Petit poisson deviendra grand, si Dieu lui prête vie !!!

Petit poisson deviendra grand, pourvu que DIEU lui prête vie

Un petit poisson, nageant dans l’onde limpide, explorant chaque recoin de la rivière, chaque caillou, chaque souche immergée, rempli de curiosité, visitait alentours le milieu aquatique, flirtant avec ses voisines les grenouilles, ses voisins les canards, il batifolait sans se soucier du temps qui passe.

Remontant le courant, puis se laissant glisser comme sur un toboggan d’eau vive, il battait des nageoires, insoucieux des dangers de la nature environnante. Pour lui, rien ne comptait plus que le jeu, curieux de tout nouveau plaisir à découvrir, de nouvelles frasques à effectuer, les jours s’écoulaient, heureux de vivre il était.

Soudain, au hasard de ses explorations, que ne voit il pas, comme flottant entre deux eaux, un lombric qui lui semblait faire un ballet de contorsions suspendu à un fil de nylon. Ce numéro lui faisant grande impression, il se dit, il faut que je prenne sa place dans ce nouveau jeu aquatique. Sitôt dit, sitôt fait, il gobe le vers et le voilà au bout du fil.

Mais que ne fut pas sa surprise, une douleur vive en sa bouche comme une violente piqûre. D’un réflexe, il tente de s’enfuir, mais, pour son grand malheur le voilà prisonnier, point aller plus loin, il ne peut. Qui plus est, voilà qu’il se sent comme retiré de son élément, suspendu au bout de la ligne du pêcheur. Ce qui lui avait semblé une ombre au dessus de l’onde, prend réalité et se transforme en un réel grand danger. Suspendu entre eau et ciel, il a beau se débattre, rien n’y fait, il est bel et bien prisonnier de ce fil qui l’extirpe de son habitat.

Voilà qu’il prend contact avec une chose dont il ignorait tout, l’herbe. Malgré ses efforts pour s’échapper, attaché au bout de la ligne il reste, jusqu’à ce que le pêcheur l’en délivre, mais seulement pour le mettre en cage dans une sorte de nasse. Bien sûr, il se retrouve dans son élément, mais sans pour autant pouvoir disposer d’une quelconque liberté de mouvements, captif il est et captif il reste.

Heureusement, par bonté d’âme du pêcheur ou parce que le trophée qu’il représente n’est pas digne de cet homme, le voilà qui recouvre sa liberté.

Ne demandant pas son reste, il fuit loin de la rive en se disant à lui même que plus prudent à l’avenir il serait, que de toutes choses nouvelles il se méfierait et qu’à pareille aventure, on ne l’y reprendrait plus.

Moralité: si quelque chose tu ne connais pas, de méfiance arme toi et surtout de t’en emparer garde toi.

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