Un jour, une plaie.

  1. Une fois tu t’en vas, en moi, tout s’en va.

Même mon cœur, peu à peu, de sa place se détache et coule en guise des larmes.

Aussi coulent-elles de source.

Près d’une porte bien fermée. J’attendais l’innomable.

Mais je porte en moi une plaie quasi incurable qui devient avec le temps un véritable compagnon.

Cette plaie est ouverte puis cousue puis rouverte. La même plaie est rouverte puis cousue puis rouverte.

Mythe de Sysiphe.

C’est ma plaie qui est cousue par le fil du temps perdu+ le fil du temps retrouvé= celui du temps proustien.

Et si je m’assois en dehors de ma plaie c’est pour respirer.

Car je ne suis plus qu’un grand accroc-homme pendu sur un mur au clou de ce monde immonde.

Mais un accorc- leitmotive qui fait ricocher mon âme sur les roches les plus rêches.

 

 

 

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