Octobre prêt à convier l’hiver

Sur le bois clair de la table impatiente,
Un livre ouvert attend qu’Octobre s’abandonne

À l’enfantement d’un gris* meurtrier.

 

Là-bas entre les oliviers, Octobre vibre,
Froid, hostile, bien trop humide,
Prêt à convier l’hiver,
Ses lignes infertiles
Entre les sillons bleus
Des champs de blé dormeurs
Aux couleurs terre de sienne brûlée.

 

Octobre,
Ton âme s’est réfugiée au cœur de la mienne.

 

Partout ta lumière blanche,
Tranchante, cruelle et franche,
Dans ses échos de métal, ses reflets d’airain,
Sur le grès rouge monumental des montagnes,
Joue à changer l’or froid d’une forêt infidèle
En plomb,
Bien que depuis toujours elle soit sa compagne.

 

Octobre,
Ton âme s’est abritée au creux de la mienne.

 

Entre tes mains aux doigts glacés d’albâtre
Un livre ouvert attend
Qu’un vent violent feuillette mes pages blanches
Pour comprendre pourquoi
Pas un mot ne s’envole
S’il n’est pas encore écrit pour ton théâtre
Où jamais tu ne te joueras d’eux,
Pour savoir
S’il doit attendre que mes paroles se figent
En un je t’aime.

 

  • Vues1770
  • Aime0
  • Évaluations12345

0 Commentaires
  1. Auteur
    Mederick Emrys 3 ans Il y a

    Précision peut-être utile, un gris est un vent froid…

    • Alain59 3 ans Il y a

      Jonchée de feuilles et de parfums, elle danse.
      La ronde terre gigue avec aisance.
      Journées d’automne sachant fasciner.
      Ses nuits viendront nos rêves assassiner
      De noires pépites piquent l’élu champs.
      Elles picorent et ce bruit devient chant.
      Manger pour continuer et vivre.
      Les champs retournés et les becs ivres.
      Les givres bientôt auront raison d’elles
      Elles engloutissent en serrant les ailes.
      Un gâteau loin des hirondelles luit
      L’oiseux resté là se votre sur lui.
      Brun manteau parsemé de noirs.
      Le temps sombre profile ses soirs.
      L’herbe devient mal aimée.
      L’arbre lâche ses bien aimées.
      Trop penché sur ce roseau mort.
      Un mois et beaucoup d’axiomes.
      Il a jeté cette poupée.
      Le presque vieux sans savoir.
      La journée offre son pourboire.
      La Mer suce toutes les terres.
      Pirate refusant les ferres.
      Mon égo pousse les altères.
      Se sentir moins mort que ce frère.
      Pas vu celui sur la route.
      Il marche entre déroutes.
      Soupirer cette vie une heure.
      Hommes victimes de loseurs.
      Entrevoir ces dieux sans pleurs.
      Déverser des cadeaux de pleurs.
      L’esclave rêve dans la nuit.
      Gouttes dorées et il reluit.
      Il ne rit pas de ces jugés.
      Dans sa tête un réfugié.
      Bruits de guerres bien entendus.

      DEVISE : Penser à vivre et vivre pour penser

  2. Sandra 3 ans Il y a

    Merci pour la précision !
    🙂

  3. personne 3 ans Il y a

    Un livre ouvert attend les milles promesses à graver pour le bonheur de votre belle.

    Je souhaite de belles pages pour une vie illuminée de tendresse.

    Agréable soirée

    Amitiés
    Jepoétesse

    Ouvrez les plus belles pages de votre livre pour séduire mille déesses.

  4. Mireille Masson 3 ans Il y a

    Bravo Mederick ! Magistralement écrit !

    J’adore !

    Je vote et étoile
    Amitiés
    Mireille

Laisser une réponse

©2019 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

libero lectus non justo porta. risus. sed facilisis ante. felis nec

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account