Tu peux toujours gueuler, tu parles dans le vide,

De tes écrits vengeurs, poète on n’en veut plus

Regarde donc ton front et vois toutes ces rides,

De crier tes humeurs le temps est révolu.

Au contraire aujourd’hui tu dois suivre la mode,

Etre comme on le dit dans le sens du courant,

Ne pas t’en écarter ou partir en maraude

Et te dresser tout seul contre rois et puissants.

Autrefois tu pouvais te dire communiste

Faire d’un foulard rouge un insigne, un drapeau

Ecrire le mot noir sans devenir raciste

Et risquer la censure et ses coups de ciseaux.

Tu pouvais t’indigner de la marche du monde,

Distribuer les coups ou parfois les bons points

Aujourd’hui tu ne fais que te moquer des blondes

Et certains, pour cela, pensent que tu vas loin.

Tu pouvais critiquer les flics, les fonctionnaires,

Même les étudiants les bourgeois, les nantis,

Dégueuler ton mépris sur tous les ministères

Sans en être inquiété et en payer le prix.

Tu t’en prenais à Dieu, à tous ses serviteurs,

Tu disais que la vie ce peut être autre chose,

Tu tirais des boulets qui touchaient en plein cœur,

Tu nous sers à présent des plats à l’eau de rose.

On t’a bien muselé, toi comme tous les autres,

Tu navigues en des rails si savamment tracés,

La vérité n’a plus qu’une poignée d’apôtres,

Quelques fous courageux qu’elle a pu rassembler.

Poète souviens-toi, n’accepte pas les chaînes

Même si tu le paies d’un passage en prison,

Dénonce la terreur et dis merde à la haine,

Au creux de ton confort, rappelle-toi … Villon.

Tu peux toujours gueuler, tu parles dans le vide,

De tes écrits vengeurs, poète on n’en veut plus

Regarde donc ton front et vois toutes ces rides,

De crier tes humeurs le temps est révolu.

Au contraire aujourd’hui tu dois suivre la mode,

Etre comme on le dit dans le sens du courant,

Ne pas t’en écarter ou partir en maraude

Et te dresser tout seul contre rois et puissants.

Autrefois tu pouvais te dire communiste

Faire d’un foulard rouge un insigne, un drapeau

Ecrire le mot noir sans devenir raciste

Et risquer la censure et ses coups de ciseaux.

Tu pouvais t’indigner de la marche du monde,

Distribuer les coups ou parfois les bons points

Aujourd’hui tu ne fais que te moquer des blondes

Et certains, pour cela, pensent que tu vas loin.

Tu pouvais critiquer les flics, les fonctionnaires,

Même les étudiants les bourgeois, les nantis,

Dégueuler ton mépris sur tous les ministères

Sans en être inquiété et en payer le prix.

Tu t’en prenais à Dieu, à tous ses serviteurs,

Tu disais que la vie ce peut être autre chose,

Tu tirais des boulets qui touchaient en plein cœur,

Tu nous sers à présent des plats à l’eau de rose.

On t’a bien muselé, toi comme tous les autres,

Tu navigues en des rails si savamment tracés,

La vérité n’a plus qu’une poignée d’apôtres,

Quelques fous courageux qu’elle a pu rassembler.

Poète souviens-toi, n’accepte pas les chaînes

Même si tu le paies d’un passage en prison,

Dénonce la terreur et dis merde à la haine,

Au creux de ton confort, rappelle-toi … Villon.

 

 

 

 

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6 Commentaires
  1. Larsenbac 3 années Il y a

    Salut,

    Y aurait-il pas un bug… un bégaiement… ? 😉
    J’aurais aussi quelques remarques, mais je ne suis pas sûr que ce soit autorisé !

    Cordialement

  2. sophie 3 années Il y a

    c’est sublimement bien rythmé,
    merci lauragaël, je suis contente de vous retrouver ici aussi

  3. celiset 3 années Il y a

    Sublime, sincèrement

  4. LaZig 3 années Il y a

    Poète souviens-toi, n’accepte pas les chaînes
    Même si tu le paies d’un passage en prison,
    Dénonce la terreur et dis merde à la haine,
    Au creux de ton confort, rappelle-toi … Villon.

    J’approuve !

  5. CinquiemeVallee 3 années Il y a

    Pas la peine d’y aller par quatre chemins
    J’approuve
    Inutile de faire des zigzags
    Je partage l’avis de LaZig !

    surtout pour ce quatrain :

    Poète souviens-toi, n’accepte pas les chaînes
    Même si tu le paies d’un passage en prison,
    Dénonce la terreur et dis merde à la haine,
    Au creux de ton confort, rappelle-toi … Villon.

    J’approuve !

  6. chessmec 6 jours Il y a

    Je me souviens… Villon.
    Et aussi de Brassens…
    Et je crie pour de bon,
    Comme eux, à contre-sens…
    Toute l’indignation
    Que j’ai pour le non-sens !
    J’approuve votre écrit,
    Car ici, tout est dit !

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