Un si grand merdier…

C’est ma foi vrai qu’il pleut, et que les lendemains,
N’apportent plus de joie, ne tendent plus la main
Pour nous aider à fuir, comme au vent d’autrefois
Les quotidiennes rides qui font perdre la foi.

Moi j’ai tout essayé, attendu, espéré
Regardé fuir le temps, jamais désespéré
De trouver un matin, quelque chose ou quelqu’un ;
J’ai gâché ma jeunesse à emprunter des trains
Ne menant nulle part où j’en avais besoin.

Angoissé de survivre dans un monde crédule,
Où sans cesse l’on prie, où l’espoir se bouscule
A des réalités amères et cruelles,
Pour mieux te confiner au fond de ta ruelle.

Je chercherai encore la route du bonheur
Mais sans trahir jamais ce qui plait à mon cœur ;
On veut nous étourdir de futiles concepts,
Mais l’argent ici-bas est l’unique précepte.

Si le temps m’est compté, je hâterai mes mots,
Je sèmerai mes vers pour défaire les maux,
Qui avilissent les hommes et salissent la terre,
Afin que nul ne meure qui n’est voulu se taire.

Le printemps reviendra sur l’austère promontoire
Où se gargarisaient d’ignominieux tyrans
La parole reviendra pour que s’écriv’ l’histoir’
Et tous nous serons là, enfin sortis du rang.

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