L’hiver battait la plaine

L’hiver battait la plaine à la quête de proies
Mes amis avaient peur, moi, je mourais de froid
Un gang de parias traqués comme des bêtes
Ça fait des semaines, bien cachés dans les bois,
Qu’on vit, qu’on se traîne, notre cœur plein d’effroi
Echapper aux bandits qui rêvent de conquêtes

Là, remplis de haine, des loups sont aux abois
Au moindre bruit qui vienne, au loin un maître aboie
Est-ce notre destin ? Mourir à petit feu ?
On se nourrit de fruits, pris par de-ci, de-là
Mais complice est le temps qui nous épargne pas
L’autre jour contre un chien, un mulot, fut l’enjeu

Pour la couleur de peau, différence de foi,
De langue ou de coutume on devient hors-la-loi
Et cent, mille abrutis s’en viennent pour te pendre
Tuer femme et enfants, qu’il reste rien de toi
Ils brûlent nos maisons, sans façon, sans émoi
De vivre on n’a plus goût l’envie est de se rendre

De fuir on n’en peut plus ; on a trop faim, trop froid
Les petits sont fourbus, les grands n’ont plus de bras
L’Hiver battait la plaine et je mourais un peu
Entre un chêne et un pin, au sein de ce grand bois
À leurs pieds, cent amis, sont enterrés déjà
Combien d’autres suivront au cri de Dieu le veut ?

© Hami

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