MORT FINE

MORT FINE

 

Morphine que je m’injecte dans les veines

Les soirs où j’ai vraiment trop de peine.

Amphétamine que j’avale tous les jours

Afin que l’instant me semble moins lourd.

Alcool que j’ingurgite verre après verre

Afin de supporter d’être sur terre.

Me noyer dans ce monde hypnotique

Au vapeur alcoolique,

Pour arriver à oublier qui je suis

Et ce temps qui lentement s’enfuit.

Un univers remplit de chimère

Que je voudrais pouvoir foutre en l’air.

Interminable descente abyssale

Comme une mare de sang qui s’étale

Sous la lame déchirant mes poignets exsangues,

Seul moyen de communiquer comme une langue

Apprise au plus profond de la fange

Par un démon à la gueule d’ange.

Ma vie n’est faite que de brisures

Que je calfeutre dans la démesure,

De toutes ces drogues qui s’entremêlés

Qui doucement me poussent vers ma stèle.

Je ne suis que le jouet d’un jeu ultime

Qui finira un jour par une mort fine.

WøLø

15/2/2013

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9 Commentaires
  1. rymailleur 5 ans Il y a

    Vous avez consigné, analysé et dépeint combien la tristesse dans l’abandon a besoin d’une béatitude et d’un bonheur pour aboutir à une consolation et une extase, parfois mortelle…

    Amitié poétique
    Mélancolie
    Rym

  2. Isa 5 ans Il y a

    Quelle triste dépendance… comme toute forme de dépendance d’ailleurs… La vraie liberté est de pouvoir se détacher de ces attaches… Si ce poème est du vécu, j’espère que vous pourrez trouver un jour cette liberté

  3. Youseii 5 ans Il y a

    La douleur d’une vie que l’on doit supporter malgré nous
    la douleur insupportable à laquelle on veut mettre fin …
    Ton poème me parle au coeur et au ventre
    poignet, lame, sang et larmes …je connais …

    Pensées et amitiés …

  4. Auteur
    Mélancolie 5 ans Il y a

    merci,a tous pour vos commentaires.

  5. melodie rebelle 5 ans Il y a

    merci, des tourments fort bien décrit

    Amitiés

  6. melodie rebelle 5 ans Il y a
  7. Curare 5 ans Il y a

    J’aime bien le jeu de mot-
    Lisez Cioran-
    On dit qu’il ne faut pas être dépressif pour lire Cioran-
    Je pense que sa lecture au contraire est révélation –
    S’emboîter avec sa vie et son mal
    Jusqu’à la piqûre finale –

  8. yahya 3 ans Il y a

    “Interminable descente abyssale

    Comme une mare de sang qui s’étale

    Sous la lame déchirant mes poignets exsangues,

    Seul moyen de communiquer comme une langue”

    J’ai connu cette auto destruction Mélancolie mais si on s’en sort vivant le mentale lui avec toutes ces substances nocives on le rend mort !

    belle plume ! merci

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