L’oie et le vautour

Avec une finesse incroyable, lumineuse,

Le bonimenteur exalta quelque désespérance.

D’une escarmouche drôle et d’une main orgueilleuse,

Etala sans noblesse quelque vile insouciance.

Et je vis le con traire avec dextérité

L’âme frêle, son contraire, et y trouver son aise.

Sans une anicroche et avec volupté,

En soufflant sur le coeur, en rallumant les braises

De certains souvenirs enfouis chez la victime,

Il rallia à sa cause, en son beau nid, menteur,

Le pauvre être crédule et consomma son crime,

Extrayant de l’espoir une rare puanteur.

Car il finit, bien sûr, par tout enlaidir…

Génial, à sa convenance, il enveloppa l’âme

De trop douces paroles pour qu’on puisse les fuir.

Je fus témoin farouche du traître épithalame.

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1 Commentaire
  1. Larsenbac 4 ans Il y a

    Quand nécessité fait l’oie, l’aimer c’est la confondre !

    Comédie dramatique ou drame comique, vous avez su habiller la douleur de mots ironiques… 😉

    L@rs

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