Le bonheur coule de nos vicissitudes

Et inonde d’autres existences ;

Notre soif ne peut le retenir.

Il s’échappe comme une anguille

Pour grandir dans les douces attitudes

Et se reproduire en mer de sagesse.

Le bonheur s’étouffe sous la gloire,

Il se meurt sur l’ambition

Et trépasse aux côtés de la vanité ;

La poussière du bonheur nous interroge.

Le ravissement s’empare d’un homme ;

Il le transporte vers les instants magiques

Transformant son bas-monde en empyrée

D’où l’œil évanescent lui sourit,

Où la disgrâce se pâme au fil de l’amour.

L’homme entrevoit la céleste harmonie

A travers les barreaux de sa destinée ;

Sa félicité n’a pas de mots

Quand la dilection suinte du commun.

La mystique ondulation parcoure la scène ;

Elle saisit l’individu par le cœur

Et l’aspire dans un tourbillon d’extase ;

Dans une frénésie jubilatoire,

L’individu tourne comme une toupie

Sur la toile d’un ange musicien,

Sur un tissu de notes entrelacées

Autour de la complainte d’un désir étrange.

La musique agite la vague aspiration

D’un individu confronté à l’ordinaire ;

La larme perlant sur sa joue se cristallise

En se dissolvant dans une mélodie ;

Elle donne du corps à la perfection.

Ô béatitude insaisissable !

Légère comme une éponge,

Poreuse à souhait,

Induite d’un fluide séraphique,

Tu glisses sur nos têtes

A la faveur d’un battement de grâce.

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