Sublime

Sublime

Commencent les vers à l’aube de ton regard
Alors qu’enlacent la triste monotonie
Les jours insensés de balancement hagard
Survint soudainement l’émotion infinie

Harmonieuse vision, indicible beauté
Pureté incarnée, apparition furtive
Perfection évidente de l’océan bleuté
Douceur involontaire, profondeur attractive

Á l’approche enivrante de l’ange inavoué
S’emballe mon cœur et s’enflamme tout mon être
Désormais prisonnier, je reste dévoué
Á ce besoin qui vient enfin de m’apparaitre

Ralenti, le temps laisse mon âme respirer
S’engourdissent mes sens en sensation intense
Toute raison me quitte, je ne peux qu’admirer
Son pouvoir d’attraction taisant ma résistance

Libre magnificence de sa seule entité
Fragile silhouette à l’allure légère
La douceur éphémère d’un arome emporté
Émane de ma chère et tendre passagère

Ode au projet céleste, mystère créateur
Qui engendra son nom, son âme, sa présence
Et me mit sur sa route, pauvre profanateur
Insignifiante chose, infamante nuisance

Terrible est le tourment en mes veines encré
La vision du Divin me hante et m’emprisonne
Le sang est dépendant de son souffle sacré
La flamme coule en moi, son besoin y résonne

Transpercé par la glace, privé de sa chaleur
Me pétrifie sur place l’absente indispensable
Mon bonheur est restreint, mon besoin est douleur
Agonise le cœur d’un mal inguérissable

En ma dame, le vers révélé m’a damné
J’erre sans nom, sans but, sans âme ni visage
Dans les limbes mortels d’un enfer condamné
Je te donne mon être, ma vie, mon paysage

S’épanouissent alors dans une renaissance
Chacun des sentiments, toute la sensation
Cette puissance née de ta sublime essence
Eternelle lueur, source de ma passion

Á travers les tempêtes d’une eau crépusculaire
Sous l’océan nimbé d’écumes de clarté
S’unissent les tréfonds à l’étendue solaire
Tumultueux échos de l’azur volupté

Le vers sombre dans un reflet atmosphérique
Sous les voûtes laineuses, sur l’océan abstrait
Se mêlent les abîmes et l’espace onirique
Tourbillonnant sans fin dans l’œil idolâtré

Vague psyché vibrant d’un éclat de puissance
Où les couleurs troublées ondulent suavement
Entre noire tempête et la luminescence
Où s’affrontent chaos et le pur sentiment

Affranchie des lois et règles de la nature
L’abyssale tourmente tournoie insensément
Folle déraison en une obscure peinture
Limbes où la démence s’égare éperdument

La liberté bleutée de l’ivresse irisée
S’émancipe au-delà, en une élévation
Vers l’horizon céleste, terre divinisée
Régnant en maitre sur sa vaste création

Á la source de tout, l’étoile originelle
Illumine les cieux de son rayonnement
Lumière fondatrice, pureté éternelle
Accompagnant les sens de son saint sacrement

Les attrayants anneaux à l’essence éthérée
Ne craignent ni ténèbres, ni le temps ou l’oubli
Mais restent immuables en la muse adorée
Halo immortel qui jamais n’est affaibli

Á ton nom est dédiée toute ma transcendance
Mais chacun de mes vers écrit à ton égard
Ne pourrait exprimer toute cette évidence
Car toi seule, ô sublime, l’insuffle d’un regard

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0 Commentaires
  1. Paule 3 ans Il y a

    Mille bravos à vous et à la muse de votre inspiration – pour cette poésie sublime – Amicalement – Paule

  2. Ecriveurvain 3 ans Il y a

    Un vrai régal! merci 🙂

  3. Chocolatine 3 ans Il y a

    Bonjour,

    Que ce poème est beau et si joliment écrit…..
    Bravo….
    Merci de ce magnifique partage…..
    Amical…….

  4. Auteur
    Sebastien-Lauria 3 ans Il y a

    Merci à vous pour vos messages, cela me touche vraiment !

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