L’on m’a mis dans les mains une arme automatique ( suite)

 

J’aimais pourtant courir la campagne fleurie
Découvrir la violette à l’ombre des buissons
J’étais le bleu zéphyr des futaies en furie
J’étais sur un corps pur l’ineffable frisson.

J’étais le tourbillon des spirales de neige
Je coupais les roseaux au pied des peupliers
Pour chanter cette vie que j’inonde et abrège
De leste matériel …. j’étais un écolier.

Et je ne savais pas ces antres insondables
Je ne les croyais pas bien que les éprouvant
Je jetais des bouquets aux parfums formidables
Pour les gonfler de rêve et d’Amour et de Vent.

Mais l’on veut aujourd’hui que j’épaule un fusil
L’on me veut en la masse incorporé de force
L’on me veut incendiaire, assassin et Nazi
Que je sois l’un des bras qui frappe et qui amorce

 

 

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10 Commentaires
  1. ÖdeLa 4 ans Il y a

    Croyez-vous que l’on puisse
    ” jeter des bouquets aux parfums formidables ” et se laisser mettre un fusil dans les mains ? Alors j’ai envie de dire comme Boris Vian …..”déserteur “!

    un beau texte bien que le dernier quatrain soit dérangeant , enfin pour moi

    • Auteur
      JeanPelerin 4 ans Il y a

      Mais Ödela, c’est justement ce que j’ai voulu dire.
      J’ai dû faire quelque part quelque maladresse pour que ce poème très moyen soit compris à l’envers ! lolll
      En fait, j’ai voulu éditer unpoème tellement long que je l’ai tronçonné en trois partie, le clavier n’étant pas mon fort.
      Je suis très feignant , il faut l’avouer.
      Ce que vous avez lu, Ödela, c’est la deuxième partie.
      Pour rectifier le tir, si j’ose dire, lolll, je vais faire une copie du début du poème. Ah quel travail ! Quels tourments ! Je plaisante, bien sûr !

      Amicalement

      JP

      • Auteur
        JeanPelerin 4 ans Il y a

        je vous présente, Ôdela, le début de ce texte

        _____
        L’on m’a mis dans les mains une arme automatique
        Et l’on m’a dit : » voilà c’est ton nouveau métier
        Entre ces murs croulants, très hauts et sympathiques
        S’étendra désormais ton Sublime chantier. »

        L’on m’a dit : » Le dard gris c’est une baïonnette
        Baïonnette française, unique en tous combats
        Celle qui tue le mieux: une blessure honnète
        Hémorragie interne …. un corps qui se débat … »

        J’ai posé ces objets sur une vaste table
        Je les ai contemplés en silence un moment
        Ainsi l’on va m’apprendre un art épouvantable
        Tuer d’une main ferme … avec entraînement.
        ____

        DFe cette façon on voit clairement que je déteste les armes, les armées , les huiles, les manoeuvres etc …

        Merci Ödela d’être venue lire et d’avoir eu la franchise de me mettre les points sur les zi .

        Texte tronqué texte raté !

        JP

  2. Trémière 4 ans Il y a

    j’attends la suite

    Amicalement

    Rose ***

    • Auteur
      JeanPelerin 4 ans Il y a

      Merci belle Rose à nulle autre pareille !

      La suite et fin arrive !!

      Amicalement.

      JP.

  3. Trémière 4 ans Il y a

    + vote et ****

  4. Auteur
    JeanPelerin 4 ans Il y a

    A mon tour

    https://youtu.be/gjndTXyk3mw

    Boris Vian chante faux mais il compose merveilleusement ciblé

    JP.

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