Un si grand merdier…

C’est ma foi vrai qu’il pleut, et que les lendemains,
N’apportent plus de joie, ne tendent plus la main
Pour nous aider à fuir, comme au vent d’autrefois
Les quotidiennes rides qui font perdre la foi.

Moi j’ai tout essayé, attendu, espéré
Regardé fuir le temps, jamais désespéré
De trouver un matin, quelque chose ou quelqu’un ;
J’ai gâché ma jeunesse à emprunter des trains
Ne menant nulle part où j’en avais besoin.

Angoissé de survivre dans un monde crédule,
Où sans cesse l’on prie, où l’espoir se bouscule
A des réalités amères et cruelles,
Pour mieux te confiner au fond de ta ruelle.

Je chercherai encore la route du bonheur
Mais sans trahir jamais ce qui plait à mon cœur ;
On veut nous étourdir de futiles concepts,
Mais l’argent ici-bas est l’unique précepte.

Si le temps m’est compté, je hâterai mes mots,
Je sèmerai mes vers pour défaire les maux,
Qui avilissent les hommes et salissent la terre,
Afin que nul ne meure qui n’est voulu se taire.

Le printemps reviendra sur l’austère promontoire
Où se gargarisaient d’ignominieux tyrans
La parole reviendra pour que s’écriv’ l’histoir’
Et tous nous serons là, enfin sortis du rang.

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0 Commentaires
  1. Auteur
    victormarie2 3 ans Il y a

    Pour la musique pensez à la chanson de Georges Moustaki
    “Et si je viens chanter à la télévision,
    Dans le cadre établi de la consommation…”
    amitiés
    VM

    • lovely 3 ans Il y a

      Un étrange crépuscule s’installe sur ce monde,
      Où sagesse devenue rare, demeure un privilège.
      Eréthisme du Suprême à calmer toutes ces frondes,
      Lassé du rouge des batailles qui souille la neige.

      La Terre nous fut offerte comme le jardin d’Eden,
      L’histoire, exempte d’imagination, est perpétuelle
      A la mémoire de l’homme, rejouant même scène,
      De la pure nudité, à la femme cachant mamelles.

      Le prix à payer, chaque mâle sur lui le porte,
      Marque de forfaiture pour première trahison,
      Mais l’humanité se croyant toujours plus forte,
      Met, encore, patience Divine à contribution.

      Magnanisme de l’Entité qui connait sa création,
      Regroupant les péchés commis par ses enfants,
      Sacrifie son Jésus à l’Autel de compréhension,
      Rachetant l’humanité qui se calme un moment.

      Honte à tous les pères qui laissent en héritage,
      Terre qui leur fut remise, au début d’existence,
      Avec l’air le plus pur et les verts pâturages
      Qu’ils lèguent,stérile, des progrès de la science.

      Entends-tu l’étrange musique, fruit de l’égoïsme?,
      Qu’un grand orchestre mondial, joue, désaccordé,
      Nos oreilles occupées à d’autres “cacophonismes”,
      Prennent pour mélodie les canons qui ont tonné !.

      Quel pardon, cette fois-ci pouvons-nous espérer?!,
      Force d’avoir épuisé l’indulgence de ce créateur,
      Qui pourtant, maintes fois,a tenté de nous sauver,
      Acceptant tous les noms, couvrant toutes erreurs!.

      Espérance! est une prière pour ce qui nous attend,
      Les étoiles qui éclairent cette planête à l’agonie
      Sont phares de nos écueils,guides de tout pénitent
      Lumières vacillantes dans ces cieux obscurcis.

      Faisons, une fois pour toutes, honnête conclusion,
      Si reproches sont faits aux erreurs de nos pairs,
      Gardons-nous d’en commettre et que toutes leçons
      Nous soient profitables au troisième millénaire!.

      Amicalement

      L.

  2. personne 3 ans Il y a

    https://www.youtube.com/watch?v=bqxZkDhCvVU

    Petit extrait du spectacle qui pourrait illustrer votre univers.

    Amitiés
    Jepoétesse

    • Auteur
      victormarie2 3 ans Il y a

      Bonsoir Jepoetesse

      …Comprends pas …mais bon peu importe, ci après un texte de mon cru de “athée indécrottable”… (écrit sous la présidence de Bush Fils premier quinquennat, première barbarie.

      Oh mon dieu !

      La religiosité nous plonge dans la tourmente
      Le monde devient fou et le mythe destructeur
      Se répand tel un lierre meurtrier; fomenteurs
      D’une puissance divine, d’un dogme qu’ils alimentent
      Au gré de nos malheurs, ces démons sont partout
      Et j’ai soudain très peur des innombrables fous;

      Par delà l’océan, un débile notoire
      Se prend pour un Néron ; juché sur le perron
      De sa blanche demeure, il trace un noir sillon
      Pour figurer aussi dans un livre d’Histoire ;

      Au nom de sa folie que d’aucuns nomment Dieu
      Il chasse l’infidèle tel un croisé surgi
      Du tréfonds cauchemardesque d’une très longue nuit ;
      Eructant ses sentences d’analphabète pieux
      Il plonge dans l’effroi les sages et les gueux
      Il chasse des cités par son fol dogmatisme
      Dame démocratie au nom du terrorisme ;

      Mais comment un grand peuple, comment cette Amérique
      Peut elle tolérer un si grave orateur
      Une telle marionnette, un si pâle penseur ?

      La main droite sur le cœur et un fusil dans l’autre
      Il prône la prière et la vengeance divine
      Et malgré la critique son délire s’enracine
      Et rencontre en écho de très nombreux apôtres.

      Les forcenés de Dieu prolifèrent sur terre
      Ils s’insinuent partout traquant les plus fragiles
      Au cœur de nos cités ; leur discours est habile
      Ils promettent un Eden contre une juste guerre.

      Comment ouvrir les yeux de ces laissés pour compte ?
      Et comment leur montrer une plus juste voie ?

      Tout commence selon moi par un vote et un choix
      L’affirmation de soi, le refus de la honte
      S’exprime tout d’abord au cœur de l’isoloir
      Pour faire changer le monde et faire renaître l’espoir

      Amitiés

      Philippe

  3. Auteur
    victormarie2 3 ans Il y a

    je pense que c’est le terme “foi” qui vous choque…mais il n’y a pas que la foi religieuse…je ne veux sûrement pa perdre ma foi en l’homme…sinon à quoi bon ?

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