Il n’y a pas de signalisation aux plus importantes croisées des chemins de notre vie

La nuit dernière
j’écrivais une nouvelle
sur ces amours
qui glissent comme une poignée de sable entre les doigts,
j’avais comme un doctorat en la matière.
J’écoutais des poèmes de Morrison en boucle,
ne comprenant pas grand chose à l’anglais,
je captais néanmoins des mots
qui arrivaient comme des promesses.
Les promesses d’une phrase,
d’un chapitre,
Les promesses d’une cohérence,
d’un rêve,
d’une vague de sentiments
qui remplie le silence d’une page vierge.
La nuit était humide,
le vin caressait ma gorge
et mes doigts dansaient avec frénésie
sur le clavier.
Je renouais avec l’amour de l’écriture,
faire danser mes doigts chargés d’ivresse
sur des notes mélancoliques,
c’est ce que j’avais trouvé de mieux à faire dans la vie,
après l’amour.
Je rassemblais donc
toutes ces histoires que j’avais lues,
vécues
ou écoutées,
pour composer quelque chose qui paraît réel.
L’heure devenant tardive,
Mon corps s’ébréchait comme une fresque battue par les vents,
et tous ces fantômes qui glissent dans l’oublie
après que la grande faucheuse passe
m’ indiquaient qu’il était temps de dormir,
la bouteille était vide.
Et au petit matin,
frai comme la gueule de bois de toute une vie,
je me suis lancé sous la douche,
et contrairement
aux autres matins
je me suis mis à penser,
car intellectuellement parlant,
je pense souvent à ne pas penser,
ça évite certain remue ménage
avant d’aller au chagrin.
Puis comme il n’y a pas de signalisation
aux plus importantes croisées
des chemins de notre vie,
J’ai vomi en trois traites,
vin,café, pattes, andouillettes,
et je suis parti travailler,
l’air de rien…
Le soleil se levait aussi..

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