Orage

Le vent se fait fort, les fenêtres claquent,
L’horizon se soulève et me menace.
Partout où je cours, ses yeux me traquent,
Son air impérieux m’oppresse et me glace.
Dans tous ses regards, il me désapprouve,
Il me reproche tous ses pires troubles.
J’essaie de le fuir, mais il me retrouve,
Et il me punit dès lors qu’il redouble.
Je le cache à mes yeux, alors il gronde.
Je camoufle ses sons, alors il tombe.
Ses larmes, acides, noient mes larmes rondes.
Je pourrais nager lorsque celui-ci m’inonde,
Mais pourquoi donc fuir ce qui est sa tombe?
Je laisse ses flots panser nos douleurs profondes.

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