Les yeux doux d’une dame

Depuis que j’ai croisé les yeux doux d’une dame
dans une rue un soir de spleen et de chagrin
où la vacuité d’être aiguisait une lame
dans mon cœur alourdi d’un ennui souverain ;

Depuis qu’elle a mêlé au mien son regard triste
mais vierge de la boue qui altère l’esprit,
les mains blanches et agiles – on dirait une artiste
ayant, pour mieux créer, le Sublime compris ;

Depuis que j’ai aussi touché sa chevelure
m’inondant de parfums féminins prodigieux
qui venant à mon nez m’offrirent la brûlure
extrême du désir pour son corps mystérieux ;

J’erre comme un damné au milieu d’une ville
endormie dans la nuit d’un cauchemar obscur
où les gens, tourmentés par un but inutile,
dressent tout autour d’eux d’infranchissables murs.

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