S’oublier…

S’oublier…

Des corps effrontés tentent de voler l’âme
D’une enfant esseulée qu’on appelait femme.
Des larmes d’acier sont preuves de tourmente:
Leurs regards outranciers, chaque jour, la hantent.

Sourires carnivores, envie de toucher:
Piranhas de l’aurore, ils ont dévoré.
Acculée contre un mur, regard suppliant,
Ils déchirent son armure impatiemment.
Pour avoir voulu s’assumer aujourd’hui
Elle a subi l’abus de quelques amis.

Cette poupée, que la nuit trouvait si belle,
A dans son coeur pluie et angoisse immortelles.
Encore effondrée elle saisit une lame
Et part s’oublier sur le noir macadam.

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3 Commentaires
  1. frimousse 3 ans Il y a

    Quel drame ! J’en frissonne !
    Mais ce drame est bien, très bien écrit, il apporte encore plus de poids à la souffrance exprimée !

    J’aime et je mets des étoiles ! vaut largement !
    Amicalement
    Elisa

    • Auteur
      Sachalim 3 ans Il y a

      Je vous remercie. Et je suis heureuse d’arriver à vous transmettre “l’effroi” à travers du beau. C’est, en général, de cette manière qu’on arrive à toucher les gens pour les choses importantes: écrire noir, tout noir, ça fait du “buzz”, ça fait parler, mais ça n’imprègne que trop peu.

      Bonne soirée à vous, Elisa.

      • frimousse 3 ans Il y a

        Je rajoute un petit mot car je suis complètement d’accord avec vous, Sachalim ! Le beau peut parfaitement transmettre l’effroi et les plus noirs sentiments.

        Bonne soirée à vous aussi Sachalim

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