Mon Étoile.

Seul au milieu de cette constellation, je m’évade entre rêve et réalité.                      Je ne distingue plus le vrai du faux.
Seul mon esprit divague au gré de la houle.                                              Tranquille, mon corps est porté par les flots se dirigeant vers des lieux encore inconnus.                                                    Que m’arrive-t-il ? Pourquoi ai-je la sensation d’être si léger? Comme un flottement dans mon âme ? Et ces lumières si haut dans le ciel ? Puis-je seulement les attraper ?
Pourquoi sont-elles si loin ? Et toi ? T’arrêtes-tu de briller lorsque je cligne des yeux ? Ou brille-tu même pour un autre ?
La nuit te mets tant en valeur. Je ne vois que toi parmi cette nuée d’étincelles.
Tiens ? Quelque chose coule sur mes joues ? Des gouttes de pluie ? Non aucun nuage n’existe en cette nuit. C’est salé. Je pleure. Ma vue se trouble. J’ai de plus en plus de mal à t’appercevoir. Je suis si triste et tu es si loin. J’ai mal. Tu deviens floue. Je ne te vois plus. Je panique. Reviens !
Le vent se lève. L’ocean s’agite. Les vagues se creusent. Mon corps est à la dérive. À l’aide ! Mon coeur s’essouffle. Il faut tenter de vivre. Je dois tenter de vivre !
Ça y est.
Je me noie.
C’est la fin.
Je lève la tête dans ta direction en tentant d’apercevoir une ultime fois, ta lueur qui faisait battre mon coeur. Mes hurlements s’ettoufent sous le poids de l’océan. Mes poumons sont gorgés d’eau. J’ai froid. Mon coeur s’est arrêté de battre. Alors voilà. C’est terminé. Moi qui flottais sur cet océan infini, je mets un terme à notre voyage.
Les éléments se calment. Le silence est tombé. Le temps est à nouveau suspendu. Je suis en vie. Noyé mais en vie. Mon coeur ne bat plus. Je suis coincé entre deux battements de coeur. Les deux derniers qui me restent.
J’ouvre alors les yeux. Ma vue est toujours troublée. Mais je crois distinguer des formes et des couleurs. Perdu sous ces eaux limpides, tu m’éblouis. C’est toi. Je te reconnais. Tu ne m’as pas laissé tomber. Mais toi aussi tu pleures. Ne t’inquiète pas, mon amour. J’arrive.

Mes yeux se ferment, mon coeur vient de rendre son dernier battement. Comme la dernière note d’un Requiem, un dernier son de cloche. Cette fois c’est vraiment la fin.

Une nouvelle étoile vient de naître.

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