L’Exil

L’Exil

Après avoir vogué sur des vagues furieuses
Je me suis réveillé sur une plage immense.
Derrière moi, la jungle, inconnue, mystérieuse,
Qui étendait ses bras jusqu’où le ciel commence,
Était enveloppée d’une brume paisible ;
Et devant moi, la mer, qui, la nuit précédente,
Ravagée par les vents de bourrasques terribles,
Avait frappé mes os de ses lames cinglantes,
Caressait tendrement mon corps et mon visage
Comme une amante folle, autrefois, l’aurait fait.
En errant tout le long du merveilleux rivage,
Je repensais, songeur, aux terribles méfaits
Pour lesquels, comme un ange, une condamnation
M’avait à tout jamais offert à la Nature :

“Ah, sublime ironie! Mes abominations
M’ont délivré du monde et de sa pourriture!”

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