Melancolia.

Mes yeux ont soif de rêves et d’or
Qui ne voient que terres jectisses,
L’automne est venu, l’hiver hisse
Sur ses feux roses sa pelisse :
Ô Que ne puis-je aimer encor !

Le ciel clair chevauché d’oiseaux,
Pleut sur ma noire solitude,
Hantée de pensées que j’élude.
Rires frais, enfance, prélude :
Se va flétrir ton doux réseau…

Sur mes lèvres sont des chansons
Que tient enchaînée ma tristesse,
Et mes mains vides de caresses,
Meurent de n’avoir ni flanc ni tresses,
Feuilles mortes à l’abandon…

Printemps venu tu me désoles,
Funèbres sont tes vols de pies,
Lasse est mon âme et même pis :
Que m’emportent tes farandoles…

Je suis le vieil enfant, je suis
Le sentier mélancolique.
Je suis le fol amant, je suis
Cette douce amour chimérique.
Le vent, d’un souffle bref l’essuie,
Cette larme qui mon œil pique…

Suis-moi ombre fidèle vers
Ce ciel aux fastes ironiques
Tendu comme une véronique
Qu’effacera le soir oblique
Suis-moi vers le fatal hiver…

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