L’homme…

Nu masculin – Emmanuelle Barbaras

J’aime le visage d’un homme

Quand ses prunelles scintillent d’envie.        

Par son sourire enjôleur, il me supplie

D’exaucer ses caprices, ses désirs.

Dans mes bras, il s’abandonne.

Il est mon trophée, enfin à ma merci,

Pour quelques instants de plaisir,

Me gratifiant de ses plus beaux soupirs.

J‘aime le visage d’un homme.

Entre mes mains, je révèle ses contours.      

De ci de là, mes doigts font des détours,

Découvrant sur ses longs cils recourbés,

Une minuscule et prisonnière larme givrée.

Une pause s’impose sur l’arête de son nez

Pour achever son périple sur ses lèvres rosées.

J‘aime les yeux d’un homme.

Ils ne me parlent comme personne.

Mon souffle chassera le brouillard      

Dissimulé tout au fond de son regard.

Loin de nous, je l’éparpillerai au hasard.

Lui, le tendre loubard, le grand gaillard,

Ses doutes, ses incertitudes l’accaparent.

Je lui offre une renaissance, un nouveau départ,

L‘amour en cadeau, le plus beau des nectars…

J‘aime les yeux d’un homme,

En myriades de feu d’artifice, ils explosent.

Aucune trêve, aucune armistice

Quand sa belle se métamorphose.     

En actrice, elle se joue de ses caprices,

Lui offrant le plaisir en prémices,

Le sublime et l’ultime délice,

D’une jouissance conquise.

J’aime la bouche d’un homme,

Déposant à profusion des doux mots,

M’embellissant d’une parure de joyaux,                   

Mon plus bel atour, une rivière de bisous,

Un collier d’amour autour de mon cou.

Je l’avoue cela me fait un bien fou,

Je le reconnais, il m’amadoue.

Jaime la bouche d’un homme.

Audacieuse, elle joue son rôle.

Sans détour, elle me provoque.                       

A une friandise, elle me convoque.

Sublime et câline, elle me cajole.

Gredine, tous mes sens s’affolent,

Dansant une endiablée farandole.

J’aime les mains d’un homme,

Douces comme un pinceau de soie,

Caressant la toile immaculée d’un tableau.

Elles ont la légèreté d’une plume d’oie,

Dessinant des arabesques sur ma peau.

J‘aspire à un éphémère instant de repos.

Mais à nouveau, se réveille en moi

La saveur des plaisirs amoraux.

J’aime les mains d’un homme,

A la recherche du bon tempo.

Aériennes, elles jouent du solfège,

De haut en bas, de bas en haut,

Ébauchant la courbe de mon dos,

Déposant sur leur passage, un sortilège.

Alors commence un étrange manège,

Pour me faire danser avec brio,

Sur un enflammé rythme latino.

J’aime le corps d’un homme.

A ma chair, il se cramponne.

Sous mes mains, il frissonne.

Il perd le contrôle mon homme,

Cédant à l’attraction, il s’abandonne.

Enfin, je le croque comme une pomme.

Nos deux corps emmêlés fusionnent.

Une fièvre corporelle envahit sa personne.

Mais que Dieu me pardonne !!!

J‘aime cette complainte qui raisonne

Comme des ondes de plaisir sur mon corps,

Cette supplique qui me dit encore, encore…

Ecrit par Muse31

Le 26 Octobre 2015

Modifié le 06 Mars 2019

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