Pobrécita Yo

Pobrécita Yo

Un chat sur la pointe des pieds,

sur l’échine nacré du piano

et le rideau violé par le contre jour

voici tout ce que le lieu cherche a dire.

 

Une ballerine morte de froid

dans le coffre a jouet

l’épouvantail penché sur le tracteur éventré

la moustache pleine de cambouis

ta mère nue dans un magazine

et mes deux bras te cueillant ainsi,

voilà tout ce que je cherche a dire.

 

et toute les prophéties

deviennent un mobile pour devenir fou

un lys invertébré dans l’œil du croque-mort,

un arrosoir plein d’acide

et le soleil qui décline, qui décline,

nous laissant pour mort.

 

Tandis que,

naissantes,

sublimes,

de fines gouttes de pluie nous découvre

moi,

l’homme citrouille

et toi,

tombant du carosse

peu après minuit

dans une des flaques arides

de la vulve d’un parapluie…

 

Aime moi plus fort,

que je te doive la vie.

 

 

 

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