L’orage

Un ciel de pure couleur
Dans mes carreaux se propage ;
Je glorifie ce bleuté
Sous un soleil de chaleur
Qui peigne d’or un alpage
Aux verdures de l’été.

Le troupeau qui sonorise
De manière savoureuse
La montagne dominante
S’agglutine sous l’emprise
Des mouches soudain affreuses,
Des abeilles bourdonnantes ;

Elles présagent l’orage
Sous un azur cristallin
Et annoncent la tourmente
Sur le serein pâturage.
Des nuages opalins
Dans le lointain alimentent

Le déchaînement du temps.
La noirceur du firmament
Sourd dans la lourde atmosphère ;
A mille lieues, l’arc boutant
Montagneux soudainement
Se vêt d’une ombre d’enfer ;

Des fantômes nuageux
D’un effrayant anthracite
S’avancent en entonnoir
Dans un air marécageux ;
Les éclairs y ressuscitent
Les tonnerres d’un dieu noir.

Le bétail gagne l’étable,
Mais sous son appentis
J’aperçois le gai tapis
Couvrant le ciel lamentable
D’une peinture métisse
Présageant le bleu répit.

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