Pleurnicheries automnales.

Pleurnicheries automnales.

Je pleure en épave en dérive
Sur sa propre rive
Échouant

Sur les galets vicieux de mon tumultueux rivage
Sur mes plaies grandes ‘ouvertes
Béantes  sur le néant

Je sanglote des larmes en gouttelettes
Fines et perçantes
Comme une pluie froide et gelée
Sur mon âme, tombant

Je suis presque en déroute d’une vie
Passée à attraper des chimères
Par leurs queues pendants
Telles ces sirènes fantasmagoriques
Mortes noyées dans leur propre  champ

Le terminus est là
Un arrêt de plus
A l’embouchure de ma défaite
Et du déclin de mon automnal temps

Une faucille brille dans le noir
De tes yeux
Tu t’es éteinte en septembre
Presque en silence  si ce n’est l’éclair
D’un sourire glacé
Figé sur le marbre de ta main
Par un toucher effrayant

Tout m’a ramené à ma triste réalité
De n’être après toi
Qu’un spectre errant

Les terminus ont  des sangs
Terminus, on descend !

 

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