Ma chère S…

Ma chère S…

Que faut-il éprouver pour le droit de revivre
Ces grands éclats de rire au doux creux d’un chemin,
Ce printemps florissant, au parfum qui m’enivre,
Et l’instant ineffable où je te prends la main.

Puis-je encore espérer, de retour au village,
En trouver trace comme…un cœur sur un tronc, ou
Devais-je y réfléchir avant d’avoir cet âge
Avancé, pour ne pas être traité de fou.

Et pourtant, mon amour, mon bel être angélique,
Mon éternelle idylle au charme bucolique,
En ces lieux encensés, en flânant alentours,

Je t’ai revu tendron, j’ai même cru t’entendre ;
Mais, bien sûr : « si le feu peut durer sous la cendre »,
Je sais, « ce n’est pour toi, plus l’heure des atours ».

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