Sur les rives pâlit l’encre des peupliers

Et leurs feuilles figées dans la brume pendillent.

Tous les arbres semblent costumés de guenilles

Et les saules penchés paraissent supplier.

 

Flottant sur les nappes d’un nuage cendré,

Plus loin, un pont plane dans la grisaille humide,

Jalonné des lueurs des lanternes timides

Tâtonnant les pavés d’un passage effacé.

 

Les nuées délavées camouflent les vasières,

Dissolvent les grèves et diluent les lisières,

Boires et déboires, méandres mélangeant;

 

Les vapeurs recouvrant les bancs de sables blanc;

Vois l’immense fleuve dissimulant sa gloire,

A l’approche du soir, le brouillard sur la Loire.

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2 Commentaires
  1. morwann 1 semaine Il y a

    ça faisait si longtemps que j’avais lu quelque chose d’aussi beau!

    Gloire à la Loire sous votre plume.

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