Pulsion

Cette lumière dans tes yeux, qui fait bruler le feu,
Tout au fond de mon ventre sans que jamais n’y entre
Ce sourire sur ta bouche qui chaque fois fait mouche,
Pénètre au coeur de l’antre, touche la bête en son centre.

Non, toi, tu ne fais rien, tu ne lâches pas les chiens
Quand je suis aux abois, quand je transpire de toi
Quand jusqu’au creux des reins je sens le va et vient
Magique de tes doigts qui pourtant n’y sont pas.

Il est des choses comme ça qui ne s’expliquent pas,
Vous surprennent à l’émoi, à la violence parfois.
Car dès que je te vois remonte alors en moi
Souvenir d’un ébat et commence mon combat.

Je devrai me satisfaire de ce sourire d’enfer,
Et de ces beaux yeux noirs qui trahissent l’histoire
Mais je ne sais comment faire, tu envahis ma chair
A la lueur du soir continue mon cauchemar.

Tu dis qu’jidéalise, mais quel est l’idéal ?
Ce qui te caractérise ou ce qui me fait mal ?
Lorsque mes sens s’aiguisent, me rendent plus bestiale ?
Ou que je me ravise et redeviens vestale ?

C’est rien d’autre qu’une pulsion, nulle question de passion.
Tu es comme le poison qui fait perdre raison,
Pousse à la perdition, sans manifestation
De quelconque soupçon valant invitation.

Toi seul peut mettre le feu, du brûlant de tes yeux
A la fleur qui s’évente d’attendre que tu y entres,
Le seul qui ne me touche mais fait naitre de ma bouche
Ecume ruisselante jusqu’au coeur de la fente.

Non toi ne t’arrête pas sur ce que je dis là,
Continue le chemin qui te mènera au Saint,
Car au delà de ça, je sais bien que ta foi
Ne va pas au parfum de la douceur d’un sein.

C’est rien d’autre qu’une pulsion, nulle question de passion.
Tu es comme le poison qui fait perdre raison,
Pousse à la perdition, sans manifestation
De quelconque soupçon valant invitation.

Moi j’ai aussi pu voir derrière l’âme sans espoir,
Derrière le coeur de fer des lueurs éphémères.
Tu nourris ta mémoire seul errant dans le noir,
D’un bien triste naguère qui jamais ne libère.

Tu n’as pour seul rival que le corps qui s’emballe
D’une femme qui s’attise quand ton coeur la méprise
Qu’une envie animale qui de toi fasse estale
Quand ton corps est aux prises de sa tête sous emprise.

Il est des choses comme ça qui ne s’expliquent pas,
Vous surprennent à l’émoi, à la douceur parfois.
Car dès que je te vois je puise au fond de toi
L’essence de mes pourquoi, le sens que j’aperçois
D’une vie bien à moi où tu ne serais pas.

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4 Commentaires
  1. EricS 4 ans Il y a

    Sympa de la forme au fond si au fond t’as pas l’air d’avoir la forme, sourires.

  2. Auteur
    Mylicoeur 4 ans Il y a

    La forme ça va, ça vient…comme les pulsions au fond! 😉

  3. Mjollnir66 4 ans Il y a

    C’est un bien bel écrit que j’ai apprécié.

    Merci.

    Benoît.

  4. fleur 4 ans Il y a

    Superbe! J’ai aimé cette lecture, le rythme est vraiment agréable, vif comme la pulsion que vous décrivez très bien!

    Fleur*

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