Mieux vaut boire du rouge que de broyer du noir*

Accoudé sur le zinc de l’estaminet
L’homme sans vergogne lorgne sur la rue
Tout comme à l’intérieur tout est drue
Et la bringue sent la flore et le tendre minet

Il descend sans scrupule son vin et sa bière
Non pas qu’il se prolonge vers le cimetière
Mais les cordes sont là du piano qui vibrent
Entonnant des chansons et des contes livides

Si plus tard il rejoindra sa blonde débauché
C’est bien moins pour le sexe que pour être ébranlé
Par les doux seins d’une honnête journée

Relaxant ses muscles et son esprit bandé
Tout comme ses yeux clairs voudraient éclairer
Le fond de son verre, d’une blême satiété

Alors il dormira, juste après le baiser.

 

 

 

* titre emprunté à un bouquin

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5 Commentaires
  1. Jeanlegentil 2 ans Il y a

    C’est génial Michel

  2. ATROS 2 ans Il y a

    J’aime et même si tu parle d’un piano, l’ambiance de ton poème me fait imaginer un solo nostalgique de saxo.
    J’aime +

  3. REVEPOURPRE 2 ans Il y a

    c’est original

    j’aime beaucoup!

    bonne soirée

    RP

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