Pensées automnales

Les chaudes journées languissent
Dans cette pâleur ennuyeuse
Se mutilant avec le sabre lunaire
Elles rentrent dans le moule hivernal
Mais à travers une trouée azurée
Elles bleuissent au miroir du beau
Maints bras d’un soleil brillant
Cisèleront les journées estropiées
Lorsque la saison fleurira

Le merle s’est tu aux cris des mouettes
Le chant du rossignol s’est perdu
Dans le hurlement d’une bise noire
En chemin l’hirondelle trisse
Elle fuit l’aquilon
Mais à la brune d’une journée tronquée
Le pépiement des moineaux psalmodie
Nous humons un petit air sucré
Les grillons enchantent encore les prés

Les cloches sonnent le déclin
Aux gesticulations d’un berger
Les vaches ruminent la douleur de la terre
En descendant le long d’une enflure terrestre
Elles se sont paît de cheveux verdoyants
Le lait d’un champ coule en elles
Il nourrira les hommes
Lorsque le froid aussi traira les nuages
Le troupeau beugle
L’hiver pointe sur l’étable
Enchaînées leur queue se trémousse pourtant
L’été dort sous une botte de foin

A la lisière d’une forêt d’âges
L’automne se tient en embuscade
Il bondira sur l’homme au zénith
Et l’entraînera vers le tombeau
Aux étoiles de la nuit éternelle
L’âme scintillera à jamais

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