MA LAMPE

Posé sur une table,
Pour être capable,
Ou sur un buffet,
Pour trahir nos traits défaits,
Vivante ou morte,
Je suis celui qui l’anime
Ou qui la rend aux abîmes.
Portant de grands chapeaux,
Blancs, noirs, de toutes les couleurs,
D’une robe droite ou en porte-manteaux,
C’est moi qui la choisi quand il est l’heure.
Elle est des fois décevante,
Presque non vivante
Quand son cœur se brise
Et que son filament
Fait un faux semblant
Quand je la prise.
Elle éclaire mes nuits
Quand mes yeux ne sont sertis,
Elle éclaire mes pleurs
Quand mon être a peur.
Chaque fois que je lui demande,
Sans que je sois à l’amende,
Elle me décris des faisceaux
Qui me rendent mon envie
De peindre à mon ennui
Ces quelques écrits
Que je tisses dans l’oubli.
Si tu n’étais pas là,
Je saurais qu’à chaque pas,
Je trébuche sans toi
Sans ta lumière pour moi.

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2 Commentaires
  1. Trémière 6 ans Il y a

    joli soir Julien,

    merci pour ce partage.

    la douceur , la fraîcheur, la tendresse qui émanent de tes vers ont su me bercer et m’apaiser.

    j’aime beaucoup 🙂

    au plaisir de te relire!

    Bien amicalement.^^

    Rose.

  2. Music Arts 6 ans Il y a

    La lampe et son ampoule surtout, souvent ne tient qu’à un filament. Est-ce à dire qu’il faut en user avec économie? S’agissant de celle dont vous parlez, je ne crois pas.

    Longue vie à cette lampe.

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