous les ayez lues prouve que l’on ne se cache pas !

    “”RETOUR A L’ENVOYEUR !!!!!””
    Vous remercie et vois, devant cette assemblée,
    Qu’il vous est donc permis de remettre à chacun,
    Qu’il soit sire ou manant, la part qui fut volée
    Afin de composer vos tristes parchemins

    Kenavo

  5. Trémière 3 ans Il y a

    bonjour Hami,

    je me connecte deux secondes, histoire de mettre mon grain de sel ^^

    on ne boit jamais par hasard. Il y a toujours une raison à ça.

    ton poème révèle , de façon fascinante, le monde où l’on boit à coude à coude levé sans compter.

    ça me fait penser aux bars parisiens où tant d’hommes restaient rivés au comptoir dans la fumée de cigarettes.

    j’aime ta façon d’écrire, Hami.

    Amicalement et bisou de Rose

    • Auteur
      Hamilcar01 3 ans Il y a

      Il paraît que pour remplir un coeur vide
      On n’a pas assez de cent verres qu’on boit
      Alors qu’une seule goutte d’amour qu’on voit
      Peut, d’un coup, effacer tout cet univers livide

      Merci

      Hamitiés

  6. Trémière 3 ans Il y a

    je regrette de ne pas t’avoir assez lu sur jepo premier

    ( mais question commentaires, je suis complexée )

    + vote et ****

    Bisous

  7. Ecriveurvain 3 ans Il y a

    Ahh… là mais l’ankou lit?
    Je comprends tout d’un coup!
    Hamicalmement.
    Bruno

    • Auteur
      Hamilcar01 3 ans Il y a

      He, oui…
      Mais comme il ne comprend pas tout…
      Cela se voit à ce qu’il prenne tout à coeur
      Se plaindre en victime et mourir debout
      Il réplique avec force, violence et vigueur

      Afin que l’on sache, dans le moindre recoin
      La moindre vallée, le plus petit bout de page
      Qu’il fut l’Unique, l’incroyable terrible roussin
      Le meilleur élément d’un grand l’équipage

      C’est un breizh, on l’aura compris
      Rien ne l’ébranle, aussi dur que pierre
      Qui remplace le cerveau et noie l’esprit
      Rendant sa pensée aussi basse que terre

      Priez pour lui, pauvres penseurs….

      Hamitiés

  8. Confluents 3 ans Il y a

    J’ai raté ce petit plaisir qui reste entier à la lecture de ton poème….On remplit la tête aussi mais de belles choses et le vers tout comme le vers se servent frais au comptoir de la poèsie…

    J’ai noté que l’ostrogoth te rend régulièrement visite….? Est-ce à cause du grand amour qui vous lie tous les deux?

    Rires

    Bien à toi Hami

    • Auteur
      Hamilcar01 3 ans Il y a

      On dit qu’au comptoir de la poésie, tout est bon
      Cela pourrait expliquer que par nuit noire et profonde
      On voie, sortant du trou, un redoutable breton
      Assoiffé de tout vouloir connaître, à la ronde…. 🙂

      Hamitiés

  9. Auteur
    Hamilcar01 3 ans Il y a

    “”O.R.A.I.P.L.S. !!””
    C.q.f.d.

  10. Di Ame 3 ans Il y a

    Je passe …

    Belle journée à tous dans la paix …

    jme casse … sourire !

  11. Edredon 3 ans Il y a

    Quand on s’interroge jusqu’à plus soif,
    et que le vide est trop grand
    pour répondre aux questions
    alors on remplit le vers
    ou on vide l’envers
    trop-plein de vide
    tremplin pas loin
    question de vide
    ou réponse de rien

    j’aime,
    bonne journée

    • Auteur
      Hamilcar01 3 ans Il y a

      Quand le vide remplit l’absence que le manque de sa présence
      Laisse un trou dans l’existence…À chaque fois qu’on y pense….
      C’est-à-dire, tout le temps, à chaque instant
      À tout moment, pendant longtemps

      Puis un rayon de lune, au détour d’un clavier,
      Un signe de bonne fortune…ô coeur mal réveillé
      Par petites touches, presqu’en sourdine,
      Fait s’élever le voile d’une Colombine

      Merci pour l’impro

      Hamicalement

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