sous la plume vagabonde

aphir défiant la beauté de l’aurore
Agate aux mille éclats en couleurs
Yeux d’un bleu vert émeraude
Maharani inspirant la plus belle des odes
Au-delà des parures, le cœur est en or

Les souvenirs s’estompent sous le rideau du temps
Les murs en ruine s’abandonnent aux quatre vents
Les jours heureux ne sont plus que récit du passé
Écrit nulle part entre deux mémoires effacées
Il était une fois sur les vestiges de l’histoire
Un vieux hameau à l’abri des regards
Il était une fois à la lisière des âges
Échappé au temps, un semblant de village
Un minaret sur la colline, un puits très profond
Un légumier, un cordonnier, deux ou trois commerçants Une école, trois mausolées, douze poètes et un maçon Akouda sentait le bonheur chez quelques mille habitants
Il était une fois un été quarante deux…

Éclairez ma lanterne
Deux clins d’œil me subornent
L’un périlleux, l’autre fatal
Arborez-moi le fanal
Deux routes, deux phares
Bonnes gens ! Je m’égare
Éclairez ma lanterne
Deux clins d’œil me subornent
Deux cils ravageurs
Un regard ensorcelant
Deux yeux ébranlent mon cœur
Un coup de plus au cœur battant.
Un Rêve brûlant, le désir ardent
Un songe épineux, une envie, un penchant
Déshabillée, chue sur la plage
Pareille à un sublime et prenant coquillage
Elle babille, de bien loin elle me hèle
Viens, approche, prend-moi …et d’insistante kyrielle
Pour un temps je fonds, je cède à l’appel
Les doutes me prennent, elle est trop belle..
Je brime mes élans, les doutes me reprennent
Je calme mes ardeurs, gare aux fredaines
Éclairez ma lanterne
Deux clins d’œil me subornent…
Au delà des mers, un amour m’envoûte
Les vagues miment les rimes de mes doutes
Chacune de ses lames enlace un rêve
Le rêve d’une âme, d’une nuit trop brève

De pudeur vêtue, mes aïeux ! La jouvencelle !
Un grain de toute beauté dieu qu’elle est belle !
Sourde à mes avances, muette, hautaine et rebelle
sacrifier à Vénus ? (*) honte à l’imam que vous faite me dit-elle
….
O toi le puritain exemple ! Ô toi la stèle sur un piédestal !
Prendrais-tu mes senteurs buccales pour halal
Si même enivrantes mes senteurs sont liqueur de mirabelles
N’eut été la peur, la pudeur j’aurais osé un baiser ! Ciel !
(*) vieille expression française toute faite pour dire pudiquement se donner à l’amour Dans la mythologie romaine, Vénus est la déesse de l’amour. Le verbe “sacrifier” vient du latin “sacrificare” qui signifie “offrir en sacrifice à une divinité”. Au XVIIe siècle, “sacrifier à ” prend le sens de “faire volonté de”. L’expression “sacrifier à Vénus” signifie alors “faire la volonté de Vénus” et donc faire l’amour.
Le lit se lasse de tes gémissements
L’oreiller n’en peut plus de tes larmoiements
De tes complaintes et de tes tourments.
Tes visiteurs font le deuil et s’en vont
Le cœur désemparé, l’âme meurtrie
De chagrin et d’insomnie, le regard sans pupille
Quelque oiseau se délecte de tes cris sourds,
Quelque pierre se fend à ton triste amour.
Il soulève l’aurore et assoie le crépuscule
Les nuits s’usent de ses lassantes doléances
Elles se taisent pour un temps, puis se bousculent.
Suppliant les étoiles d’apaiser la souffrance.
A ta beauté j’ai juré sur la Vénusté de Saint Joseph.
Tu es les belles lettres de son psaume narratif
Les amputées regrettaient de s’être coupées* à la hâte
Avant d’avoir ressentit ta beauté, dans ta Sourate.
Ton hautain regard ignore ma ferveur dans le sang
Que les couleurs de tes joues trahissent mes élans
Elles sont mes témoins quand je n’ai plus de témoins
Du ravage quand tes yeux m’ont atteint de si loin …
(*) Selon la sourate de Joseph Youssef, les femmes de la haute société de l’Egypte, éblouies par la beauté du prophète, ont tailladé leurs mains en signe d’étonnement de sa grande beauté.
Amiraine, ma bien aimée, ma proche riveraine *
M es souvenirs lyrisent en Hyménée le rêve d’Hélène**
Indicible passion, mon sommeil n’est que réminiscences
Récit conté, écho de mes années en souvenance
A la lisière de ce pré, j’ai traversé la colline luxuriante
Là où, autrefois je te rencontrerais sur sa pente
J’étais dans l’ignorance de l’exaltation de l’étreinte
Jusqu’à ce que mon bras, par les hanches t’eût ceinte ***
Ta silhouette gracile se déhanche et fléchit
Au toucher voluptueux de ma main affranchie
Sous les plis et rondeurs de ton corps ramolli
Les effluves te font rougir de plaisir exquis.
Le langage des mots cède ses derniers sens
Le sens du regard l’emporte sur les sens
Les yeux interpellent les yeux et les encensent
Dans un dialogue de passion de toute éloquence
PP

Éclairez ma lanterne
Deux clins d’œil me subornent
L’un périlleux, l’autre fatal
Arborez-moi le fanal
Deux routes, deux phares
Bonnes gens ! Je m’égare
Éclairez ma lanterne
Deux clins d’œil me subornent
Deux cils ravageurs
Un regard ensorcelant
Deux yeux ébranlent mon cœur
Un coup de plus au cœur battant.
Un Rêve brûlant, le désir ardent
Un songe épineux, une envie, un penchant
Déshabillée, chue sur la plage
Pareille à un sublime et prenant coquillage
Elle babille, de bien loin elle me hèle
Viens, approche, prend-moi …et d’insistante kyrielle
Pour un temps je fonds, je cède à l’appel
Les doutes me prennent, elle est trop belle..
Je brime mes élans, les doutes me reprennent
Je calme mes ardeurs, gare aux fredaines
Éclairez ma lanterne
Deux clins d’œil me subornent…
Au delà des mers, un amour m’envoûte
Les vagues miment les rimes de mes doutes
Chacune de ses lames enlace un rêve
Le rêve d’une âme, d’une nuit trop brève
PP..
Les soupirs du fond de mon être
Se réveillent aux senteurs de la nuit
Mes dolentes louages des vêpres *
Implorent les étoiles qui scintillent
N’y a t il pas parmi les astres
Une étoile éperdument chérie
Égarée sur la voie des cèdres**
L’âme éprise et solitaire prie
N’Y a t il pas une âme généreuse
Qui a connu les affres de l’amour
Pour éclairer mes nuits ténébreuses
Et guider ma seule étoile de toujours
Quand le ciel brille de mille étoiles
Seules mes doléances sont ignorées
Chaque candélabre enlace sa ribambelle
Sauf mon chandelier, il demeure égaré
Chaque fois que je lève mon regard
Vers le seigneur de tous les univers
Je ne croise pas une seule lumière
Qui éclaire mon âme et ravive mon cœur
PP
(*) prière du soir
(**) voie lactée
LE TRAIN DE LA VIE
S il nous arrive de prendre un jour le train
On oublie souvent que le voyage a une fin
Le confort qui nous attend au démarrage
Nous masque souvent la fin du voyage
..
S’il nous arrive prendre le train en famille
On se garde de penser qu’ainsi va la vie
Que papa ne descendra à la même gare
Que maman descendra un peu plus tard

S’il nous arrive de voyager ensembles
La joie des enfants nous égaie et nous comble
Qui un rire, qui un sourire, qui une blague
Et le temps s’écoule comme des vagues
….
Mais sait-on qui montera au prochain arrêt
Pour venir s’assoir doucement en face ou à coté
Pendant que papa usée par le voyage s’endort
La petite enfant trouve chez le voisin son réconfort
Ainsi va la vie ….
Des gens montent et d’autres descendent
Et les larmes de la séparation abondent
Amusante Valentine
Ma douce tu es divine
Tu fais sourire mon cœur
avec ton allure ordinaire
Valentine ma muse sans trait
personne ne veut de ton portrait
et pourtant tu me plais
et pourtant tu es ma préférée
Es-tu jalouse de Venus ?
Es-tu gagnée par la fatigue d’Artémis
Tu balbuties quelques mots subreptices
sont ils intelligents sont ils malice ?
Mais ne change en rien
Pas, si tu m’aimes bien
Reste ma petite Valentine et viens
tous les jours c’est saint Valentin
PP 14/2/2016
Son regard subreptice,
Embrase l’inspiration
Son clin d’œil complice
Invente mille séductions
Quelque science est supplice
Quelques arts sont tuants
Dans la flamme exquise
De la jouvence attisée
Nos deux âmes sont infuses
Dans l’enfer des baisers
Notre chant inlassable
Raconte nos songes à peine pubères
Notre aubade ineffable
Arrache l’amour à ses mystères
..
Un rêve de roses enjouées
Par quelques gouttes de rosée
La plénitude qui nous enlace
Nous arrose jusqu’à l’ivresse
Rien qu’ une larme d’un vin divin
Nous ensorcelle par son levain
Comment la soif a-t-elle lieu
Quand l’océan est dans tes yeux
PP

Chère patrie
Dans mon âpre exil sans fin
Loin de ma terre et des miens
Mes pensées survivent à mes nuits plaines
Et mes jours s’épuisent et s’égrainent ….
S’égrainent comme des feuilles brunies
Brunies sans avoir vu l’arbre fleuri
Fleuri dans mon rêve solitaire
Solitaire dans un pays froid et austère…
J’ai mangé mon blé en herbe
Pour enjôler une quelconque étrangère
J’en retiens encore le gout acerbe
Rien ne vaut mes amours premières.
Hanté par la mort en terre inconnue
Sans mot dire, sans t’avoir vue
Accablé par la triste fin qui m’habite
Une fin sans deuil, une fin sans suite…
PP
Sur le vieux pont légendaire
Anéanti par les temps arbitraires
Mille débris d’un récit de naguère
immergés au plus profond de la mémoire
Resurgissent dans un silence doux-amer
Au bout d’une vie pleine de froideur
Balbutiant quelques pans d’une histoire
Où le rêve le disputait à la pudeur
Un regard, un sourire, puis..Un mystère
Au cœur battant, un toucher involontaire
Livrait des mots tout en douceur
Le temps se figeait pendant des heures
Et le ciel de leur offrir la terre entière
Gauche droite, de cœur à cœur
Un cœur pour deux, un seul corps
Et le pont Romain d’écrire l’histoire….
PP
Je dédie ce cris à toutes les mamans syriennes oubliées des tunisiens

Obama qu’as-tu fait

Qu’as-tu fait Obama de tes promesses d’avant-hier

Qu’as-tu fait Obama de tes frères de couleur

Qu’as-tu fais Obama du monde livré à sa misère

De la terre abîmée par l’injustice et les guerres

Le soleil du printemps s’est levé à l’ouest

Soulevant la fournaise dans la braise de l’hypocauste

Le soleil de L’occident ténébreux et funeste

Gabriel en orient entreprend son holocauste.

Il était une fois des peuplades déchirées

Dieu le père est témoin, des brebis égarées

Dieu second n’est pas moins exécré, abhorré

Terre des dieux sent la chair et le pain abjurés.

..J’ai franchi le Sirat, J’ai séjourné dans géhenne,

J’ai visité les limbes, et parcouru les médianes

J’ai foulé les abysses et traversé la moraine

Je reviens de Syrie que l’enfer a fait sienne..

.Il y a trop de dieux en orient et pas assez de fans

Qui un Gabriel en Satan, qui un Satan en soutane

La terre rouge de sang, n’en peut plus de la haine

Vieux, malades et enfants sont jetés dans l’arène

zakaria n’en peut plus pour ce soir ..à suivre .

De la terre du jasmin au pays du beau cèdre
Un amour phénicien aussi vieux que les astres
Aussi beau qu’Adonis qu’Aphrodite aime étreindre
Un amour pour toujours qu’Océan ‘ne put éteindre
Tunisie lui tend la main comme Sissi sait le faire
Le Liban si divin lui dévoile ses mystères
Lui décrit son Oronte la plus douce des rivières
Que sa source passionnait Nouaima et grand Molière
Du haut du mont du Liban Qornet courtise L’Asie mineur
De Beyrouth jusqu’à Tyr, Saida libère ses mille saveurs
Zeus y trouve son Europe pour la ravir, la soustraire..
Phénicie mon éternelle parle-moi de ta couleur..
Qui fait dire aux dieux des grecs que ton violet est un mystère.
Ta tombe a vu passer des fleurs et des saisons
des prières , des larmes et d’autres oraisons
à coté de notre mère sereine depuis vingt ans
Dans la médine des non vivants, celle qui m’attend.
Hier tu étais là , aujourd’hui tu es très absent
depuis ton départ rien n’est plus comme avant
les heures sont creuses , le temps se fait lent
tes photos un peu partout t’évoquent tristement .
Hier tu étais là , aujourd’hui tu n’es plus
depuis ton départ il s’est écoulé un an
Pour nous ici-bas c’est un long instant
pour toi dans l’éternité il n’y a plus le temps

غريبان في بلاد النوى
.جمعهما اليل سواء
كان يحلم بحضن دافئ
فيما.انهكها العناء
غريبان في بلاد خرساء
الصمت فيها غناء
تزكي رحيق البعد
وتسمعك شجن الشتاء
نظرت فنظر
فقرآ..
.لغة لا الف فيها ولا باء
غريبان مثقلان تسائلا..
.والنظرات تشكو بسخاء
هل يجمع الحب بينهما.
فيما الليل يوحي بالانقضاء
في اعينها نحي للرضاء.
في ابتسامها شيء من الميلاء
نبض القلب يوحي بما
اوحى به سكون ليل الغرباء
L’étoile me réserve t elle
La fortune de croiser tes pas
L’étoile me porte t elle
Au bord du Nil, avec toi..
Laisse moi rêver d’un soir
empli de silence feutré
la Tulipe se lasse et s’endort
Pendant que tu es à mes cotés
Laisse-moi rêver d’une Lune
épieuse de notre bonheur
soustrait derrière la dune
aux regards du sermonneur
Laisse moi rêver d’un rivage
Nous unissant cote à cote
Au bord du Nil sur la plage
Seul l’amour nous chuchote
PP

Il y a un temps pour la peine
il y a un temps pour la paix
Il est de cœurs pleins de haine
il est des âmes qui font rêver
Il est des nuits froides et sourdes
chargées de larmes et de tourments
il est des nuits encore plus lourdes
drapées d’ennui, de navrement
Et quand les heures succèdent aux heures
Et que le temps chasse le temps
d’un brin de lumière du ciel obscur
Surgit l’espoir retentissant !
L ‘âme errante, le cœur ballant
Se mettent à vivre un doux moment
Et d’un rien de mine le visage s’éclaire
C’est l’heure de vivre …quel mystère !
Le ciel est bleu
La mer est bleue
les yeux sont bleus
la Tulipe est Belle …quand elle veut
PP.
Mon très cher ami. Cloué au lit, je ne peux te faire un dernier Adieu
je te dédie ces quelques vers avant ton repos éternel
J’aurai manqué ce dernier regard
Pour te dire au final revoir
J’aurai manqué de te dire
Combien tu fus un grand Samir
Vas, vas ne t’arrête pas
La vie est brève ici bas
Vas, Vas et repose toi
le paradis est fait pour toi
Il était beau, il était grand
Il était brave il était vaillant
Je l’ai connu dans son jeune âge
Amoureux, tendre, rêveur et sage
Je l’ai connu un peu plus tard
Il était bon il avait du cœur
La mort brutale à sa manière
L’a pris soudain comme elle prit son père
Vas, Vas ne regarde pas
Repose-toi auprès de ton Papa
Nous garderons tout de toi
Ton image tes sourires et ta voix
Aujourd’hui j’ai le cœur gros
Mille pensées sans un mot
Aujourd’hui j’ai le cœur triste
Samir n’est plus, que c’est injuste.

J’étais déjà musulman
Avant l’arrivée des islams
j’avais déjà deux mille ans
Avant les chrétiens dans l’âme
Mon peuple était docile
Avant le bien, le mal et plus vil
Le cultivais l’art de vivre
Avant moise et ses livres
Ma religion était le bien
l’amour la justice et plus rien
Ma religion était la patrie,
Ni dieu ni son fils ni sa fille
Ma religion était prospérité,
Dans la torah un mot oublié
Dans l’évangile c’était malvenu
Dans le hadith c’était mot inconnu
J’étais une Tunisie prospère,
je cultivais art et savoir
j’étais cette Tunisie d’antan,
avant l’arrivée des méchants
Vandales, hilaliens, ottomans,
Que de larmes ont coulé que de sang
Au nom d’un dieu seul et unique
les fidèles en deviennent hystériques
Les religieux ? c’est du Satan..Mais en plus sadique
j’ai juré de taire ma religion pour sauver Kairouan
PP pour la Terre Bénie
Sur le vieux pont légendaire
Anéanti par les temps arbitraires
Mille débris d’un récit de naguère
immergés au plus profond de la mémoire
Resurgissent dans un silence doux-amer
Au bout d’une vie pleine de froideur
Balbutiant quelques pans d’une histoire
Où le rêve le disputait à la pudeur
Un regard, un sourire, puis…Un mystère
Au cœur battant, un toucher involontaire
Livrait des mots tout en douceur
Le temps se figeait pendant des heures
Et le ciel de leur offrir la terre entière
Gauche droite, de cœur à cœur
Un cœur pour deux, un seul corps
Et le pont Romain d’écrire l’histoire….
PP

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