Introduction.

Depuis qu’il avait perdu son aspirateur, il n’arrivait plus à écrire. Seul un vieux sac avait survécu.

Envolés, tous ces mots, venant autrefois tel un souffle divin. Il ne lui restait plus qu’un vieux sac, son cœur.

Plus la poussière de ses larmes s’accumulait, plus son cœur se remplissait, sans possibilité de le vider, à cause de la perte de ce satané aspiracoeur.

Comment en était il arrivé là ? Son cœur mis à sac juste à cause d’une perte d’aspirateur ? Lui qui n’aspirait qu’à une seule chose, vider son cœur de ces larmes qu’y tombaient en poussière ? Il avait bien essayé de s’en procurer un chez Darty, But, Carrefour, c’est simple, il était allé partout où l’on pouvait en trouver un.

Au premier magasin, il se présenta au vendeur comme un écrivain en panne d’aspirateur, mais, apparemment, il ne comprenait rien du tout à sa demande, car il lui proposa d’une voix mielleuse un Mièle, ‘ c’est la Rolls-Royce des aspirateurs, avec ça, vous êtes tranquille pour des années ! ‘, d’abord, il se demanda comment une voiture pouvait faire aspirateur, puis, ensuite, il dut le rapporter au bout de deux nuits et deux jours à le regarder non-stop, rien ne se produisait, il était toujours en manque d’aspirateur.

Il fut remboursé, non sans peine, car, malgré qu’il expliqua qu’il ne fonctionnait pas, alors qu’ils le testèrent devant lui et que tout était ok, ils eurent du mal à comprendre pourquoi il leurs dit que non, décidément, il ne pouvait pas garder ce drôle d’engin qui faisait autant de bruit.

Au deuxième magasin, il fut plus précis sur son besoin de trouver son aspirateur parfait, sans bruit, afin de pouvoir enfin vider son sac sans être dérangé par quelques décibels, le vendeur lui conseilla d’en prendre un sans sac, c’était vraiment plus pratique, mais lorsque l’écrivain lui demanda comment vider son sac si l’on prend un aspirateur sans sac, le vendeur se gratta le front en se demandant si la personne qu’il avait en face de lui ne venait pas de sortir de l’asile.

Devant son mépris, l’écrivain décida de changer de crèmerie, mais, comme il savait très bien qu’il lui était impossible de trouver un aspirateur dans une crèmerie, étant donné qu’il était allergique au lactose, il décida d’un pas ferme de se présenter dans une grande surface, où il n’eut pas plus de succès. Le sac de son cœur était prêt à exploser tellement il se remplissait, et il ne pouvait toujours pas le vider, vu qu’il n’avait pas trouvé d’aspirateur.

Avant de le perdre, il en avait un magnifique, le plus beau de tous les aspirateurs, de la marque Amourdevivre.

Depuis qu’il l’avait perdu, il perdait un peu la tête, au fur et à mesure qu’il devenait un vieux tas de cendre dans le cendrier de ses souvenirs, là où traînaient les vieux mégots de ses soupirs. Il avait alors pensé qu’en placardant des affiches, partout chez les commerçants du coin, que quelqu’un retrouverait bien son aspirateur, ça ne pouvait pas disparaître comme ça ?

Il proposa même une forte récompense, sur l’annonce, d’au moins mille merci. ´ j’aurais peut être dû marquer une récompense plus élevée ? ‘ se demanda t’il, mais, déjà que sans aspirateur, il avait eu du mal à écrire rien qu’une simple annonce, s’il devait en plus la réécrire, ça devenait compliqué.

Les premieres heures après les affiches posées, il s’entraîna, comme un ouf, à réciter des séries de cinq cent merci, pour arriver sur des séries de mille au bout de quinze heures, histoire d’être prêt au cas où quelqu’un lui rapporte son aspirateur. Trois mois passèrent sans plus de succès de le retrouver, et enfin le prendre entre ses bras et de se servir des poussières accumulées dans son coeur pour en faire des cotillons dans une grande fête de retrouvaille, ce qui n’était vraiment pas pratique pour son éditeur, ‘ le destin ‘, qu’il s’appelle, son éditeur, qui lui avait commandé de livrer son livre, avec une avance pour ne pas qu’il recule dans ses efforts de se livrer sur des séries de page, jusqu’à ce qu’elles soient assez nombreuses pour en faire le livre de sa vie.

Il aurait tellement voulut se délivrer, noircir ces pages avec la poussière de son coeur, mais comment faire, lorsque l’on a perdu son aspirateur ?

La situation devenait critique, le temps, qu’avançait plus vite que son horloge interne, n’était plus qu’un compte-à-rebours, avant le jour j de sa mort, où il devait rendre le livre de sa vie.

Il avait bien essayé de se mettre au diapason du temps qui passe, en réglant son horloge interne au même tempo que lui, mais rien n’y faisait, il se sentait perdu dans l’espace-temps du temps qui s’espaçait entre eux deux. Pourtant, se dit il, on écrit toujours mieux lorsque l’on se sent hors du temps, que son emprise ne devient plus qu’une illusion que l’on maîtrise, que l’on maîtrise en plongeant dans les strates d’une dimension différente que ces minutes qui s’échappent en même temps que son âme s’égare à essayer de les rattraper.

Alors, tous les matins, il joggait, histoire de s’entraîner à courir après le temps, et de retrouver le souffle de son aspiracoeur.

Seulement, à force de fumer des Marlbarré, il sentait bien que l’encre de son désespoir avait peu à peu noirci les pages blanches de ses poumons.

Pauvre écrivain sans aspirateur, lui qu’avait du génie, sans frotter, voici q’il se retrouvait démuni de sa machine-à-rêver devant le linge sale de ses désespoirs. Quelle ignominie que de se retrouver tout con à ne plus pouvoir écrire une ligne du livre de sa vie, les quelques rares lignes qu’il pu faire, furent celles de son bus qui l’accompagnèrent dans sa recherche d’aspirateur, et ce n’est pas en écrivant des lignes de bus qu’il pouvait écrire un livre, à la rigueur, peut-être aurait ce été possible avec les lignes de vie des gens qu’il croisait dans ces lignes de bus, mais, là non plus, il n’arriva pas à utiliser l’aspirateur des autres pour en faire son propre aspirateur.

Jusqu’à ce qu’un jour, il croisa le regard perdu d’une demoiselle dans ses yeux éperdus.

Ils se cherchèrent alors du regard, un peu comme s’ils voulaient trouver ce qu’ils avaient perdu.

Là, à cet instant, dans cette ligne de bus de l’amour, il se dit qu’il avait un ticket, alors il tenta sa chance, et lui sourit le plus charnellement possible, cela lui fit comme l’effet de dépoussiérer son coeur, comme s’il avait retrouver son aspirateur.

Elle lui répondit avec des yeux étonnés, avant de baisser la tête, il crut qu’elle lui montrait ses chaussures, il pensa que cela voulait dire qu’elle désirait se promener avec lui le long d’une même ligne de vie, et, lorsqu’elle descendit de son coeur à l’arrêt, il se dit que son arrêt devait être le même qu’elle.

Ils restèrent là à se sourire mutuellement, elle parce qu’elle se doutait bien que son coeur aspirait à lui plaire, et lui parce qu’il sentait bien qu’elle était cet aspirateur qu’il avait recherché partout, pour le trouver dans ses yeux. Ils promirent de se revoir le plus vite possible, et de ne pas laisser couler l’eau sous le pont des amours sans qu’ils soient dessus à la regarder couler en roucoulant dans les bras l’un de l’autre.

Lorsqu’il rentra le soir même de leur première rencontre, ce fut comme un tremplin, il avait pu remplir une trentaine de page de son futur livre avec le trop plein des poussières de son coeur, il se sentit plus léger, et, plus l’on se sent léger, plus l’on se sent s’envoler.

Deux jours plus tard, ils se retrouvèrent chez lui, autour d’un repas qu’il avait préparé pour elle, qu’ils ne mangèrent que tardivement, bien après avoir volé de leurs coeurs légers dans les plumes d’une couette.

Depuis, ils font ménage ensemble, elle passe tous les jours l’aspirateur dans son coeur, pendant que lui finit d’écrire le livre de sa vie, avec l’encre de ses sourires.

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  1. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 1

    Un de ses amis lui fit la remarque qu’elle était une personne habitée, pourtant, en ce moment, elle se sentait vide. Elle eut, alors, l’idée de louer une partie d’elle, ce fut dans ce but qu’elle appela l’agence immobilière, en bas de chez elle :

    – Agence Immo 2000 bonjour !
    – Bonjour !
    – Oui ?
    – Oui ?
    – Vous désirez Madame ?
    – Écoutez puisque vous me le demandez je désirerais bien que quelqu’un vienne promener mon chien, surtout qu’une fête foraine vient de s’installer dans le bourg
    – ha ?! Mais vous êtes dans une agence immobilière là madame ?!
    – Ha non ! Je suis chez moi !
    – Oui bien sûr mais je veux dire que vous êtes en ce moment au téléphone avec une agence immobilière, madame, si je peux me permettre de vous donner un conseil, ce serait d’appeler une agence canine pour votre chien madame
    – mais mon chien ne cherche pas à louer sa niche ?
    – Oui ?! Bien sûr ?!
    – Surtout qu’il habite dedans !
    – Bien sûr
    – vous avez souvent des demandes de location canine ?
    – Ha non pas du tout madame !
    – Pourtant vous devriez y penser, avec tous ces chiens sauvages vous y gagneriez
    – certes madame ! J’en parlerais au directeur de l’agence je pense qu’il en sera ravi !
    – Très bien ! De mon côté j’en parlerais à mon chien dès qu’il rentrera de sa promenade, on ne sait jamais, s’il cherche un co-locataire
    – à part cela, madame, puis-je savoir ce qui vous amenait à nous téléphoner ?
    – Mais bien sûr !
    – Je vous écoute alors
    – et bien voyez vous, j’ai toujours été habité, seulement, en ce moment, c’es un peu vide chez moi
    – ha ! Vous désirez donc faire louez votre habitat ?
    – Oui ! Voilà !
    – Vous avez combien de mètre carré chez vous ?
    – Je ne sais pas je n’ai jamais calculé, mais je mesure environ un mètre cinquante sept
    – oui ?
    – Et je me suis débarrassé de pas mal de souvenirs qui m’encombraient
    – je comprends, afin d’être plus précis, vous avez combien de pièce chez vous ?
    – Je dirais bien une cinquantaine
    – une cinquantaine ! Vous habitez un château !
    – Non ? C’est feu mon mari qui les collectionnait
    – votre mari collectionnait des pièces d’appartement ?!
    – Alors là je ne peux vous le dire, je ne m’y intéressais que très peu, je sais que sa pièce fétiche était napoléonienne
    – ha ? Écoutez, ce que je peux vous proposer, c’est de vous envoyer un de nos commerciaux afin qu’il visite sur place la superficie à louer ?
    – Mais, comment va t’il procéder ?
    – Il prendra simplement toutes les mesures des pièces
    – mais je ne veux pas louer les pièces ?!
    – Mais alors vous désirez louer quoi ?
    – Et bien mon espace vide !
    – Oui c’est bien ce que je vous disais, donc un commercial viendra vous voir pour évaluer votre ‘ espace vide ‘, il vous suffit juste de nous préciser quand cela vous arrange ?
    – Écoutez, en ce moment, bien que vide, je suis un peu dérangée, mais que diriez vous de tout de suite ?
    – C’est que je n’ai aucun commercial de libre maintenant, demain si vous voulez ?
    – Demain demain ? Attendez je demande à mon chien, il vient de rentrer de promenade : Lulu ?! Luluuu ! Qu’est ce que tu fais demain ? T’es libre ?
    ( Lulu )- … !
    – Ha non ce n’est pas possible demain, il a rendez-vous avec mon psy
    – c’est une blague téléphonique Madame ?!
    – Une blague téléphonique ?
    – Oui un canular ?!
    – Un canular ?
    – Vous m’avez bien fait courir !
    – Je vous demande pardon ? Vous courrez pendant que nous parlons ?
    – Non je veux dire vous m’avez bien fait marcher !
    – Faut savoir ! Vous marchez où vous courrez ?
    – Ni l’un ni l’autre je ne rentrerais pas plus dans votre petit manège !
    – Comment savez-vous que j’habite dans un manège ?
    – Je le vois depuis mon téléphone
    – mais alors si vous me voyez pourquoi me demandiez vous ma superficie ?
    – Parce que je ne vois pas vos cinquante pièces !
    – Vous voulez les voir ? Je peux vous les montrer, voilà !
    – Ha oui c’est très grand chez vous !
    – Chez moi ? Je n’habite pas un classeur pour pièces de collection ! Vous me prenez pour une folle où quoi ?
    – Un petit peu madame, qu’en pense votre chien ?!
    – Lulu ?
    – Oui
    – mais c’est lui qui m’a dit de vous appeler !
    – Pour ?
    – Et bien pardi pour louer une partie de mon cerveau vide à une personne cherchant un toi !
    – Attendez, si je comprends bien, depuis le début, vous vouliez me dire que vous désirez louer une partie de votre cerveau pour quelqu’un ?!
    – C’est que mon mari est décédé depuis six moi, et je me sens un peu seul, mais ne vous inquiétez pas, j’ai fais de la place dans ma tête !
    – Mais madame ça n’existe pas c’est impossible ! Comment voulez vous que quelqu’un habite dans votre tête ?!
    – Nous sommes déjà bien deux !
    – Comment ?!
    – Oui j’ai loué une partie de mon cerveau disponible à une chaîne de télé pour sa publicité !
    – Vous me faîtes rire !
    – Si ça vous intéresse je peux vous mettre un liaison avec eux, ils m’ont offert dix pour cent de réduction plus la livraison gratuite pour l’achat de mon téléviseur !
    – Ha ?!
    – En plus il est très sympa le vendeur à But !
    – Hélas je n’ai pas de But près de chez moi…
    – mais si vous allez à Auchan où à Leclerc c’est pareil ils ont les mêmes offres !
    – Oui j’irais voir promis !
    – Vous leurs dites que vous venez de la part de Lulu !
    – Ha ? Votre chien est très connu ?
    – Oui il ressemble beaucoup à mon mari et mon mari était très connu !
    – Ha
    – oui !
    – Ha
    – mais oui je vous dis ! Tenez je vous le passe !
    – Ha ? Mais qui ça, votre chien ?
    ( Lulu )- Allo ?
    – Oui allo bonjour ici Immo2000 mais vous parlez ?
    – Je vous demande pardon ?
    – Vous êtes bien Lulu le chien de madame ?
    – Écoutez je m’appelle bien Lucien mais il n’y a pas de dame ici
    – pardon ?!
    – Mais que voulez vous au juste ?
    – Moi rien c’est votre dame qui m’a appelée !
    – Je vous répète qu’il n’y a pas de dame ici ! Juste ma chienne et là je viens de rentrer des courses et je la vois en train de manger le combiné du téléphone alors je l’ai ramassé et vous voilà au bout de la ligne
    – mais c’est une blague !
    – Ha non pas vraiment et si s’en était une de votre part je la trouve fort mal placée car ma femme est décédée il y a six mois, c’est à cette époque où j’ai pris une chienne pour me rappeler un peu sa présence
    – vous voulez dire que je viens de parler avec votre chienne ?
    – Pourquoi vous comprenez le langage canin ? Vous êtes spéciale vous !
    – Bon, je vais vous souhaiter une bonne continuation monsieur et je vous remercie de m’avoir bien fait rire !
    – Très bien, je ne saisis pas tout mais vous m’avez l’air vraiment bizarre madame
    – au revoir monsieur
    – au revoir madame

    – monsieur le directeur ! Je viens de recevoir un appel carrément étrange ! c’était un gros canular ! Les gens doivent vraiment s’embêter pour perdre leur temps à faire des blagues au téléphone !
    – C’est bien madame Yorkshire, mais vous savez très bien que je ne suis pas le directeur, depuis le temps que je vous le répète, je ne suis qu’infirmier ici, et c’est l’heure de votre piqûre.

    – alors Francis, toujours aussi ravagée la Yorkshire ?!
    – Tu m’étonnes ! Aujourd’hui j’ai eu le droit à tout un sketch ! Incroyable ! Elle se prenait pour une secrétaire commercial dans une agence immobilière au téléphone avec une dame qu’était un chien, enfin c’est ce que j’ai cru comprendre lorsque celui qui devait être le chien se trouva être un homme !
    – c’est bien Francis ! Bon, c’est l’heure de prendre tes pilules ! Et après je t’attache sur ton lit, tu as des sommeils agités en ce moment, t’as encore mis le bordel en aboyant toute la nuit !
    – Vous pensez qu’un jour j’aurais enfin le droit d’habiter dans une vraie niche ?

  2. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 2

    – pouvez vous m’apporter le dossier du cas Denas s’il vous plaît
    – mais monsieur je n’ai pas de dossier avec un cadenas dedans ?
    – Mais si je vous l’ai passé en début de journée dépêchez vous !
    – Bien monsieur
    – veuillez l’excuser elle vient de commencer aujourd’hui son stage de secrétariat
    – mais je vous en prie maître
    – bon il arrive ce dossier
    – mais je vous assure qu’il n’y a aucun dossier avec un cadenas !
    – Bon j’arrive, veuillez m’excuser monsieur Denas
    – regardez maître je ne vois pas ce dossier dans mes casiers
    – et c’est quoi ça !
    – Mais il n’y a pas de cadenas dedans !
    – Mais il vous manque une case !
    – Ha non mes casiers sont tous là ?
    – Vous vous fichez de vos dossiers et de moi où quoi !
    – Bha bien sûr maître ne suis je pas là pour vous ficher, de vous, vos dossiers ?
    – Vous pourriez au moins tout ranger correctement dans mes chemises
    – dans vos chemises ?!
    – Bien oui regardez c’est quoi ces feuilles un vrai bordel !
    – Très bien maître
    – mais qu’est ce que vous faîtes !
    – Et bien je range votre dossier dans votre chemise !
    – Mais arrêtez de me tripotez !
    – Bha faut savoir ce que vous voulez !
    – Bon on réglera ça tout à l’heure, je vais vous mettre un rapport aux fesses moi !
    – Alors là j’aimerais bien va voir ça !
    – Pardon ?
    – Si vous me faîtes ça je porte plainte pour harcèlement sexuel !
    – Mais je ne vous ais jamais faite d’avances !
    – Normal ! étant stagiaire vous ne pouvez pas me faire des avances de paye !
    – On dit des avances de salaire
    – ouais bha vous feriez bien de regarder votre air avant de parler du mien !
    – Mais non je parlais de votre salaire en fin de mois
    – oui c’est ce bien ce que je dis vous mériteriez que je porte plainte pour harcèlement moral !
    – Parce que vous ne touchez rien ?
    – Hors de question que je touche votre sale air !
    – Écoutez si vous travaillez un peu mieux en rangeant mes chemises par exemple je peux réfléchir à vous rémunérer ?
    – Vous me prenez pour votre femme de ménage !
    – Je vous rappelle que vous êtes là pour ça !
    – Alors là certainement pas !
    – Vous avez de la chance que je n’ai pas les moyens d’embaucher une vraie secrétaire !
    – Et bha ça m’étonnerait qu’elle s’occupe de vos chemises !
    – Mais qu’est que vous fichez ici !
    – Bha je fiche votre dossier avec un cadenas ?
    – Mais comment je vais l’ouvrir après !
    – Vous êtes bête : avec une clef !
    – Vous pensez que je vais me prendre la tête à ouvrir tous mes dossiers attachés avec un cadenas ?
    – Bha nan que celui-ci puisque vous vouliez que ce dossier avec un cadenas ?
    – Mais non ! Je ne veux pas de cadenas sur le dossier du cas Denas !
    – Mais je ne comprends plus rien maître !
    – Bon je retourne voir mon client et on en reparle, en attendant restez assise sur votre dossier
    – ( en regardant sous ses fesses ) mais je n’ai pas de dossier sous mes fesses ?
    – Et vous êtes assise sur quoi !
    – Euh d’accord maître je vais tout de suite chercher un dossier pour m’asseoir dessus
    – mais vous êtes déjà assise !
    – C’est parce que j’ai mal dormi alors comme j’ai le dos scié je m’assois dessus
    – le dossier de qui ? Vous êtes assise sur un dossier ?!
    – Bha le mien !
    – Pourquoi vous êtes vous ouvert un dossier à votre nom ?
    – Bha pardi parce qu’il est à moi mon dos scié !
    – Ok mais pourquoi en avoir ouvert un ?
    – Parce que j’ai mal dormi
    – vous avez des soucis ?
    – Bah nan puisque vous ne me payez pas !
    – C’est un soucis pour vous ?
    – Vous allez arrêtez de vous moquez de moi ! Je travaille gratuitement pour – vous donc je n’ai pas de sous ! si ?
    – Ok je préfère ça, il faut en tant que stagiaire que vous appreniez à mouiller votre chemise gratuitement !
    – mais il est hors de question que je mouille ma chemise !
    – Et bien vous ne réussirez jamais !
    – Mais c’est du harcèlement sexuel !
    – Mais il n’y a aucun rapport !
    – Manquerait plus que ça qu’il y est un rapport !
    – Mais je vais vous en faire un de rapport moi !
    – Parce que je ne mouille pas ma chemise ?
    – Vous n’en branlez pas une !
    – Mais vous me prenez pour qui ! Attention je ne branlerais rien de personne mais je veux bien faire un effort et mouiller ma chemise
    – ok c’est ça en attendant allez poser ce dossier qui traîne à sa place ça ne vous fera pas de mal
    – ha si ça me fait mal de me poser ce dos scié
    – ce n’est pas mon problème, maintenant faites ce que je vous dis où je vous vire sur le champs !
    – Quel champs ? Celui d’en bas ? Vous n’allez pas me jetez par la fenêtre quand même !
    – bon fichez moi la paix !
    – C’est votre client qu’est dans le bureau ?
    – Pardon ?
    – Bha je ne sais pas vous me demandez de le ficher ?
    – Mais vous n’êtes pas croyable vous !
    – Alors là vous avez tort je ne dis jamais de mensonge vous pouvez me croire !
    – Bon allez mon client m’attend, on réglera votre cas après
    – très bien maître
    – Bon, cher monsieur Denas, veuillez m’excuser d’avoir pris un peu de temps, mais j’avais quelques comptes à régler avec ma nouvelle secrétaire
    – très bien maître, donc, je vous écoute, que pensez vous de mon affaire ?
    – Et bien pour tout vous dire j’ai consulté la jurispru, mais qu’est ce que vous faîtes là mademoiselle !
    – ( debout dans le bureau ) mais c’est vous qui m’avez dite texto de mouiller ma chemise !
    – Mais vous n’avez rien compris !
    – Quoi en plus faut que j’en branle une ?
    – Veuillez l’excusez mr Denas !
    – Mais je vous en prie maître le spectacle est charmant !
    – ( elle ) merci monsieur Lapaix !
    – Ha non moi je suis le dossier K. Denas !
    – Ha oui ! le maître m’a prévenu qu’il s’en fiche de vous et que je devais la ranger dans un dossier avec un cadenas !
    – Bon, cher maître je pense que je reviendrais plus tard, je vois que vous avez des choses à régler
    – vous me voyez vraiment navré monsieur Denas !
    – ( avant de claquer la porte ) Mais c’est moi qui vous remercie pour le spectacle !
    – Mais je n’y crois pas ! Vous m’avez fait perdre ce cas Denas !
    – Mais je vous en rachèterais un maître !
    – dehors dégagez de mon bureau vous êtes virée !

    Le soir venu, elle rentra chez elle, un sourire en coin, son mari lui demanda si la journée s’était bien passée, elle lui dit que oui très bien et toi ?, il lui dit qu’il avait reçu un certain monsieur Denas, un dossier énorme qui devrait lui rapporter un max, il faut dire que depuis quelques temps, il semblait à sec de bons clients, sa femme sourit en lui ébouriffant les cheveux, avec plein de compliment au bord des lèvres, qui se déversèrent sur les siennes, il lui fit, enfin, l’amour comme une bête…

  3. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 3

    Il était une fois dans une forêt sombre un réveil-matin qui s’était perdu dans un rêve qui ne voulait pas se réveiller étant donné qu’il pensait déjà être debout.

    Il s’enfonçait entre des branches qu’étaient des cils, quand il découvrit, solo, une guitare qui sifflait gaiement avant de s’envoler à grand coup d’ailes qu’étaient des mains.

    Il la regarda devenir un nuage sous la forme d’une note de musique, et ça l’intrigua, alors il l’applaudit, puis, continua sa route dans la flore si dense qu’il n’y avait pour seule route que celle qu’il se frayait.

    Une fleur en nuisette s’éveilla devant lui au moment où il allait marcher sur ses pétales qu’étaient ses cheveux, elle s’étira encore allongée sur son lit de mousse, il lui chatouilla alors la racine de ses pieds, ce qui la fit rire, avant que d’un réflexe elle ne lui mit un coup de genou sur sa petite aiguille, le réveil-matin valdingua du matelas de rosée et atterrit plus loin contre des mûres.

    La fleur se retourna en se disant qu’il restait bien quelques jours avant de lever ses couleurs, elle voulait encore profiter de son sommeil, surtout qu’elle était en plein concert de son groupe préféré où elle et son rêve dansaient parmi une foule d’elle-même, en train de s’égosiller comme des fans et de prendre leur pied en jumpant sur le rythme endiablé d’une voix de crooner faisant trembler le choeur de son cœur.

    Les mûres furent étonnées de voir ce réveil-matin étalé contre elles, il était là à chercher sa petite aiguille par terre, mais elles ne virent que sa grande aiguille à l’air qui s’agitait devant leurs yeux incrédules. Gêné, il reprit sa route, lorsqu’elles l’expulsèrent de leur buisson, sans sa petite aiguille, introuvable.

    En fait, elle était partie se cacher entre les bras de la fleur, elle en avait marre de tout le temps courir, chaque seconde, elle désirait se reposer comme sa grande sœur, la grande aiguille, et profiter un peu du temps qui passe, alors, elle rejoint le concert du groupe préféré de la fleur et savoura leurs tours de chant, elle n’était plus qu’une seule seconde qui n’avait plus à s’empresser de passer à la prochaine.

    Il sembla au réveil-matin qu’il avait tourné des heures pour faire un seul pas, enfin, c’est ce que lui dit la grande aiguille, elle n’avait pas l’habitude de remplacer sa petite sœur qui lui courrait tout le temps entre les pattes.

    Alors, perdu dans le temps qui s’était lui-même perdu en lui, il éclata d’un sanglot long d’une heure, si fort, que la larme sonna dans toute la forêt.

    Des guitares s’envolèrent des cordes des arbres, prises de peur par ce cri strident parti d’entre les dents du réveil-matin sanglotant, mais la petite aiguille ne l’entendit pas, elle était heureuse au creux de la fosse où elle chantait le refrain du temps qui n’existait plus dans la voix du chanteur sur la scène du rêve de la fleur.

    Ce fut au bout d’un jour que le réveil-matin atteint un sentier bordé de frissons, à 24 pas d’où il était, c’était un grand boulevard dont le parterre était fait d’une substance rose, ses pas s’enfonçaient dessus, ce boulevard semblait le mener vers deux montagnes, supplantant l’horizon du haut de leurs cimes dont chacune portait un drapeau qu’était un téton flottant sous le vent.

    Il commença l’ascension avec sa grande aiguille comme piolet, lorsqu’au bout de deux jours, il atteint enfin le sommet de celui de gauche, d’où il contempla la forêt en train de danser, lorsqu’il chanta hallelujah, reprit en choeur par les échos spectateurs, qu’en étaient fans, depuis la fosse du vent, toutes les fleurs, qui n’en étaient qu’une, et la petite aiguille, étaient là, en train de l’applaudir à tout rompre, pendant qu’il chantait de l’amour dans le micro du cœur de la fleur.

    Il monta, alors, sur le dos d’une guitare, qui le redéposa près de cette jolie fleur, la petite aiguille lui sauta entre les bras, la fleur l’effleura, et la larme disparut, pour être remplacée par le tic-tac de son cœur, reprenant de l’harmonie lorsque les heures et les secondes ne furent plus que du vent, que porta l’écho du bonheur, sur toute la vallée de l’infini, lorsqu’il disparut dans le nombril de l’univers, avant d’avoir serré, entre ses bras composés de la petite et la grande aiguille, cette jolie fleur, qui baillait sur son lit de mousse en se réveillant sur mon torse.

    Ce fut à ce moment là que je me suis réveillé, lorsque tu réclamas un peu de ma rosée, sur les pétales de ton corps, ma jolie fleur, alors tu transformas ma petite aiguille en grande aiguille, et nous fîmes l’amour pendant des heures, chaque seconde, dans la vallée de tes jambes où je leurs chantais mon amour, là où chaque seconde ressemble à des heures, le réveil-matin nous regarda d’un air de coquin, nous étions un dimanche, et il savait qu’il ne fallait pas trop qui l’ouvre, le dimanche matin, alors il resta muet, en écoutant le tic-tac de nos cœurs qui n’en étaient qu’un.

    Lorsque de ton orgasme, la larme sonna.

  4. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 4

    Dos tourné, prête à s’endormir, le soleil venant du dôme embrassa son épaule dénudée, elle ferma les yeux, un de ses soupirs remit en place son oreiller.

    Partie pour la vallée des rêves, là où pulsent les échos du passé et du futur, le jour se leva alors qu’elle commençait sa nuit, sans personne pour la dorloter.

    Elle avait pris le rythme de vivre en décalé, depuis son nouvel emploi, en inversant dans son horloge interne les heures diurnes et celles nocturnes, obligée.

    Son travail consistait en substance à contrôler une chaîne de montage, dans une usine ultra sophistiquée, tellement, qu’elle n’avait aucun collègue avec qui discuter, ils avaient tous été remplacé par des logiciels et des bras articulés.

    Du coup, avec ses horaires spéciales, sa solitude l’accompagnait jusqu’à son lieu de travail, elle avait beau discuter avec les machines, elles n’étaient pas très bavardes, et, dès qu’elle rentrait chez elle, ce n’était pas mieux avec la télé, avec son éternel monologue de publicité.

    Elle s’était bien inscrite sur un site de rencontres, mais elle n’était tombée que sur des lourdeaux prêts à la consommer sur place, même pas à emporter.

    La monotonie de son existence lui faisait rappeler à quel point il lui manquait un peu d’exubérance pour mettre un peu de piment à sa vie qui devenait insipide, c’est simple, elle se mécanisait comme les robots qu’elle contrôlait, et ça, ça la mettait en rogne contre elle-même, elle qui dans sa jeunesse, il n’y a pas si longtemps, était une vraie délurée, en fait, aussi longtemps qu’elle puisse s’en rappeler, elle avait toujours vécu la nuit, sous les lueurs artificiels de spots par milliers qui l’amusaient, jusqu’à ce qu’en prenant de l’age, ces lumières ne devinrent plus que des néons glacés.

    Comme les cours n’étaient plus dispensés que par visio-conférence, elle les avait suivi en replay, dans son lit, chaque après-midi où elle avait réussi à ouvrir un oeil dans cette clarté qui l’inondait, même à travers les volets clos, à cause des minces filets d’éclats du jour qui réussissaient à passer, allant jusque dans ses abysses la pécher.

    Elle avait lu quelque part que le soleil devait mourir dans quelques milliards d’années, mais elle, elle l’avait tué bien avant, enfin quand je dis elle, c’était plus l’humanité, elle, elle n’était que le résultat de leur façon de vivre en société.

    En effet, en cet époque avancée par rapport au moment où vous lisez ceci, il n’existait plus que quelques mégalopoles, tels des mégalos pôles, où des centaines de millions de personne, et je ne mets pas d’s à personne pour l’effet poétique, afin de marquer la solitude malgré le nombre d’habitant exorbitant au mètre carré, oui, au mètre carré, la verticalité toujours plus haute des immenses tours le permettant.

    Où des centaines de millions de personne, donc, s’étaient regroupées, l’effondrement des villes campagnardes depuis longtemps résorbé par leur abandon, la vie y était devenue impossible, depuis qu’elles avaient été nucléarisées par la troisième guerre mondiale, d’où ces grandes cloches protégeant les méga-cités.

    Mais tout ça, c’était bien avant sa naissance, avant qu’ils ne remplacent le soleil par des milliards de lampe led, le ciel n’étant plus qu’un vaste empire de charbon, même en plein jour, ce fut le premier effet météorologique de leur affrontement à coup de bombes toujours plus inventives pour atteindre l’autre et son espace vital, et, ainsi, le défigurer.

    Ce jour là, elle avait du mal à s’endormir, elle avait trouvé un papillon, sur son balcon, elle n’en avait jamais vu, à part sur des photos commerciales, mais ils étaient tous synthétisés par des ordinateurs, tout le monde savait qu’il n’existait plus de vie animale, quant à celle végétale, elle était réduite à être conditionnée dans des immenses serres, à l’abris des retombées nucléaires, afin de nourrir les plus aisés, habitant dans des tours dorées.

    D’où pouvait bien venir ce papillon ? cette question l’empêchait de s’endormir, d’une serre ? impossible, la société Monsanto avait depuis longtemps réglé à coup d’insecticide tout nuisibles susceptibles de détériorer les nutriments indispensables à la survie des plus riches, alors d’où pouvait il être né ?

    Son réveil sonna, elle était toujours en train d’y penser, elle se prépara une tartine de pilules énergétiques, pour la journée, en le regardant volter dans toute la pièce, elle en était émerveillée.

    Il ressemblait à ce qu’elle pensait de l’idée de l’amour, non pas envahissant, sourire, mais contemplatif, ses envols colorés faisait naître en elle une envie de mettre un peu de pastel dans sa vie opacifiée.

    Dans l’interbus bondé l’emmenant à son usine, elle n’arrêtait pas de penser au vol majestueux de ce coléoptère, elle l’imaginait voltiger autour des grisailles de cette ville, où chaque tour ressemblait à une pierre égarée.

    Ce fut lorsqu’elle sourit qu’elle le vit pour la première fois, il était assis en face d’elle, et la regardait d’un air fixe et conquis, s’il n’avait pas ses yeux aussi perçant qu’un coup de foudre éclaire tout l’espace sombre d’un coeur en perdition dans les ombres de son envie de lumière, elle l’aurait envoyé bouler.

    Seulement, là, elle ne put s’empêcher de baisser la tête en rougissant, avant d’appuyer sur le bouton d’arrêt de l’interbus, alors que sa station se trouvait encore à deux kilomètres, pourquoi j’ai fait ça, se demanda t’elle avant de descendre, et pourquoi cette boule au ventre je me sens toute bizarre, dit elle à voix haute, avant de regarder l’interbus s’éloigner avec, à la fenêtre arrière, ce mec et son air ahuri la matant d’un sourire qui lui fit encore plus l’effet d’avoir un énorme papillon dans le ventre.

    Ce fut au moment où elle ouvrit encore la bouche pour se dire mais quelle c.onne je vais être en retard au travail, que ce papillon s’envola d’entre ses lèvres, sur le coup, elle sursauta en jetant des coups d’oeil autour d’elle pour voir si quelqu’un avait été témoin de la scène, mais tout le monde dans la rue semblait avancer sans vraiment se soucier des autres, chacun regardant ses pieds prendre la pas de la ronde de la foule, elle était estomaquée.

    Estomaquée qu’un papillon s’envole de son estomac, elle le contempla aller par ci par là entre les vitres de verres des bâtisses enchevêtrées, qui semblaient ignifugées contre les brûlures de son coeur de femme en flamme, à cet instant précis, où elle le vit disparaître à l’angle de la rue où elle s’était stoppée.

    Ce fut lorsqu’un camion-benne vint ramasser parmi la foule les corps sans force de travailleurs acharnés, qu’elle se dit qu’il était temps de rejoindre son poste.

    Sans doute ais-je tout fantasmé, comme personne n’a remarqué ce que moi j’ai vu, il faut dire, aussi, qu’en ce moment, je dors très mal, sans forcément être épuisé par mon travail, bien qu’il soit hyper répétitif, peut-être est-ce une fatigue mentale, allez, faut que je me reprenne, sinon, moi aussi je vais finir dans ce camion-benne.

    Elle commença sa route vers l’usine quand en tournant à gauche au boulevard d’où s’était échappé ce papillon, elle tomba nez à nez avec une dame qui faillit la renverser, elle était habillée de plusieurs voiles de différentes couleurs, ce qui contrastait avec l’ambiance terne de cette ville.

    Elle n’eut pas le temps de lui dire de faire attention en l’invectivant, en effet, lorsque cette dame ouvrit une partie des voiles qui cachait sa bouche, un sourire lumineux vint de suite calmer ses ardeurs de l’engueuler, au contraire, elle resta bouche bée.

    La colère qui montait en elle s’évapora et fut remplacée par une espèce de bien-être, il semblait qu’elle avait tout oublié de ses soucis, son usine, sa solitude, elle n’était plus qu’une feuille légère que faisait danser le vent.

    Vous allez bien ? Je ne vous ai pas faite mal ?

    Mais comment pouvait elle entendre ses questions étant donné qu’elle n’avait même pas entrouvert les lèvres ?

    La dame remit ses voiles autour de sa bouche en mettant les voiles, et, avant de disparaître comme le papillon au coin de la rue, elle se retourna, ses yeux étaient deux lampe-torche extra puissante tellement qu’il sembla qu’ils avaient percé la peau de son âme pour poser à l’intérieur de son coeur ses faisceaux réverbérants.

    Ce fut lorsque vraiment elle disparut, cette dame et ses traînes colorées, qu’elle reprit conscience, peu à peu, en cette ville où elle se noyait dans son obscurité.

    Je pense que je vais rentrer chez moi, je ne vais vraiment pas bien ce matin.

    Seulement elle savait que si elle faisait cela, s’en était réglé d’elle, ils l’auraient remplacée en lui collant une étiquette de personne obsolète, et, comme elle savait très bien où allait ce camion-benne, elle préféra se dire que c’était juste un égarement passager, un coup de blues autant que cette cité aigrie.

    Mais, en arrivant deux heures en retard devant son usine, elle s’aperçut qu’ils l’avaient déjà remplacé par son clone.

    Son clone portait le numéro 220 dans son dos, elle était le numéro 219, elle le sait, elle l’avait vu, dans la glace, marqué sur sa nuque.

  5. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 5

    bonjour
    bonjour
    vous désirez ?
    envoyer deux colis pour ma cerise
    votre cerise ?
    oui ma chérie si vous préférez
    vous l’appelez cerise ?
    ça vous dérange ?
    non c’est mignon, donc deux colis
    oui deux colis pour mon petit colis
    il vous en faut donc un troisième plus petit ?
    mais non mais non mon petit colis c’est ma cerise
    ok je comprends mieux il vous faut un petit colis pour mettre une cerise dedans
    mais vous ne comprenez rien ma chérie c’est mon petit colis dans cette vie qu’est du gâteau depuis qu’elle est la cerise dessus
    vous désirez envoyer un gâteau dans un colis ?
    non ?
    bon, pour votre colis A, vous le désirez de quelle taille, petit moyen grand ?
    ça existe la taille petit moyen grand ?
    non ?
    alors je prendrais un moyen colis, c’est pour lui envoyer quelques sachets de pâtes
    de pâtes ? j’adore ! lesquelles ?
    des tortis
    très bien, j’ai un colis parfait pour vos tortis, il est en promo en plus !
    ça a l’air de valoir le coup
    mais je ne vous ais pas encore dit le coût ?
    il est à combien ?
    cinq euros
    un peu cher
    au lieu de dix
    hum, bon je vous le prends mais du coup ça me fait mal au coût
    si vous le trouvez hors de prix vous pouvez toujours optez pour un autre colis, mais vous savez, les tortis colis font toujours mal au coût
    tant pis je vous le prends
    très bien, pour le colis B vous le désirez comment ?
    il me le faudrait assez grand
    c’est pour mettre quoi ?
    ça ne vous regarde pas !
    bien sûr mais en même temps comment je peux vous aider à déterminer la taille du colis B si vous ne me dites pas ce que vous allez mettre dedans ?
    il m’en faudrait un grand
    très bien, nous avons plusieurs grandes tailles, XL, XXL, XXXL,…
    je vais vous prendre un XXXL, c’est pour lui envoyer des photos de moi en position érotique
    je récapitule, il vous fait un tortis colis pour le colis A et un colis XXXL pour mettre des revues cochonnes dans le colis B, c’est cela ?
    oui
    vous ne risquez pas qu’elle vous renvoie un quolibet en ouvrant le colis B ?
    et votre langue c’est du colibet ?
    bon, au moins le colis A lui plaira certainement
    mais le colis B aussi !
    vous avez pensé à bien refermer le colis A ?
    bien sûr je n’aimerais pas qu’elle ne trouve dedans que quatre pâtes !
    au contraire du colis B j’imagine !
    pardon ?
    vous n’y êtes pas à quatre pattes ?
    vous êtes un rigolo vous ! comment voulez vous que je me mette à quatre pattes dans un colis ?
    non ! et sinon ça touche bien ?
    de quoi ?
    de poser nu
    mais je n’ais pas été payé !
    vous posez nu gratuitement ?
    mais non ! mais oui là c’est pour ma cerise…
    très bien, donc, je récapitule, un colis A pour vos tortis colis et un colis B pour vos photos de charme ?
    mais ma femme ne me fera aucun quolibet devant mes photos !
    vous ne voulez plus du colis B ?
    pardon je ne vous avais pas compris ! si si bien sûr !
    tenez, voici vos deux colis
    super ma cerise sera contente de revoir son gâteau en photos coquines !
    vous avez pris des photos coquines d’un gâteau ?
    vous ne seriez pas un peu gâteux ?
    ha si ! j’adore la pâtisserie ! j’y achète toujours mes pâtes !
    super comme je m’en fous, je vous dois combien ?
    douze euros
    tenez
    merci
    de rien
    elle devrait les recevoir quand ?
    de quoi donc ?
    les deux colis !
    je ne sais pas, ça dépend beaucoup du vent
    du vent !
    mais je ne vous permets pas de me parler comme ça ! en plus c’est plus à vous de partir moi je travaille ici !
    bonne journée alors
    vous de même
    je peux vous poser une dernière question ?
    ça y est.

  6. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 6

    C’est marrant, depuis que je vous regarde, je me dis que dès qu’un Homme réfléchit plus qu’un autre, il en devient un Dieu.

    j’ai grandi au milieu des papillons, sur la lune, avant de m’installer sur terre, lorsqu’elle se forma.

    ma famille m’a suivi, il faut dire que sur la lune, à part quelques cratères, la flore est très restrictive, à part les roses d’argent que lui envoyait le soleil, y’avait peau de zeub.

    j’ai vu débarquer les premiers extra-terrestres, des touristes, ils partaient en vacance pour le proxima du centaure, et s’étaient arrêtés pour faire une pause pipi, mais, en repartant, ils oublièrent leur animal de compagnie, un diplodocus.

    Au début, il se sentait bien con, tout seul, mais la profusion naturelle de feuilles à manger lui fit vite oublier que ses maîtres l’avaient tristement abandonné.

    Heureusement, pour lui, ce ne fut pas le dernier à être déposé sur terre, une femelle diplodocus fut, elle aussi, déposée ici, par ses propriétaires, qui, eux, ne l’avaient pas oubliée, mais, ne pouvant plus s’en occuper, l’avaient, lâchement, lâchée comme un poids lourd sur la route de la voix lactée, à l’aire de la Terre.

    Et s’en suivi toute une panoplie d’ovni, qui, au courant de cet aire devenant un chenil pour animal de compagnie à abandonner, vinrent déposer ce que vous appelez, aujourd’hui, des dinosaures.

    Vous, les Hommes, vous êtes apparus un peu avant leur extinction, en sortant de l’eau, pour certains, où en sortant des flammes d’un astéroïde, pour d’autres.

    Ce fut cet astéroïde qui décima les dinosaures, la s.p.a des extra-terrestres avait décidé qu’il était temps d’éradiquer son chenil qui commençait à déborder de dinosaures, et comme les piquer un par un leurs demandait beaucoup trop de temps, ils optèrent pour cette solution, certes radicale, mais qui mit un terme à cette prolifération sur Terre, qu’était destinée à autre chose.

    Les premiers Hommes furent vite remis dans leur caverne, ceux de Mars leur ayant apporté le feu pour qu’ils puissent bien s’y installer.

    En effet, la surface de Mars fut totalement ravagée par une guerre économique, sous couvert d’une guerre de religion, mais l’un ne va pas sans l’autre.

    Alors, la plupart des martiens rescapés se dirigèrent sur Terre, qui devint, au début, un havre de paix. Ils souhaitaient s’installer en harmonie avec cette nature florissante, qu’ils appelèrent Eden, en souvenir d’un coin réputé sur leur planète.

    Les terriens apprirent beaucoup d’eux, avant que tous ne se mélangent, ce fut décidé par le haut conseil de Mars, pour coloniser la Terre, il fallait mêler leur sang avec eux.

    Je ne sais pas si ce fut une bonne idée, les terriens avaient quelque chose d’ultra égoïste, en eux, tempérament complètement à l’opposé des martiens rescapés, qui ne voulaient que vivre en paix.

    Les martiens disparurent, peu à peu, et l’Homme de la Terre muta grâce à l’intelligence de ces premiers.

    Ce fut lorsque d’autres étoiles lointaines déposèrent leurs oeufs que fut chamboulé le plan des martiens, en effet, les enfants des étoiles grandirent et, eux aussi, mêlèrent leur sang aux terriens, déjà métissés par mars.

    Le résultat fut un éclatement de race sur toute la planète terre, qui devint un melting-pot de l’univers.

    Ainsi vis-je les premières racines de l’Homme se former, dans un conglomérat de sang intergalactique.

    Seulement, au fur et à mesure que le métissage se fit, l’esprit en paix des martiens, qui ne voulaient plus connaître la guerre, se dissipa au profit d’une inter-collusion de races différentes, voulant tout être l’alpha de l’homme égalant le top des égos.

    Alors, tout s’empira dans un choc d’empires.

    La résistance pacifique des enfants des étoiles fit tout de même avancer les technologies humaines vers un progrès humanitaire, mais, l’Homme, dans son besoin vital de conquête, en avait cure, et tous continuaient à montrer leur différence du doigt.

    Les guerres de religion réapparurent, sous le regard circonspect des martiens, qui décidèrent qu’il était temps de partir pour une autre exoplanète, celle-ci périclitant peu à peu dans un océan de feu.

    Seuls restèrent quelques enfants de la lumière de l’infini, dont la conviction était que l’Homme était encore un enfant de quelques millénaires d’années, et qu’il avait au fond de lui des restes d’envie de vivre en paix des martiens.

    Sachez, avant de continuer, que j’ai reçu énormément de pression de la part de certains extra-terrestres, qui ne voulaient pas que je vous divulgue votre histoire, mais je leurs ai dits que de toute façon, pour le peu que je serais lu et pris au sérieux, il ne fallait pas qu’ils se formalisent sur ma tentative de vous expliquer d’où vous venez, votre histoire, souvent rattachée à la leur.

    Mais je continuerais quand même, ils ne me font pas peur, à l’age que j’ai, rien ne me fait peur.

    De plus, je suis très bien conscient que ce que je vais vous avouez sur vous, humains, va fortement vous décevoir, à tel point que vous ne voudrez pas me croire, vous avez une trop haute estime de vous, mais vous allez vite comprendre, si vous lisez la suite.

    je vais donc commencer ce deuxième chapitre en revenant sur quelques points du premier.

    En effet, nous avons vu que les dinosaures étaient en fait des animaux de compagnie d’extra-terrestres, qui prenaient la terre pour une aire d’arrêt pipi, d’où la formation des océans, qui servirent de chasse d’eau.

    il en découle que les plaques tectoniques, avant d’être séparées, par cet astéroïde, étaient donc bien un mélange d’humus des extra-terrestres et de leurs animaux, mais pas comme la défécation de vous autres, humains, les extra-terrestres, quand ils chient, à proprement parlé, ont une merde très consistante, qui, au fur et à mesure, forma un sol rigide, sur lequel vous marchez, aujourd’hui.

    C’est pour cela qu’il leurs fallait une planète pour leur toilette.

    Ces premiers aliens ne venaient pas de Mars, mais de ce que vous , terriens, avaient appelé ‘ hip 11952 ‘, lorsque vous l’avez récemment découvert, mais plus communément appelé, dans la galaxie, ‘ Astri ‘.

    Les Astriens furent la première présence de vie, un milliard d’années après le big-bang, qu’évolua aussi bien mentalement que technologiquement, ils mesuraient vingt mètre de haut, c’est pour cela qu’ils avaient de gigantesques animal de compagnie.

    Ils adoraient voyager entres les systèmes stellaires afin de découvrir de nouvelles planètes, ils avaient donc, tout naturellement, pris la Terre pour une aire propice à soulager leurs envies.

    Je vous ais dits, dans la première partie, que certains des premiers Hommes sortirent de l’eau, et bien oui, tel que vous le subodorez, ils étaient bien le résultat bactériologique de la pisse des Astriens, alors que d’autres sortirent du conglomérat de flammes de l’astéroïdes formatant avec leur humus vos gènes.

    Donc, l’Homme, avant l’arrivée des martiens, n’étaient qu’une bactérie de pisse et de merde des Astriens.

    Je sais, c’est très dur à entendre, certainement, pour vous, mais réfléchissez-y deux minutes, lorsque vous regardez l’état de votre planète, vous ne vous dites pas que oui, l’Homme est souvent un merdeux qui dirige des pisseux ?

  7. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 7

    Loin des produits factuels peinturlurés sur les atrophies d’enseignes en rang, son regard était captif d’une évidente trace de grâce émanant d’une démarche hésitante.

    La, foule, était, alors, occupée, à, se, disperser, chacun se croisant dans leur destination, là où elle semblait chercher par terre son sens d’orientation.

    Elle interpella un passant il l’évita en la maugréant d’un poing rageur avant que n’apparaisse le suivant qui ne fut pas plus complaisant, elle avait l’air d’un rocher, dont, les, flots influant de tous les affluents du fleuve de la foule la contournaient de leurs bras pour la repousser dans le courant de son incrédulité.

    lui, planté, de l’autre coté, son regard rêveur accoudé sur sa silhouette, la mate passer comme un loup affamé bloquerait sur le passage d’une magnifique brebis au rimmel sombrement flashy sur un air égaré.

    il l’imagine vêtue d’habits brodés de baisers, puis, n’osant pas un seul clin d’œil comme un coup de klaxon, il la vit s’esquiver vers sa disparition charnelle, au coin du carrefour des destins croisés, là où elle avait laissé s’étioler les entrefilets lumineux de son charme, flottant maintenant comme autant de réverbération entre ses yeux, lorsqu’elle resurgit.

    l’impatience et le désarroi entre ses mains, sans doute craqua t’elle par trop de pression, assise sur sa valise elle tenta une première fois de, reprendre, contrôle, de, ses nerfs en vain une boule dans son ventre obstruait le crachat de ses tourments,

    ce ne fut que deux souffles plus tard qu’elle put relever la tête, lui ne savait pas quel était cette intensité lui divulguant son attrait pour elle, il avait été prêt à intervenir lors de son altercation avec le loup affamé qu’il était devenu en la voyant, et même déjà accourir à son secours lorsqu’il devina que cette divine s’était perdue, mais

    il avait souhaité parcourir plus loin cette expérience visuelle, profitant de son point de vue neutre pour en envisager un désir, non seulement au pinceau de son ressenti, mais aussi à l’interpellation de ses attitudes vis-à-vis des aléas, toujours dans le soucis d’intervenir dans le cadre légal d’une aide à personne en danger, attendait-il qu’elle soit en danger afin de se sentir assez chevalier pour lui adresser enfin la parole et

    qu’elle en soit assez troublée pour ne pas voir sa tête de dévot mais celle d’un être vrai, hurlant de l’oesophage de sa passion toute son immensité émotionnelle ne s’adoucissant qu’à un seul de ses battements de cils, pour

    lui à la base ce n’était qu’un carrefour de plus afin d’aller plus loin que le dernier des carrefours, une atmosphère épaissie sur les vitres des avenues surpeuplées avaient beau laisser des traces s’effacer sous leurs suivantes, il espérait un horizon plus au vert, cette époque avait transformé le sens même du mot époque obsolète du fait de la quasi présence de tous les siècles derniers et futurs, réunis dans les nouvelles

    mégalopoles, là où l’arborescence des fantasmes transperce aisément les murs du temps; elle, maintenant debout dans la ruelle, le regarde penser tel un étrange énergumène, lorsqu’il s’aperçut qu’il ne décidait pas du chrono qui tourne pendant qu’il rêvassait, elle tourna déjà le coin de la rue, pourtant il avait juste envoyé un bonjour en son sourire mais le prit-elle comme le rictus d’un voyeur en plein coït, puis

    le temps de réfléchir il sentit le vent ramener son sourire, là-bas au coin de la rue, d’où, il, la, vit, revenir, encore, reculant à

    la vitesse de sa perplexité, souhaitez-vous que je vous oriente ?, s’imagina t’il lui dire timidement, avant qu’elle ne lui réponde gauchement qu’elle se sentait toute bête depuis qu’elle l’avait croisé tout à l’heure lorsqu’il rêvassait, lorsqu’il se vit interloqué dans son imaginaire par la demande hébétée de sa voix douce et sincère : ‘ monsieur

    compte rester planter là à me reluquer en bavant où il va m’aider à lire mon plan ? ‘, pris d’un excès de timidité il vacilla d’un point de coté au cœur avant qu’elle ne disparaisse à nouveau dans le nuage de ses mots, c’est encore groggy qu’il se dirigea vers son banc habituel dans l’espoir qu’il ne

    fut pas occupé avant d’apercevoir de l’entrée une silhouette placée dessus, plus il s’approcha, plus son coeur battait, elle était là à observer son plan, elle essayait de le lire mais ses yeux trempés l’en empêchaient, certainement, qu’ils étaient mouillés, sinon comment pourrait-il être son chevalier, se

    raidit-il, assise sur un banc, au milieu de ce parc bruyant de ses pleurs, elle s’était reconcentrée en se recentrant sur ses facultés de survivre, elle avait compris qu’il était temps de s’en sortir par elle-même, mais depuis qu’elle enchaîne des périodes de vingt heures par jour de travail, pour se détendre elle s’amuse à se perdre dans une ville qu’elle ne connait pas, il y existe toujours un bel homme parfois ténébreux parfois lumineux pour être entraîné dans les sillons de son charme ingénu, un jour elle

    craqua sur un en particulier, elle le traqua, et cela fait aujourd’hui deux mois qu’elle lui tourne autour sans qu’il ne calcule quoi que soit, deux mois qu’elle était venue ici sans qu’il ne craque à ses pieds, elle qui ne rêve que d’être une empreinte éternelle, mais non chacune de ses tentatives se soldait par un échec, tantôt il

    discutait avec les oiseaux du taux d’hydrocarbure un peu trop élevé de ses rêves, tantôt il disparaissait chez lui sans vraiment y sortir souvent, elle avait même, lors d’une conférence essentielle au groupe dont appartiennent ses travaux, cherché sur internet n’importe quel sujet relatif à son nom, elle l’avait lu sur sa boîte aux lettres, lorsqu’elle l’avait suivi, cela faisait deux mois, deux mois, elle avait bien essayé de tourner la page et elle l’avait fait en allant dans d’autres villes ou tout se passait comme d’habitude elle repartait avec cet espèce de nectar de jouvence des sourires ahuris des amoureux dès la première fois, mais le jeu avait perdu de son

    palpitant, cet abruti rêveur qui la narguait en l’ignorant lui avait laissé le goût de manque sur sa nécessité de plaire, jusqu’au rentre dedans s’était elle dit en voulant lui foncer dessus, mais, elle n’avait rien compris, elle avait atterrit dans les bras d’un papy content de l’aubaine, jusqu’à ce que sa femme réagisse en lui donnant des coups de concombres, en

    sortant de garde à vue de sa femme, elle s’était promise de lui faire payer sa couardise, à ce maudit rêvasseur, et

    en la regardant partir psalmodiant contre ce couple il se demanda si c’était bien le moment pour lui de se présenter à elle, c’est vrai qu’il l’avait évitée mais

    ce fut un réflexe calculé car il voulait faire durer ce suspense accroché sur ses yeux le scrutant d’envie ces fameux jours de semaine où elle arpentait ses alentours en cherchant à y être son principal point de vue, il

    s’amusait à l’énerver et puis il trouvait trop brutale son envie de sa part de lui foncer dessus dans une révélation frontale sans approche en douceur, teintée certes d’une surprise pétillante mais aussi d’une saveur de délicatesse dans le compte-rendu de deux cœurs hypothéqués à la valeur de leur amour futur présent, un

    soupçon de fatalité promis aux vacuités d’existences parallèlement en accord à corps, sans autre similitude que l’ordonnance d’un chamboulement interne, aujourd’hui

    après deux mois elle n’en plus et là sur ce banc alors qu’il est à l’entrée du parc elle croise les doigts pour qu’il vienne s’asseoir près d’elle, sur le paillasson de leur aventure à programmer, il

    avait reconnu son opiniâtreté à gagner ses ferveurs, bien qu’il avait été déjà pris entre ses filets, la première fois, quelques mois en arrière, bien avant elle, ce qui ne fut pas aisé lorsqu’elle échafaudait ses filatures, en fait il

    connaissait son emploi du temps par coeur, il l’avait suivi dès le premier jour où il l’avait croisée, depuis il ne pensait qu’à percer les secrets de cette femme mystérieuse, avant qu’il ne s’approche du banc, qu’elle ne tourne la tête, et que tout se dissipe autour d’eux.

  8. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

    ———————————————-

    Entr’actes.

    Un horizon fait son tour, des étoiles se dessinent sur du papier peint. Un rouleaux tient sur son épaule une échelle, en racontant une blague à un escabeau, plié en deux. Sur le perron des montagnes des rayons pourpres flamboient à travers les plumes de paon du soleil. Un ruisseau rend hommage à janis joplin en chantant to love somebody, pendant que la gratte de Jimmy Hendricks s’abreuve dedans. Tu ne sais pas ce qu’est l’amour ! Tu ne sais pas ce qu’est l’amour ! hurle le poste de radio du ventre d’un cachalot qui roule sur des réseaux autoroutiers traversant des oreilles. Un rêve traverse des viaducs qui s’inclinent direction l a woman, où les périphéries sont autant d’escaliers qui se posent des questions. Je me demande vraiment bien pourquoi. Je me demande vraiment bien pourquoi. Je me demandais comment je pouvais entendre Je me demande vraiment bien pourquoi deux fois de suite. Peut-être avais-je crevé un pneu. Parce que je ne le savais pas, on ne peut pas toujours sortir un ascenseur de sa manche. ‘ Quand on lâche du lest on risque d’être à l’ouest. ‘ me photographia un radar, dont la photo coûtait un point. ” Embrasse-moi avant que je ne parte te retrouver, dans la robe que je t’ai offerte et que tu portes sur le bout de tes lèvres. La nuit Nous regarderons nos désirs s’enlacer dans l’âtre où nos corps de tout bois brûleront. Le jour Nous regarderons des paroles s’abriter sous la pergola du silence, où sirote le paysage des neiges d’été, à côté de la grande balancelle des connivences. La vie est l’épitaphe de la mort. J’ai sous mes paupières tombales le cimetière de mes vers que fleurissent tes sourires. ” C’est ce qu’entendit un cricket sur le bord d’une fenêtre, avant de repartir. Qui crois-tu que je suis demande un caméléon lorsqu’il se dresse devant toi. Je suis peut-être fou mais pas au point de perdre ma raison, lui répondit son reflet. Un désert plus loin le concert d’un enfant fait bouger la foule des mains de sa maman, alors que le papa terrasse des poèmes dans le vent, dont un qui finit en parlant d’une famille sur une terrasse, pendant qu’un cricket joue des cymbales lors du concert d’un enfant dans un jardin. Un horizon fait son tour, des étoiles se dessinent sur du papier peint.

  9. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 8

    un zombie au bar offre un vers à son reflet, et je crois que c’est moi.
    j’attends, depuis deux heures, mon premier rencard, depuis la fin du monde, mais elle n’a pas l’air de savoir être à l’heure.
    Où alors c’est moi qui ne sait plus très bien lire une pendule, surtout depuis qu’elles ne bougent plus.
    En fait, j’ai l’impression d’avoir été toujours à la même place depuis que je suis rentré dans ce bar bondé de zombie, d’ailleurs, il devenait un peu trop branché, ces derniers temps, mais c’était un bel endroit mort-vivant.
    Du coup, je suis parti, deux jours à attendre que personne ne vienne, c’est tuant, à la longue.
    Au-dessus de la rue animée par des allumés avec leur gueule d’halloween une pancarte se promenait sur la tronche d’un orage lorsqu’elle alla percuter la vitrine d’une paire de lunette avant de ressortir par la partie droite de sa cervelle qui se répandit en morceaux sur ma veste, déjà pleine de sang, comme par hasard.
    Il fallait que ce soit aujourd’hui qu’une cervelle éclate sur moi alors que j’avais rdv avec ma rencontre avec elle, j’y allais, j’en suis sûr.
    Maintenant, je ne suis plus présentable, je vais retourner chez moi, et me changer, dès que je saurais où j’habite.
    En tout cas, grâce à ça, j’aurais de quoi lui proposer un apéro, genre des saucisses cocktail de cervelle, mais si je veux une chance de lui proposer de venir boire un verre à la maison, il faut que je me rappelle si j’en ai une, et ça, c’est hors de question, réfléchir me fait brûler l’intérieur du crâne.
    J’espère qu’elle aura un chez elle, ça me simplifiera la tâche que je suis.
    Un homme pressé d’attraper son ombre me demanda de la retenir au sol pendant qu’il essaierait de sauter dessus, nous atterrîmes sur les restes piteux d’une cargaison de poubelles nauséabondes, alors que son ombre semblait nous provoquer d’essayer de l’attraper encore.
    Ce fut au troisième essai que je déclina le suivant, heureusement, une autre personne prit ma relève, avant de l’assommer et de s’enfuir avec son ombre, mais, apparemment, elle était reliée à un élastique, car elle retournait à chaque x sur l’homme assommé.
    jusqu’au moment où le fil craqua comme sa nuque par mon remplaçant qui lui plaça un grand coup de dent dans le cou.
    Une ombre vaut très chair sur le marché noir, certains sont prêt à tout même à vendre la leur.
    Lui n’en eut pas le temps.
    Je crois que j’habite une crypte, où la chambre d’un gothique, mais pour cette nuit sous le plein soleil, ça fera l’affaire.
    il est tard, presque 6h du matin, je regarde l’aurore décapiter une lune rouge avant que des fenêtres ferment leurs yeux.
    Je regarde pendant ce temps là le voleur d’ombre se transformer en vendeur à la sauvette et la dépecer au halo passant par des lamelles de volets striant le mur de lames de lumière pour les clients.
    Depuis que les gens ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, la vente au détail a explosé, ils peuvent dupliquer chaque partie manquante de votre ombre, sur mesure.
    Personnellement, comme je n’avais pas trop de moyen, ces derniers temps, je me suis offert une ombre de souris, comme je ne sais plus où j’habite, c’est très pratique pour rentrer par n’importe quel trou noir.
    Sur le stand d’à côté du receleur d’ombres, un vendeur de temps essaya de me refourguer deux jours pour le prix d’un gramme, mais il ne me restait que dix grammes de cervelle pour survivre.
    C’était certes assez suffisant pour exister normalement dans ce monde mais un gramme de moins et dès que je réfléchirais je brûlerais mon poids chiche qui me sert à me demander où est-ce que j’habite alors qu’en fait quelle importance je n’ai plus que deux minutes avant de mourir, je n’ai pas rechargé mon compteur temps en mangeant une cervelle d’Homme, je n’avais plus faim de vivre.
    Et comme par hasard, il faut que ce soit à une minute de ma fin qu’il faut que tu te pointes devant moi avec ton charme qui ressemble à un soleil qui d’un seul sourire remplace mon ombre de souris par ma vraie ombre intérieur je savais que je te croiserais et je m’avance vers toi et qui me tend les bras et parce que tu m’attendais aussi et je et je et je.

  10. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    histoire n 9

    Le monde est bizarre, depuis que je suis loin de toi.

    Et cela coïncide exactement avec la disparition du soleil entre les cordes d’une guitare sèche.

    Un avion m’a conseillé d’atterrir, alors j’ai pris l’ascenseur d’un de tes souvenirs, où j’atterrissais en douceur sur tes lèvres, bien aidé par le train d’atterrissage de ma langue.

    Je me souviens du temps qu’avait gerbé à cause du jetlag de mes pensées.

    Le monde est bizarre, depuis que je suis loin de toi.

    Je suis obligé de manger la deuxième pizza gratuite que je t’offrais d’habitude et j’achète encore tes tampons que je me mets dans les oreilles en pleines menstrues de toi depuis que j’écoute tes fantômes qui renaissent sans cesse de mon coeur qui les ovule.

    Je suis grave bizarre depuis que le monde n’est plus entre tes bras.

    J’aimerais tellement que le tampax plus vite.

    Alors qu’un yorkshire me demandait l’heure pendant que je lui marchais dessus sans faire exprès de la main gauche, je fus attiré par l’encart en grand écart d’une réclame qu’accompagnait une fanfare de cris de femmes, pendant qu’une veste tentait de se faire la malle, littéralement, mais la malle qui mit à mal la veste en lui remettant une veste était en fait attirée par un gilet d’été, qui donc lui se fit la malle devant la malle car il ne voulait pas être son mâle, lui il rêvait de dame cravate qui lui tirait sans cesse la langue avec ses copines.

    Les rayons des grands magasins sont garnis d’allées et venues bizarres depuis que je ne t’admire plus les arpenter pendant qu’ils te saluent, aujourd’hui, ils m’ignorent.

    Pire, ils m’engueulent d’être loin de toi en sonnant dans les portiques de toute la larme de mon coeur.

    Pendant qu’une batterie s’en tape les cymbales de savoir qu’il est minuit, j’écoute mes voisins jouer une symphonie avec ma sonnerie qu’ils ont composé rien que pour moi.

    Mes voisins sont bizarres j’en ai choppé un un vrai voyeur il n’arrête pas de me mater par la fente de notre boite-aux-lettre pendant que j’y dors en rêvant de recevoir enfin une lettre d’amour de ta part.

    Mais je sais très bien que cela t’es un mal-être d’amour que d’écrire car tu préfères et de loin écrire de tes lèvres l’amour directement sur mon être que tu affranchis.

    Et je te répondrais par cette présente que tu as bien raison je n’avais qu’à pas m’éloigner du soleil de tes yeux si je ne voulais pas vivre dans leurs ténèbres.

    Alors je me regarde devenir le petit bonhomme qu’indique son issue de secours en courant surplace.

    J’ai été obligé de piquer le feu rouge du quartier pour arrêter de penser à toi au moins par intermittence mais la sirène des pompiers me ramena mes chimères.

    Les sirènes sont bizarres depuis je chante faux de plus en plus fort comme la sonnerie que les voisins torturent maintenant en me demandant si je ne me suis pas muté en loup-garou louant à esmeralda sa beauté du haut de la cathédrale de leurs paliers.

    Bref, c’est quasimodo toujours la même chose depuis que je me retrouve tout bête sans toi, tout est bizarre.

    Une gorgone attendait sa commande au mac-drive, quand des steacks sous la houlette d’une salade se faisant appeler César rejouaient la scène de la grande évasion, tandis qu’un melon en pastèque essayait de régler ses pépins avec un vigile citron pressé qu’il déguerpisse s’acheter des vraies chaussures pour rentrer dans la boite de conserve.

    Les oranginas sont bizarres depuis qu’ils ont perdus de ta folie qu’était ma pulpe.

    Même les employés d’inter ne veulent plus prendre mes paris aux courses alors que j’étais certain du jockey qu’un tuyaux tenait d’un coton-tige ce matin lorsque je lavais les dents du miroir.

    ça m’a rendu chèvre, ces boucs m’écoeurent.

    Alors je bêle qu’est que t’es belle comme un loup-garou dans une comédie musicale où tu serais ma cathédrale et pourtant je n’en ai pour l’instant que son silence.

    C’est dingue comme les gens sont bizarres depuis qu’ils ont tous une tête de bébé qui pleure où qui rit suivant ce qu’ils ont à rire où à colèriser.

    Et toi, t’es mon biberon, ma veilleuse, ces étoiles que l’on colle au plafond comme j’ai envie d’y faire traverser ton corps astral que je poursuivrais à coup de hanches.

    Je me sens tout bizarre alors je demande à mes repères de renifler ton parfum dans mon coeur et je les regarde glapir devant la voiture.

    J’ai du retirer les pneus pour ne pas te rejoindre tout de suite.

    Même les infos à la télé sont devenues bizarres.

    Et cela coïncide exactement avec le moment où je l’ai éteinte.

    En rentrant à la maison, le bidet se prenait un bide avec la baignoire qui lui tirait dessus à coup de pince à linge réelle, l’évier alors qu’il puait des aisselles me mit ma tête sous son bras en me montrant ses poêles qui traînaient comme des casseroles, je n’étais pas dans mon assiette dans mon assiette.

    Le canapé glandait en se gavant de petits canapés, le four à côté de lui s’enfournait des petits fours, une chaise avocate qui revenait du barreau plaida coupable devant un pot de nutella qui n’eut pas de pot de tomber entre ses doigts qui n’en firent qu’une bouchée nette d’un pot.

    Et puis une claque m’a raconté une histoire pendant que je mens dormais.

    C’est peut-être pour ça qu’un oiseau rigola sur le balcon, avant de faire sonner le portique de la fenêtre en s’enfuyant avec la larme de mon coeur.

    Depuis, ça sonne partout de toi ici.

    C’est pour ça que les voisins, solidaires, essaient de faire plus de bruit que toi, avec la sonnerie, mais ils sont loin de t’égaler.

    Alors, pour les remercier, ces judas brutis, je leurs ai chantés une chanson caché derrière le derrière d’un judas où je lorgnais par son trou duq uel je voyais leurs derrières danser sur mon i will always love you ‘, dont la traduction exacte est ‘ je n’aime pas les icebergs ‘.

    J’ai hâte de rencontrer nos nouveaux voisins, mr et madame écureuil, mr et madame hérisson, où je sais que même les plus vaches ne nous provoqueront aucun taureau, où j’accrocherais une poule sur une gourmette pour enfin avoir une montre qui fait réveil, où la fleuriste sera la brise qui attachera mes bouquets avec les rubans de couleurs du vent.

    En attendant, je regarde la télé qui pleure parce que je ne la regarde pas, ça la rend jalouse de toi.

    Heureusement, je sais que tout était est et sera programmé depuis longtemps entre nous.

    Et je trouve que le chant des étoiles coïncide exactement avec nos pas de danse.

    Je l’aime à mort.
    Je l’ai ma mort.

    il sait qu’il est loin d’elle il sait qu’il est en manque
    qu’il aime en ses yeux être un satellite de planck
    admirant le rayonnement des profondeurs
    de son expansion d’amour photoconducteur…

    de l’éclosion d’un chao à leur destin croisé
    et dire qu’il a fallut quatorze milliards d’années
    sauf s’il existait une réincarnation
    alors il l’aimait déjà en libre électron !

    même si elle se trouve à l’autre bout de l’atlas
    il reste en lui cette espace que sont ses traces
    comme d’intangibles chemins sur l’univers

    dont son obscurité peu à peu s’émousse
    quand se dévoilent de leur spectacle solaire
    les traits réels des souvenirs de sa frimousse

  11. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

    —————————————————

    histoire n 10

    quatre personnes dans un 4X4 roulent sur une route bordée de peupliers, alors que le conducteur suit le fil conducteur de la route qu’il enfile, ils mangent tous une portion de quatre quart, d’ailleurs, ils mettent des miettes partout dans son 4X4, et ça, ça ne l’énerve pas à moitié, alors qu’ils filent vers les trois quart de la route qu’il enfile, avant d’âtre bloqué par quatre cars, qui eux ne s’émiettent pas, mais se suivent à la file indienne, en dansant autour du totem de son klaxon, et, alors que les quatre personnes dans le 4X4 n’ont plus en bouche que ces quatre cars qu’il aimeraient bien manger, ils poussent le conducteur à les dépasser, pendant qu’ils pestent en crachant des morceaux de quatre quart qu’ils se sont enfilés, le chauffeur tenta de les dépasser pour ne pas paraître dépasser, seulement, sur cette route très serrée entourée de peupliers, il se dit qu’il voudrait bien arriver entier, et non pas en quatre quart un peu plié, surtout que, pas loin, un pont arrivait après cette route aux peupliers, peut être y’aurait il enfin une deux voies dirent ils à quatre voix, déjà qu’il est super rare que deux personnes disent la même chose en même temps, mais là, les quatre voix parlèrent d’une seule voix à propos d’une probable deux voies, mais, arrivés au pont après le dernier peuplier, ce fut plié, il n’y avait toujours qu’une seule voie, ce qui les fit rager, car ils n’arrivaient pas à digérer ces quatre cars qui n’avançaient pas, l’un des passagers commença, alors, à tourner de l’oeil, il avait mal digérer le quatre quart, qui n’avançait pas dans son estomac, il ouvrit la fenêtre et dégobilla le long du tarmac, plié en deux dans le 4X4, et pas qu’à moitié, à la sortie du pont, ils s’arrêtèrent sur une aire pour prendre un peu l’air, vu qu’une odeur de quatre quart mal digéré flottait avec l’air conditionné, et ils n’étaient pas très conditionnés pour ça, pendant que l’un avec son mal de coeur dégobillait au pied d’un peuplier, les autres vomissaient ces quatre cars qui bloquaient la digestion de la route qu’ils s’enfilaient, ils décidèrent donc, en reprenant la route, de prendre un autre itinéraire, afin de ne pas arriver à la bourre et de pouvoir enfin rouler tels des bourrins sans être bloqué et enfin arriver à Atam, leur destination, seulement, le conducteur bourra tellement l’accélérateur qu’il rata la sortie, un des passagers ricana alors, les autres lui demandèrent pourquoi, il leurs répondit alors que cela lui rappelait un fameux adage, avant de pouffer tout seul jusqu’à exploser de rire, et, comme il voyait que ses compagnons voulaient partager son hilarité, il leurs dit vous savez, plus l’on bourre et bourre et rate Atam, ce qui ne fit vraiment pas rire le conducteur, piqué soudain par un pic de colère, car il s’appelait Amstram Gramm, ce qui, vous l’avouerez, n’est vraiment pas commun, il faut vraiment avoir des parents ayant un humour spécial, Amstram leur en voulait à mort même après leur mort, qu’est qu’on avait pu le charrier avec cette chanson, c’est simple, dès qu’il l’entendait, il devenait colérique, ce qui, irrémédiablement, le faisait envoyer au piquet dès qu’il se fait piquer dans un pic de colère, alors tous les enfants reprenaient de plus belle Amstram Gram piquet piquet collé Gram ! et voici qu’aujourd’hui, sa femme avait réservé une villa à Atam, il n’avait pas fait le rapprochement, lorsqu’elle lui annonça, et elle non plus, en plus, sa puce ne connaissait pas cette comptine, c’est pour ça qu’il l’aimait encore plus sa puce, au moins, elle ne risquait pas de se moquer de lui, seulement maintenant que l’autre là derrière avait sortie sa vanne en chantant, elle se dit qu’effectivement, il était plutôt drôle qu’il est un nom aussi con qu’une chanson qui ne veut rien dire, de plus, en réfléchissant bien, elle se dit que non, elle ne pouvait plus l’épouser, alors elle pleura, il lui demanda pourquoi, elle lui dit qu’elle ne voulait pas porter le nom de Gram, Mais pourquoi Via ? lâcha t-il ! les deux passagers à l’arrière rirent de concert, encore plus fort lorsqu’un des deux dit à Via qu’elle pouvait avaler la pilule, mais elle, et personne ne le savait, ça dérangeait ses plans, elle voulait absolument se marier pour changer de nom, car ses parents aussi avaient un humour pour le moins curieux, elle aurait préféré qu’ils soient vraiment stériles, car s’appeler Sectomie et appeler sa fille Via, faut vraiment être débile, et voici qu’elle allait changer de nom pour un autre tout aussi ridicule, bien que les effets étaient radicalement différents, écoute Charles, dit elle au passager arrière, quand on s’appelle Ho, on fait moins le charlot ! quant à toi, dit elle à la petite amie du moment de Charles qu’il avait trouvé en Ukraine, Placeb, t’es qu’une bouche trou dont il rêve de boucher le trou, un effet Placeb Ho de l”amour quoi ! ha ! ça vous fait moins rire hein !
    l’ambiance étant bien niquée pour le week-end à Atam, des quatre personnes dans le 4X4 ne resta plus qu’Amstram Gram, les autres repartirent en train chacun dans leur coin.

    Donc : arrêter d’inventer des chansons à la c.on, ça nique la vie des gens.

  12. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    Conclusion.

    ” Ma chérie,

    chaque molécule de ton sourire est un atome de mon espoir.

    pendant que la nature écrit des poèmes sur des yeux, ils regardent la lune sortir de son terrier alors qu’il neige des étoiles.

    le silence écoute un morceau des daft punk qui passe en boucle entre les boucles du soleil en pyjama rose, des ombres font la queue pour rentrer dans la boite de nuit de la nuit, elles rêvent de danser sous ton regard qui fait tourner la terre comme un vinyle que tu scratch sur la piste d’un crépuscule béant, là où tel un refrain un oiseau passe en me sifflant this is the game of love whith the rules of your heart.

    est il possible qu’à cet instant dans le coffre d’un coeur un billet de banque rêve de devenir un mot doux, on a bien vu des clefs des champs se faire la malle avec des yeux portant des valises pleines d’argent liquide afin de les rendre à une rivière à sec.

    en bas, dans la ville, les disparités qui font d’un melting-pot sa pluralité communautaire dans un essai de vivre ensemble homogène creusent des failles dans le mur que se fabriquent des oreilles patentées d’être pas tentées de connaître son prochain pour ne pas être le dernier, enfin c’est ce que me glissent à l’oreille ceux qui veulent être les premiers. En tout cas, en tant que ton jeune premier j’espère bien être le dernier qu’aura ravi ton coeur ayant laissé sa marque sur mon épaule position.

    pendant qu’une montagne regarde la brume avaler une vallée, comme un tombeau de lucioles qui s’ouvre des lueurs imitent des guirlandes pour mieux éclairer des fantômes patibulaires partis buller à travers les sentiers mémoriels d’un sapin se reposant dans le sac de couchage d’un souvenir.

    serait ce celui où je t’ai tendue la main pour que nous traversions la mort ensemble, une bague se met au doigt nos serments se serrant dans cette vie d’errements où nous nous échangeons l’air sortant de nos bouches aussi purement qu’une tendresse tatoue doucement ses frissons cabalistiques sur la peau de notre amour à sang haleur.

    ce n’est pas parce que le parfum de la passion inhale ton aura dont ton corps est le flacon d’une ivresse que j’en ai pour autant oublié les fragrances nauséabondes de ce monde, mais quand même.

    me serais je déshumanisé lorsque tu me déshabillas de ces tourments terrestres pour me faire dériver à travers les tournants célestes de tes courbes qui me délestent du poids de survivre aux milliards de cris qui me saluaient quand je pensais à eux et leur corps osseux, aujourd’hui aussi odieux que cela puisse paraître je suis devenu un égoïste de ce bonheur que tu me procures, même si parfois en soulevant les meurtrières de la télé j’aperçois un conflit de plus s’exhiber dans l’oeil d’un journaliste.

    De toute façon, ne pouvant pas plus soigner une tragédie humanitaire qu’un génocide religieux, je ne puis à mon niveau que résoudre le moindre de tes problèmes, comme te rendre heureuse en ce monde où le bonheur se veut synonyme de richesse pécuniaire, alors que mon seul pécule est composé de billets doux pour toi.

    alors, chérie, laisse moi te couvrir avec mes bras qui valent leur pesant d’or quand tu brilles dessus, tout comme ma langue est un lingot dont ta peau en est l’éclat, ma chérie, de toi, je suis dinguo and if the life is a game of love i want to be the only player of your rêve d’amour. ”

    alors qu’il tatoue de rougeur les joues de sa timidité, elle joue de l’ombrelle avec ses yeux papillonnants, feintant son plaisir naissant sous l’éventail d’une attitude puritaine, largement visible lorsque son bas ventre réclamait toute l’hégémonie de sa prise en lèvre à lèvre entre ses distorsions humides, creusant ses reins comme jamais.
    au loin, derrière la vitre qui les sépare du monde réel, l’hiver habille de dentelles blanches les branches des arbres dévêtues, là où des oiseaux s’envolent comme une volée de frissons qu’envahirait le ciel de leur absolution corporelle.
    ils habitent dans la quiétude d’une masure à l’ombre des ravages mondiaux, sous le toit de leurs émois qui font comme des tuiles avec leurs toi&moi.
    ils savent qu’ils goûtent à goutte au bonheur d’être des rescapés face au nombre croissant de pluies incendiaires que font les nuages obscurs d’un monde qui décline, ils savent qu’autour d’eux des milliers de ravage sont prêt à tordre leurs éclairs pour les lancer à la gueule d’une terre qui va de travers depuis que pour avoir la paix il faut faire la guerre.
    tout à l’heure, avant qu’elle ne se penche hors de contrôle, elle s’épanchait sur son épaule, alors que lui se disait que son visage en épousait parfaitement les contours de celle-ci, et puis elle rigolait devant son enfant qui secouait un bout de bois en récitant des abracadabras.
    elle sait qu’elle a de la chance, qu’elle a de la chance d’avoir donné naissance, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des recoins des deux hémisphères, mais, pour à cet instant, seuls comptaient les deux hémisphères de son cerveau qui pensaient au bonheur de pouvoir contempler la vie haute de presque un mètre et qui par des tours de magie transformait cette orgie meurtrière des Hommes qui se déchirent pour un rien en une joie indescriptible de savourer une innocence lumineuse éclipser toutes les noirceurs de ce monde.
    puis l’enfant s’endormit, le sommeil était sorti du chapeau de ses éclats de rire.
    ils le regardèrent comme on découvre un ange.
    ils eurent du mal à le laisser dormir tranquille, et, en fermant la porte de sa chambre, elle se laissa aller à pleurer. il lui prit la main, puis lui caressa son front, ses tempes, lui prodiguant que si l’amour avait un temple, elle en aurait été la princesse, elle sourit en avalant une de ses larmes, qui d’ailleurs, se dit elle, n’avait pas le goût salé d’une morosité amère, mais bien la robe légère d’un sentiment d’enfin se sentir en paix quand son passé voulait ré-envahir son coeur de guerres.
    une dizaine de marche plus haut, elle laissa choir ses vêtements au rythme où il la déshabilla, avant de la revêtir avec la fourrure de ses baisers.
    c’est ainsi qu’un couple comme un autre, qui a compris que le bonheur de vivre demande plus que de survivre au dépend des violences de ce monde qu’ingurgite puis recrache des coeurs comme des pépins de raisins, s’enlace en faisant des lacets avec leur bouche.
    puis il tatoua de rougeur les joues de sa timidité, pendant qu’elle jouait de l’ombrelle avec ses yeux papillonnants, feintant son plaisir naissant sous l’éventail d’une attitude puritaine, largement visible lorsque son bas ventre réclamait toute l’hégémonie de sa prise en lèvre à lèvre entre ses distorsions humides, creusant ses reins comme jamais.

  13. Auteur
    EricS 1 semaine Il y a

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    ps :

    de voir ses réflexions sur l’automne bleui
    l’été voulut prétendre aux grisailles d’éther
    le droit de prolonger sa chaleur saisonnière
    le soleil orbitant dans des yeux éblouis

    conquérant le royaume aux nuages ses lestes

    son triomphe au zénith exécuta midi,
    tout ombre fut défaite écrabouillée à terre
    courbant leur allégeance au trône de lumières,
    un hiver complotant lors qu’il se glorifie

    fatigué de sa lutte il partit pour sa sieste

    en convoitant le ciel d’une contre-offensive
    le vent fit appel aux ténèbres décisives
    formentant en silence un glas crépusculaire

    les rêves de l’été dans les froids qui le fixe

    il rendit aux vainqueurs ses chimères déchues
    un oiseau égayé de ses cendres solaires
    le couva dans son nid sous sa pelure drue

    il sait que ce printemps renaîtra ce phoenix

    en attendant l’oiseau profite des guirlandes
    sur sa branche dévote où des étoiles pendent
    ayant fuies l’écho de l’été qui s’est teint
    parti pour hiberner dans le creux d’un sapin

    devant chaque œil heureux de chaque enfant pressant

    il contemple paisible un ballet lumineux
    ses reflets satinés sur des cadeaux envieux
    que des cris déchirant comme un chant de batailles
    justifient leur surprise alors qu’ils les déballent

    une joie complice entre les deux parents

    ils ont mis tous leurs sous le peu qu’ils en avaient
    dans ces quelques joujoux valant bien ce portrait
    d’une bouille séduite abondant leur bonheur

    il en est étonné de par leurs sacrifices

    au menu foie gras qu’est un paté pas cher
    une viande en promo d’un hard-discounter
    une pomme aux rubans d’amour comme dessert

    et leur unique offrande un rire de leur fils,

    contemplant le sapin l’oiseau et ses étoiles…

    FIN.

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