L’orage en vers libres

Une sérénité céruléenne
M’envahit délicieusement
Sous l’été du firmament.
La végétation se pavane
Au zéphyr voluptueux
Qui caresse mon visage.

Un groupe de randonneurs
Me berce de leur musique ;
Les flûtes enchanteresses
Hypnotisent la rose, la reine des fleurs.
Abasourdie de bonheur, elle se donne
Aux entremetteurs de l’amour.

Soudain, l’espèce butineuse s’ébroue
Dans un silence térébrant ;
Le ramage de la gent aillée
s’évanouit dans un climat qui se terrifie ;
Au loin, la noirceur s’étend,
Poussée par le tumulte du temps.

Le vacarme houleux s’entend à la ronde ;
Un souffle de colère fouette le champ ;
La houle des nuages engloutit l’azur ;
L’ombre démiurgique se déploie,
Accompagnée de fracas térébrants
Qui dessinent des zigzags de feu.

La rage céleste se déverse en trombes.
Je patauge dans la désolation ;
Mes pieds s’enfoncent dans une terre en boue,
Dans la fange d’un champ assailli
Par la folie de la nature
Inscrite dans les arcanes de la vie.

Mais magiquement, la voûte sombre s’éclaire ;
Les nuages larmoyants se déchirent
Sous les dards du roi soleil.
Les effluves des herbes trempées,
Le parfum des fleurs imbibées
Me conduisent vers les cimes paradisiaques.

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