Octobre prêt à convier l’hiver

Sur le bois clair de la table impatiente,
Un livre ouvert attend qu’Octobre s’abandonne

À l’enfantement d’un gris* meurtrier.

 

Là-bas entre les oliviers, Octobre vibre,
Froid, hostile, bien trop humide,
Prêt à convier l’hiver,
Ses lignes infertiles
Entre les sillons bleus
Des champs de blé dormeurs
Aux couleurs terre de sienne brûlée.

 

Octobre,
Ton âme s’est réfugiée au cœur de la mienne.

 

Partout ta lumière blanche,
Tranchante, cruelle et franche,
Dans ses échos de métal, ses reflets d’airain,
Sur le grès rouge monumental des montagnes,
Joue à changer l’or froid d’une forêt infidèle
En plomb,
Bien que depuis toujours elle soit sa compagne.

 

Octobre,
Ton âme s’est abritée au creux de la mienne.

 

Entre tes mains aux doigts glacés d’albâtre
Un livre ouvert attend
Qu’un vent violent feuillette mes pages blanches
Pour comprendre pourquoi
Pas un mot ne s’envole
S’il n’est pas encore écrit pour ton théâtre
Où jamais tu ne te joueras d’eux,
Pour savoir
S’il doit attendre que mes paroles se figent
En un je t’aime.

 

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