Longtemps après..

J’avais pris un matin, du plus loin que je me souvienne

J’avais pris cette plume pour écrire quelques amertumes

Pris quelques feuilles blanches de mes persiennes

Pour colorer mes pensées dans une lettre posthume.

Du plus loin que mes doigts roulaient cette plume,

Dans cette chambre, sur le haut d’une dune,

Je pensais lire une vie qui s’enffume

Je retrouvais ma première lune.

Mon cœur qui s’efface ligne après ligne

Mon âme qui disparaît sous le temps qui passe

J’avais, je crois une vie qui trépasse

J’avais, je crois aucune adrénaline.

 

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