Questionnements

Tu disais que le ciel ce n’était que mirages,

Tu disais que ce Dieu, toi tu n’y croyais pas,

Je ne comprenais rien à tous tes bavardages

Aujourd’hui j’ai compris mais toi tu n’es plus là.

 

Tu es parti si loin vérifier tous tes dires

Voir si t’avais raison, voir si tu disais vrai

Si ce qu’on nous promet n’est rien que du délire

Petits arrangements pour nous faire espérer

 

Je suis depuis longtemps sur une même route

Et j’ai pour seul credo les oiseaux et les fleurs,

Les champs et les forêts, quelques humains sans doute

Même s’ils ne sont pas toujours à la hauteur.

 

Tu me disais aussi c’est en soi qu’il faut croire

On trouve là courage et force pour agir,

Tous ces conseils depuis me restent en mémoire,

Il n’est point d’océans qui m’aient vu défaillir.

 

Qu’as-tu donc découvert là-bas dans tes étoiles,

Et serais-tu le même en revenant chez nous,

Ami, pardonne-moi, soudain mes yeux se voilent

Dois-je rester de marbre ou prier à genoux.

 

Dans mes questionnements c’est à toi que je pense,

Tu regardais le ciel y cherchant un salut

Mais ne te répondait que le vaste silence

De ces déserts lointains où tant se sont perdus.

 

 

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4 Commentaires
  1. loupy 5 ans Il y a

    beau ! un passage qui a marqué énormément

    ça y est te voilà c’est super, vous arrivez doucement mais comment dit-on déjà ?

    hé oui

    bisous à bientôt

    • Auteur
      LAURAGAEL 5 ans Il y a

      Ah te voilà, toi
      Bisous

  2. COURDESSES 5 ans Il y a

    Poème de fond, profond…

    Face à l’inconnu l’angoisse métaphysique, le point d’interrogation majuscule.

    Excellente réponse :

    « Je suis depuis longtemps sur une même route
    Et j’ai pour seul credo les oiseaux et les fleurs,
    Les champs et les forêts, quelques humains sans doute… »

    Ces croyances là me paraissent fort sympathiques, ce sont les miennes !

    « Ami, pardonne-moi, soudain mes yeux se voilent
    Dois-je rester de marbre ou prier à genoux. »

    « …Tu regardais le ciel y cherchant un salut
    Mais ne te répondait que le vaste silence
    De ces déserts lointains où tant se sont perdus. »

    Il nous reste toutefois à supporter cette douleur lancinante qui engendre la mélancolie : ce cimetière en nous où dorment (d’un œil ?) ces silhouettes, ces visages aimés, perdus en chemin, et qui semblent quelquefois nous héler du fond de leur silence.

    ??????????????
    Imaginons…

    Bien à toi
    CC

    • Auteur
      LAURAGAEL 5 ans Il y a

      Merci et tellement heureux de retrouver les “anciens”
      Amitiés
      LG

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