Nocturne

Nocturne

J’aime la nuit frôler les grandes métropoles
Qui reflètent le ciel dans leur scintillement
Électrique et brumeux à cette heure où l’alcool
Poisse au fond des derniers verres et des coeurs lourds
La nuit calme est venu étendre son velours
Sur ce monde incertain s’ennuyant de lui même
Où je vais sans un bruit mon chemin de bohême
Qui m’entraîne plus loin interminablement.

Les villes endormies sont comme des mirages
Que mes pas esseulés poursuivent dans la nuit
Sans un bruit, sans effet sans argent sans bagage
Sans espoir ni remord, sans joie et sans chagrin,
Sans trouver de rivage au long cours du chemin
Qui longe l’univers nocturne de vos songes
En cette heure tardive où les heures s’allongent
Étirant sur la nuit leurs ombres alanguies.

Les villes de mes nuits où des comètes dansent
Aux feux des carrefours brillent dans le lointain
Mon voyage perdu frôlera leurs silences
Et ma route sans fîn m’entraînera encore
Plus loin toujours plus loin de ce monde qui dort
Mes yeux brûleront d’un sommeil anéanti
Mon destin s’enfuira vers de nouvelles nuits
Où des villes nouvelles s’allument au lointain.

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