Poison.

Il nous vient droit des Amériques.

Feuille bercé d’un soleil magique.

Monopole et taxes, dépendance.

Colomb la troquer à ceux qui dansent.

L’amérindien le croit médicament.

Produit apporté à celui qui vend.

Jean Nicot lui attribue des vêtues.

Maman et en haut, qui fait du gâteau.

Pour cette pate elle s’est levé tôt.

Papa est en bas qui fait son tabac.

Les hommes d’hier refont le combat.

Cigarette comme une jeune fleur.

La suce jusqu’à ses yeux en pleurs.

La fleur au bout du fusil c’est fané.

Sa feuille pour le combattant ruiné.

Aimer cette tueuse jusqu’au bout.

Un souffleur de vers presque à genou.

Des ronds de cette bouche prennent l’air.

Digité voleuse et lui sur terre.

Volutes dans ce ciel tourmenté.

Fragments loin d’une réalité.

L’inspirant rit de ses poumons remplis.

L’expirant rend ses doutes à la vie.

Dialogue entre lui et ce faut sourd.

Des supplications de cris trop lourds.

Mes voleuses ont défié l’ordre.

Mes bronches ne sont plus que désordre.

Cigarettes pour ce fou de la vie.

Fausses sucettes pour combler l’ennui.

Des cigares plus gros que mes petits doigts.

Utiles pour cet ancien adroit.

Il sait qu’en l’aspirant il va mourir.

L’autre préfère respirer et courir.

Dans les guerres des enfumés on abat.

Peur pour ces poumons devenus abats.

Voir de ma bouche la fumée s’enfuir.

A cote ils ne veulent que construire.

La jeunesse et moi somment des moqueurs.

Des veines nouvelles et des nouveaux cœurs.

 

J’ai dépassé le mur du con, c’est dit.

Les futurs centenaires l’ont interdit.

Des machines sortent les cigarettes.

Tabac et plus pour pas que ça n’arrête.

Le fric a dévoyé la plante.

Des distributeurs aux goulues fentes.

Le temps manque pour me dire qu’elle écœure.

Temps où régnait la tartine de beurre.

Après la guerre et la fumée qui tue.

Un vieil enfant rit et continue.

Il a connu des fumeurs s’envoler.

Des vieux jusqu’à la fin résister.

Une faucheuse veut envelopper.

Avant de partir l’esprit échappé.

Ames quittées de ceux qui veulent encore.

Des doutes là plantés comme un décor.

Les fumeurs devraient être des bénits.

Les attardés de cette vie bannis.

Une leçon de choses pas finie.

Fumer ou pas tu vas vers l’infini.

Soudain surpris d’une fatale toux.

L’autre parti les mains remplies d’atouts.

Des cigarettes grillées comme dans la guerre.

Clops posées sur les lèvres comme naguère.

Le fumeur d’un doigt cruel jette le mégot.

Il est devenu plus fort que ces mégalos.

Des volutes devenues amas de cendres.

                   

  • Vues1003
  • Aime0
  • Évaluations12345
0 Commentaires

Laisser une réponse

©2019 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

facilisis non dictum Praesent Donec porta. consectetur sed adipiscing consequat. venenatis elit.

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account