Soudain

Soudain une nuée de mille feuilles mortes,
éclaboussa le ciel comme un vol d’étourneaux.
Les feuilles se murent comme des cohortes,
colorièrent l’azur, comme traits de pinceau.

Ca s’est passé si vite, c’était vraiment très beau.
J’aurai pu l’ignorer, mais mes yeux avaient vu.
Ce n’était qu’un détail sous quelques oripeaux,
et si je m’étais tu, vous ne l’auriez pas su.

Ces moments de la vie que l’on remarque à peine
sont pourtant essentiels, comme l’air, comme l’eau.
Comme la joie de vivre qui court dans les veines,
comme le nid perché du charmant hirondeau.

Toutes ces feuilles rousses empreintes de bohème
sont autant de messages que les arbres s’envoient,
sur l’une d’entre elles j’ai écrit ce poème,
à vous chères à mon coeur, ô rousses fées des bois.

©Moïse Wolff
le 22/11/2018

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2 Commentaires
  1. Intimeane 3 semaines Il y a

    Bonsoir MOÏSE
    Je suis complètement sous le charme !
    J’étais moi-même hier soir au jardin à ramasser les feuilles à la lueur de la lune presque pleine.
    J’aime beaucoup ce moment entre chien et loup.
    Mes platanes muriers sont désormais dénudés.
    C’est beau, c’est vivant et c’est si bien écrit.
    Magnifique partage.
    Amicales pensées
    Et belle soirée.

    Intimeane

  2. Auteur
    M Wolff 3 semaines Il y a

    Bonjour intimeane ma fidèle lectrice

    Je vous remercie pour votre venue fort appréciée, je suis ravi que ce poème vous ait plu, merci de votre fidélité sur mes lignes…

    Belle journée
    Amicalement votre

    M-Wolff

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