L’inox et le rubis

Un toit, une mère, un père dans une terre oubliée
– ce genre de zones agraires qui se finit, maltée,
en flacons distançant les quatre vingts degrés,
où l’on s’aime ignorant, tout en crasses agréées.

De l’humus artisans, parents d’un seul enfant,
ils vivent en se voilant du regard des bonnes gens…
en basses messes, leurs voisins, se murmurent un refrain :
“Ceux là font des gamins à défaillance de chiens !”

Il vivait de pénibles, tout le monde le savait :
“Un môme aussi flexible nous cache quelques ivraies !”
Des volets verrouillés on l’entendait crier…
mais le village entier préférait l’ignorer.

Qu’on condamne sur le fait ces “Si j’avais eu mot…”
car se sont des choses vraies dans des poumons bien faux.
Le scrupule, un théâtre où la cote est mendiée…
et que brûlent dans l’âtre ceux qui l’ont pratiqué.

On retrouva, un jour, au parquet du grenier
les restes du prix lourd de proies par trop ruinées…
sous ce ciel incarnat, des képis, des brebis :
le môme portait aux doigts l’inox et le rubis.

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