« Mon père au-dessus de l’arbre » d’Abdelhalim Hafez

« L’amour les a jetés, c’était l’homme d’une couleur brune et une femme qui porte des cheveux châtains
Ou tu l’as jeté ? Tu es un cœur dur, un destructeur, sans pitié et implacable, et tu les déposes sur un coin !
Lui, il reste perplexe et que le lendemain sera mieux qu’aujourd’hui, tu l’as déposé très loin !
Il disait que le temps passe vite, très vite et qu’il réglera ça demain
Pourquoi tu l’as jeté ? C’était toi qui racontes l’amour de merveilles dans des histoires des femmes et des hommes ! Néanmoins !
C’est toi en même temps qui parles à l’oral, des mots qui touchent et d’autres qui souffrent. Un cœur mongolien !
Ils iront ensemble quand l’homme de parole prend sa chance, terre et mer en évitant l’aérien
Vois-tu l’insensible destin ?
Ils ont traversé ce pont en commun
Et il reste avec elle, dans les beaux moments et les pires, son amour et le sien
Et toi, tu comptes leurs pas, un minuteur expert des Jeux Olympiques comme un chien
Les nuages des cieux les ont portés en toute sécurité, ils restèrent longtemps au-delà des jours quotidiens
Ils partent, peureux qu’ils souffrent encore et qu’ils s’éloignent comme des poussins
Et moi et toi, on reste chez nous à domicile, à l’auge de mon cœur, mes secrets, là-bas en attendant de lier les mains

Aymane Semmid

*Poème inspiré de la musique Arabophone d’Abdelhalim Hafez qui s’intitule « Gana Al Hawa »

 

 

 

 

 

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