Pont-Aven

Pont-Aven

C’est un endroit charmant, un merveilleux village
Au fond d’un estuaire où flâne l’air marin,
Qui vous chante un passé, comme on chante un refrain,
Et fier de son vieux port, vous invite au voyage.

Il vous parle du peintre épris du paysage,
De Robert Wylie à Pierre-Eugène Clairin,
En quête des moulins nichés dans son écrin,
Séduit par le cours d’eau qui les met à l’ouvrage ;

Puis parfois vous emporte au milieu de portraits,
De ces petites gens qui plaisent par leurs traits
Et posent… pour Gauguin comme la belle Angèle ;

Ah ! Pour une galette à croquer chez Penven,
Qui donc n’eût pas voulu lui servir de modèle ?
Mais…qui ne connaît pas de nos jours Pont-Aven ?

Pont-Aven

  • Vues2945
  • Aime1
  • Évaluations12345
31 Commentaires
  1. Balmain 2 années Il y a

    Un endroit enchanteur qui nous donne envie de le découvrir en vrai

    merci

  2. Trémière 2 années Il y a

    Joli soir cher Brunot,

    Raconte-moi, raconte-moi encore l’histoire de tous ces peintres qui se sont installés à Pont-Aven !

    J’ai gardé de merveilleux souvenirs de Pont-Aven et j’aimerais tant y retourner, vois-tu ?

    Poétiquement.

  3. Trémière 2 années Il y a

    J’ajoute un vote de coeur

    et des étoiles

    Bonne soirée, cher Brunot.

    ” sourire” de Rose ***

  4. ELYSEE 2 années Il y a

    un petit joyau breton où il fait bon déguster ses petites galettes .

    Un régal pour la vue et pour les papilles…

    Belle journée Brunot

    Amicalement

    • Auteur
      brunot 2 années Il y a

      Bonsoir Elysée

      Je te remercie

      J’aime rappeler que cette belle histoire de Pont-Aven, on la doit aux américains

      Robert Wylie, né en 1839 dans l’Île de Man et mort en 1877 à Pont-Aven est un peintre américain. Il est l’un des premiers peintres à s’installer à Pont-Aven, et l’un des fondateurs de l’École de Pont-Aven

      En 1864, attiré par un récit de voyage de Henry Bacon, un jeune peintre américain, il vient à Pont-Aven : « C’était le plus beau village que j’aie jamais vu […] Je fis part de la beauté du lieu à Wylie et Charles G. Way, qui s’y rendirent ». Enchanté par la région, Robert Wylie n’a pratiquement plus quitté la Bretagne, apprenant même la langue bretonne, hormis pour se rendre aux salons de peinture parisiens. Il a attiré à Pont-Aven d’autres jeunes peintres américains comme Mary Cassatt, Thomas Eakins, Frederick Arthur Bridgman, Thomas Alexander Harrison, etc.

      Amitiés
      Brunot

  5. Mireille Masson 2 années Il y a

    Une charmante petite ville très bien mise en valeur par tes vers magnifiques, Brunot !

    J’ai refait de mémoire le petit parcours dans Pont-Aven.

    Amitié
    Mireille

  6. Trémière 2 années Il y a

    joli soir Brunot,

    J’attends que tu parles du bagarreur !

    Bien à toi. ” sourire”

  7. Auteur
    brunot 2 années Il y a

    Enfin

    C’est débloqué

  8. Auteur
    brunot 2 années Il y a

    Article fielleux du Parisien sur la Bretagne

    Gauguin et la « bande de Pont-Aven »
    Le musée du Luxembourg présente depuis mercredi des œuvres de Paul Gauguin replacées dans l’atmosphère qui a marqué la vie du peintre lors de son séjour à Pont-Aven. On y découvre également d’autres artistes qui ont côtoyé le maître dans le p

    DES TUBES DE PEINTURE écrasés jonchent le sol. Pas moyen de faire un pas sans croiser quelqu’un chevalet sous le bras. On est en 1886,
    et le bourg de Pont-Aven, dans le Finistère, est depuis quelques années envahi par des artistes
    de tous horizons. Ils aiment cette contrée sauvage, ses moulins, ses chaumières, ses dolmens
    et ses habitants aux costumes traditionnels qui acceptent de poser toute une journée pour un
    franc.
    « Je vais faire de l’art dans un trou en Bretagne. » Il débarque là-bas, contraint et
    forcé, et cela ne l’enchante guère. Mais il n’a plus le choix : il est sans le sou et sa femme,
    Mette, est repartie au Danemark avec leurs quatre enfants. Alors, cette pension Gloanec au cœur
    du village breton, qui loue des chambres pour rien et qui fait crédit, est une aubaine.
    A peine
    arrivé là-bas, Gauguin devient vite « un phénomène ». Certains se moquent de lui, d’autres le
    suivent, veulent écouter son discours. Tous le craignent. Gauguin ne se fait pas prier et explique
    avec passion sa technique : « Comment voyez-vous ces arbres ? Jaunes ? Eh bien, mettez du jaune,
    le plus beau jaune de votre palette ! Cette ombre ? Plutôt bleue ? Peignez-la avec de l’outremer
    pur. Et ces feuilles ? Rouges ? Mettez du vermillon. »
    Gauguin est bagarreur, enflammé et surtout
    supporte mal la contradiction. Un jour qu’un de ses « disciples » n’utilise pas les bonnes couleurs
    pour son tableau, il sort son revolver, le charge et le pose sur la table. Le jeune peintre
    change immédiatement sa palette…
    Bientôt Gauguin se retire au Pouldu, plus au sud, au bord de
    la mer. Il recherche la solitude : « Pont-Aven est plein de monde étranger abominable. » On
    est en 1890. En 1891, il part pour Tahiti. Enfin il a pu quitter cette Bretagne où ses dettes
    l’avaient contraint à se retirer. Il quitte la France en 1895 pour son paradis tropical.

    Réalité

    En 1891, ruiné, il habite un temps à l’hôtel Delambre, au no 35 de la rue du même nom dans le 14e arrondissement, puis, inspiré par l’œuvre de Jacques-Antoine Moerenhout, s’embarque pour la Polynésie, grâce à une vente de ses œuvres dont le succès est assuré par deux articles enthousiastes d’Octave Mirbeau.
    Il s’installe à Tahiti (c’est là qu’il peindra le portrait de Suzanne Bambridge) où il espère pouvoir fuir la civilisation occidentale et tout ce qui est artificiel et conventionnel. Il passe désormais toute sa vie dans ces régions tropicales, d’abord à Tahiti puis dans l’île de Hiva Oa dans l’archipel des Marquises. Il rentre en métropole une seule fois.

    • Trémière 2 années Il y a

      Je me suis bien amusée, Brunot, à relire cet article fielleux !! rire !

      Quant à notre grande vedette nommée Gaughin, j’ai presque envie de dire que c’est le pompon. 🙂

      Mais cette sombre histoire de révolver destinée à châtier le peintre qui contrarie Gaughin par ses “erreurs” de couleurs, c’est du vrai ?

      Amicalement

      Rose ***

      • Auteur
        brunot 2 années Il y a

        C’est Gauguin pas Gaughin

        Il aurait sorti son pistolet devant Armand Seguin pour le pousser à employer des couleurs primaires
        Mais il y a aussi sa dramatique cohabitation avec Van Gogh à Arles

        Brunot

  9. Trémière 2 années Il y a

    Encore une étourderie ! Je vais copier Gauguin 100 fois pour me rentrer l’orthographe dans la tête !

    Pardonne-moi Brunot.

    Oui ! Je connais un peu cette histoire de cohabitation Gauguin et Van Gogh.

    Gauguin critiquait , rabaissait Van Gogh . Il y a eu des bagarres, des violences.

    Mais la suite … j’ai oublié ! Je pense que Van Gogh a encore une fois appelé à l’aide son frère Théo.

    Rose ***

    • Auteur
      brunot 2 années Il y a

      Le lien qui unit Théo à son frère Vincent est
      remarquable

      Théo ressentit une admiration inaltérable envers son frère pendant toute sa vie, mais leurs rapports étaient parfois difficiles à cause de la différence de leurs points de vue concernant leur façon de vivre. Cependant, c’est Théo qui gardait le contact avec son frère en lui écrivant régulièrement et en l’aidant matériellement, faisant croire au début que c’est leur père qui envoyait cet argent. Vincent de son côté, qui avait envisagé une carrière littéraire avant de se décider tardivement — à l’âge de vingt-sept ans — de se consacrer à la peinture, lui répondait en évoquant tous ses états d’âme et l’évolution de sa sensibilité artistique, ainsi que sa production elle-même qui était toujours le reflet de ses réflexions poétiques et empreintes de symbolisme. Il dessinait aussi souvent des croquis pour expliquer sa vie et ses tableaux, ce qui ne manquait pas de ravir son frère2. Théo était l’une des rares personnes à comprendre le tréfonds de l’âme de son frère et à suivre aussi l’évolution de sa maladie psychique. La plupart des lettres de Théo à son frère sont un témoignage aimant d’encouragement.

  10. Gabrielle 2 années Il y a

    bonjour Brunot

    le poème est un très beau reflet de Pont Aven et j’aime beaucoup ses galettes (sourire)
    et j’ai apprécié toutes tes histoire concernant Gauguin, peintre que j’apprécie beaucoup, merci
    kenavo l’ami

    @micalement
    v+*

  11. Auteur
    brunot 2 années Il y a

    Robert Wylie

    En 1864, attiré par un récit de voyage d’Henry Bacon, un jeune peintre américain, il vient à Pont-Aven : « C’était le plus beau village que j’aie jamais vu […] Je fis part de la beauté du lieu à Wylie et Charles G. Way, qui s’y rendirent ». Enchanté par la région, Robert Wylie n’a pratiquement plus quitté la Bretagne, apprenant même la langue bretonne, hormis pour se rendre aux salons de peinture parisiens. Il a attiré à Pont-Aven d’autres jeunes peintres américains comme Mary Cassatt, Thomas Eakins, Frederick Arthur Bridgman, Thomas Alexander Harrison, etc.

    Robert Wylie peint surtout les mœurs et coutumes de Bretagne ainsi que les hommes, dans un style académique.

    « Wylie possédait un style puissant : les figures de ses scènes paysannes parfaitement modelées attestaient ce sens du volume qu’il avait acquis auparavant en tant que sculpteur. Ses paysages se caractérisaient, en revanche, par une facture « moderne » largement brossée. »

  12. Auteur
    brunot 2 années Il y a

    Pierre-Eugène Clairin, né à Cambrai (Nord) le 14 mars 1897 et mort à Saint-Loup-de-Naud (Seine-et-Marne) le 7 juillet 1980 (à 83 ans), est un peintre, illustrateur, graveur et résistant français.

  13. Auteur
    brunot 2 années Il y a

    Isidore Penven

    Inventeur des Galettes à Pont-Aven en 1890, Isidore Penven a fait la renommée de la biscuiterie du même nom grâce à son savoir-faire incomparable. Depuis 120 ans, elle perpétue la tradition de qualité et de goût qui animaient Isidore Penven pour le plus grand bonheur des gourmands.

  14. REVEPOURPRE 2 années Il y a

    ah Pont-Aven pays des fleurs

    on y est passé
    c’est ravissant et l’histoire des peintres embaume

    bonne nuit

    RP

  15. Jasmin 3 semaines Il y a

    Bonjour Brunot,

    J’ai mis un j’aime pour le plaisir de vous relire *sourire*

    Belle journée à Vous.

    Paule

Laisser une réponse

©2019 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

nec facilisis dolor libero id diam elit. Praesent odio efficitur.

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account