Partance

Les matins au pas de course.
Excusez, j’ai l’heure aux trousses.
Les wagons sentent le départ.
Pas même le temps de voir la gare.
Rails contre roues raillent ferrailles.
Le train glisse et je baille.
Les têtes tanguent, résignées.
On n’a pas fini de rêver.
Mouvement pour des endormis.
Fin de nuit pour les insoumis.
L’importuné tend son billet.
Le contrôleur a réveillé.
Parfois je relève la tête.
Elle nous a emporté la bête.
Elle s’arrête enfin en criant.
Nous sommes attirés par l’avant.
Au revoir nuit inachevée.
C’est qu’il faut aller travailler.
Le monstre s’apprête à vomir.
Le jour à venir nous attire.

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4 Commentaires
    • Auteur
      Alain59 4 ans Il y a

      Bicycle d’un myope en train de cheminer.
      Les deux gouffres me conduisent vers les flammes.
      Elles lèches sur le bûcher et sous la croute terrestre.
      “Bi” en.
      Défaut d’un noël descendu.
      Que pour les petits frappant leurs minettes pas encore froides.
      Merci du com…

  1. brunot 4 ans Il y a

    Bonsoir Alain

    C’est le train-train quotidien

    Brunot

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