Solitude

Solitude

Le pied tranquille, j’avançais dans la ville. Je n’avais pas été travailler aujourd’hui. La pluie faisait son vent et bientôt la nuit. Je ne sais pas si j’étais seul, heureux ou perdu, mais j’avais pris mon temps. Je frissonnais, au mieux dans mes rêves. Ca et là, des gens et moi au milieu. Il y avait ce mystère dans les pierres des maisons où tous feux allumés, où mes yeux montaient. J’avais faim, j’avais froid, j’ai arrêté de marcher. Là, dans un tabac, des magasines et du tabac. Quelle tristesse dans mes yeux. Alors je me suis remis à marcher. Si la vie prend son temps, je le prendrai. Déjà, les lumières dans leur douceur prolongeaient les réverbères ; dans le petit café, ma bière. Si soudain que mon col remonte pour gratter ma barbe piquante, si soudain la chaleur de ton ventre. Retourner dans ce froid, bousculé par les gens, les femmes accrocheuses, les femmes menteuses, les femmes heureuses, les femmes de toute âme, j’ai payé le barman. J’ai bien souvenir de moments, j’ai mal à dire longtemps. Pourquoi. Il n’est plus besoin de savoir, au remords vivre. Comme se vide ma mémoire, sur un palier. Je tourne la clé si l’ascenseur s’arrête. Je tourne la tête où j’ai cherché. Un cocktail à la renverse quand mon dos sur canapé. Strasbourg est traversé, comme chaque jour. Es-tu belle. Es-tu gaie. Es-tu comme une parole. Ou j’allume la télé pour apprendre le monde. Certain qu’ils font la guerre, certains que je connais. Un endroit de poussière attend ma voix pour souffler un silence sur un lit apaisé. J’arrive. J’arrive à ne pas t’oublier. Eternelle en raisons. J’ai voulu remercier, j’ai voulu tout casser. Pourtant. Si rien n’est rien et tout pour tout, j’embrasse ton cou. A qui sont ces larmes. J’attends. Ca fait trop longtemps. La passion pour rire, l’amour à chanter, les grains de beauté. J’adore ton nez, j’adore t’aimer. Rien n’est à troubler si malgré j’en veux. Si j’en veux au monde, si j’en veux à Dieu de tous les peuples. Il aura suffi une arme, et un homme. Il aura suffi pour rien. Qu’arriverait-il sinon. Pleure et vie. Un corps qui balance à plutôt mourir, à pendre la joie. Mes mains sereines n’ont pas bougé. On m’appelle parfois. Et mon courrier. Certain que le monde sait écrire, certain que les autres aiment parler, certain que j’aime lire et écouter. N’arrête pas, non n’arrête pas là. Le geste est simple ou du doigt ou de la main, ou de la bouche, ou des yeux, ou du pas et au-delà. Boire le vin tiré, au repas de mon ventre, et encore du tien qui longeait tes reins. Parle à mon coeur, prends toi une heure. Danse. J’ai peint une étoffe dans la boîte, je la sortirai parfois quand les volets ouverts et les fenêtres courant d’air, si le soleil me brûle, ou sinon la pluie, mais déjà l’automne et l’hiver qui suit. J’en étais au bleu, j’en suis au gris, et après. Certain que tu m’aimes ; mais moi. Fermer la boîte et partir. L’Irlande à la même place quand j’abaisse la glace au derrière plan du monde. Non, pas là. Non là non plus, plus jamais sûr, plus jamais prêt. Mais je pars comme je reste. Si certain. Pourras-tu répondre à ces mots, pourras-tu répandre la nouvelle. Eternelle de raisons, infidèle en saison. J’espère. J’espère encore. Pour avis que tu tiennes ta main par la mienne, sans autre rage que l’amour, sans autre cage à gommer. J’éprouve cela depuis qu’ils t’ont tuée.

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1 Commentaire
  1. ELYSEE 3 ans Il y a

    Un vécu… sans aucun doute,

    Seul en errance de souvenirs,
    Un écrit difficile à lire… mais sans doute plus compliqué à vivre… oups!!!
    Belle soirée

    Amicalement

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